
Les Bourses européennes ont fini en hausse modérée mardi, faisant toujours preuve de prudence avant le discours très attendu du président américain Donald Trump devant le Congrès au cours duquel il devrait annoncer ses réformes économiques et sociales."Les marchés attendent des confirmations sur les politiques fiscales et de relance budgétaire" aux Etats-Unis, a constaté Frédéric Rozier, un conseiller de gestion de Meeschaert Gestion Privée.Selon les gérants de Barclays Bourse, les investisseurs "espèrent que les promesses seront tenues car dans le cas contraire Wall Street pourrait corriger et entraîner les indices européens". L'Eurostoxx 50 a progressé de 0,31%La Bourse de Paris a fini dans le vert (+0,28%). L'indice CAC 40 a pris 13,40 points à 4.858,58 points dans un volume d'échanges modéré de 3,4 milliards d'euros. La veille, il avait fini complètement stable (0%) une séance déjà marquée par l'immobilisme. Valeo a reculé de 0,31% à 58,01 euros. Thales a progressé (+3,66% à 93,00 euros). Eurofins a reculé de 2,19% à 403,30 euros. Vallourec a souffert (-4,02% à 5,18 euros). La Bourse de Francfort a timidement progressé. L'indice vedette Dax, qui avait déjà grignoté un peu de terrain lundi, a avancé sur la séance de 0,10% à 11.834,41 points. Le MDax des valeurs moyennes a lui fait du sur-place (+0,01% à 23.365,52 points). Pour l'heure, la banque Commerzbank (+1,28% à 7,20 euros) et le groupe de télévision ProSiebenSat.1 (+1,15% à 37,85 euros) ont bien tiré leur épingle du jeu sur la séance. En revanche, Infineon a fini en bas du tableau, avec un recul de 1,26% à 16,80 euros. Entre ces deux extrémités, Deutsche Börse a repris quelques couleurs (+0,17% à 80,90 euros). Daimler a lui cédé 0,15% à 68,64 euros. Son concurrent BMW a lui limité sa baisse à 0,18% à 84,37 euros. Thyssenkrupp (-0,63% à 23,60 euros) a aussi été à la peine. La Bourse de Londres a terminé en légère hausse (+0,14%). L'indice FTSE-100 des principales valeurs a gagné 10,44 points pour terminer à 7.263,44 points. Babcock International a connu la plus forte hausse au sein du FTSE-100, bondissant de 7,12% à 948 pence. Le groupe de défense BAE Systems a lui gagné 1,94% à 630 pence. Le groupe manufacturier diversifié GKN a gagné de son côté 4,93% à 359,90 pence. Le fournisseur de produits chimiques Croda International a lui aussi bondi (+4,87%). Le groupe de services éducatifs Pearson a grimpé de 2,20% à 674 pence et le géant de la restauration collective Compass de 1,42% à 1.498 pence. L'enseigne de distribution Marks & Spencer a progressé de son côté de 1,76% à 334,80 pence. Parmi les baisses de la journée ont figuré celles de la plupart des compagnies minières, BHP Billiton s'enfonçant de 2,11% à 1.297,50 pence et Rio Tinto de 1,30% à 3.297 pence. La Bourse de Madrid a terminé en hausse de 0,96%, tirée par les banques, l'indice Ibex 35 s'établissant à 9.555,50 points, Parmi les poids lourds, la première banque espagnole, Banco Santander, prenait 1,92% à 5,15 euros. Banco Popular - au cours chahuté ces derniers mois - a repris 3,38% à 36,60 euros. Le groupe de BTP et de services espagnol Ferrovial, actionnaire de l'aéroport de Londres Heathrow, enregistrait la plus forte hausse de la séance (4,31% à 17,91 euros), au lendemain de l'annonce d'un bénéfice net de 376 millions en 2016, en baisse de 47% mais supérieur aux attentes. Seules six valeurs étaient dans le rouge à Madrid, telle le fabricant d'éoliennes Gamesa qui perdait 0,78% à 20,90 euros.La Bourse suisse a terminé en légère hausse. L'indice SMI a pris 0,30% à 8.541,81 points, après une journée sans nouvelle.Les valeurs bancaires étaient bien orientées. UBS a avancé de 0,19% à 15,47 francs suisses tandis que Credit Suisse a pris 0,53% à 15,15 francs suisses.La Bourse de Lisbonne a clôturé en hausse, l'indice PSI 20 s'appréciant de 0,63% à 4.647,90 points, entraîné par la banque BCP qui a bondi de 3,43% à 15 centimes d'euro. Le secteur énergétique a également tiré son épingle du jeu. Le groupe électricien EDP a progressé de 1,11% à 2,92 euros tandis que le groupe pétrolier et gazier Galp Energia a grignoté 0,76% à 13,89 euros. Seul bémol, le réseau électrique REN a cédé 0,11% à 2,63 euros. L'indice AEX des principales valeurs de la Bourse d'Amsterdam a clôturé en hausse mardi de 0,11% à 495,35 points. La Bourse de Bruxelles a terminé en légère hausse de 0,24%, l'indice Bel-20 des principales valeurs s'affichant en clôture à 3.584,13 points. La Bourse de Milan a terminé à l'équilibre, l'indice FTSE Mib perdant 0,01% à 18.913 points. Wall Street finit en baisse La Bourse de New York a fini en baisse mardi, interrompant une série de 12 hausses d'affilée pour le Dow Jones, en attendant le discours de Donald Trump au cours duquel il pourrait détailler le contenu et le calendrier de son programme économique. L'indice Dow Jones a cédé 25,20 points, soit 0,12%, à 20.812,24. Le S&P-500, plus large, a perdu 6,11 points, soit 0,26%, à 2.363,64. