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Les Bourses européennes ont globalement progressé lundi, grâce à de bons indicateurs économiques, seule Milan perdant un peu de terrain après la démission du premier ministre italien Matteo Renzi, sanctionné par un non massif au référendum qu'il avait lancé."L'existence de la zone euro n'est pas pour autant en jeu" et "les crises gouvernementales ne sont rien d'inhabituel en Italie", ont relativisé les analystes de LBBW. De plus, "les sondages avaient correctement prédit l'issue cette fois", a expliqué Connor Campbell, analyste chez Spreadex. Par ailleurs, trois statistiques meilleures que prévu ont encouragé les investisseurs, qui vont maintenant suivre la Banque centrale européenne (BCE) et la probable prolongation de six mois, selon les économistes, de son vaste programme de rachats d'actifs. En zone euro, les ventes au détail sont reparties à la hausse en octobre (+1,1% par rapport à septembre), tandis qu'au Royaume-Uni, malgré les incertitudes autour du Brexit, le baromètre PMI d'activité des entreprises de services a progressé à 55,2 en novembre contre 54,5 en octobre. Les économistes tablaient en moyenne sur une quasi-stabilité, à 54. L'activité dans les services a aussi accéléré plus que prévu en novembre aux Etats-Unis, à 57,2% contre 55,6% attendu et 54,8% le mois précédent, atteignant son plus haut niveau depuis un an. A Paris, l'indice CAC 40 a pris 1% à 4.574,32 points. Le gestionnaire d'actifs Amundi a gagné 3,20% à 47,27 euros, dopé par l'annonce de l'ouverture de négociations exclusives avec l'italien UniCredit pour l'acquisition de