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 36,46 points (-0,62%) à 5.825,44 points. Sur l'ensemble du mois de février, le Dow a gagné 4,8%, le S&P a pris 3,7% et le Nasdaq a progressé de 3,75%. Le président des Etats-Unis doit s'adresser après la clôture, à 21h00 locales (02h00 GMT mercredi), aux membres du Congrès et il devrait évoquer ses intentions en matière de fiscalité, de dépenses militaires ou encore de réforme de l'assurance santé. "La vraie question est désormais de savoir jusqu'où va la patience des investisseurs", dit Quincy Krosby, responsable de la stratégie chez Prudential Financial. Les investisseurs ont été encouragés par l'agenda de Donald Trump mais "à un moment ou un autre, le marché a besoin de clarifications. Si vous fondez vos projections de marché sur une politique de croissance et en faveur des entreprises, il faut une réforme fiscale. C'est pourquoi le marché veut entendre que cela reste bien une priorité et que le processus est en marche." Les propos tenus lundi par le président américain, devant un parterre de gouverneurs, sur sa volonté d'engager de "grosses" dépenses d'infrastructures et d'augmenter de 9% le budget du Pentagone, avaient contribué à une petite hausse de Wall Street lundi, le Dow Jones ayant fini sur un nouveau record. La priorité donnée au discours présidentiel a occulté les chiffres révisés du produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre 2016, qui montrent une croissance de 1,9% en rythme annualisé, conforme à la première estimation. Une confiance du consommateur à son plus haut depuis juillet 2001 et des indices de l'activité manufacturière à Chicago et des prix immobiliers en amélioration n'ont pas non plus su inverser la tendance. Priceline monte après ses résultatsL'indice S&P de consommation non-essentielle (-0,65%) a accusé les plus forte baisse sectorielle alors que celui les services collectifs se distingue (+0,94%). Côté baisses, le groupe de grande distribution Target a plongé de 12,17% après avoir annoncé que ses ventes pourraient continuer de baisser cette année. Dans son sillage, Wal-Mart a cédé 1,13%, plus forte baisse du Dow Jones. De même, aux financières, le courtier Charles Schwab a perdu 3,16% après avoir annoncé son intention de revoir ses commissions à la baisse, engagé dans une guerre des prix après une annonce similaire du géant de la gestion Fidelity Investments. TD Ameritrade et E*Trade Financial ont de, respectivement, 10,44% et 7,23%. Le laboratoire canadien Valeant a abandonné 13,94% après avoir fait état d'un bénéfice courant trimestriel meilleur que prévu. Intelsat (-15,16%) a annoncé un accord de fusion avec OneWeb, une coentreprise américaine de satellites soutenue financièrement par Softbank. A la hausse, le voyagiste en ligne Priceline a pris 5,64% après l'annonce de résultats supérieurs aux attentes, grâce à une hausse du nombre de réservations hôtelières. Au moins 11 brokers ont relevé leur objectif de cours sur le titre. Environ 7,9 milliards d'actions ont changé de mains sur les marchés américains, contre 6,9 milliards en moyenne au cours des 20 dernières séances, selon les données de Thomson Reuters En Europe, les Bourses ont terminé en légère hausse, dans un climat de prudence, les investisseurs étant conscients que le discours de Trump peut jouer dans les deux sens. Les rendements des obligations du Trésor à long terme sont tombés à un plus bas d'un mois alors que les rendements à plus court terme ont progressé, les intervenants faisant le pari que la Réserve fédérale américaine pourrait relever ses taux dès le mois de mars, se fondant partiellement sur la courbe des rendements qui est au plus plat depuis le mois de novembre. En fin de séance, des commentaires de deux responsables de la Fed ont déclenché un courant de ventes, le rendement à deux ans ayant touché son plus haut niveau depuis décembre. Les traders sur le marché de taux placent à 57% la probabilité que la Fed relève ses taux à sa prochaine réunion des 14-15 mars, contre environ 31% lundi, selon les données Reuters.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilyas A
Source : www.lemaghrebdz.com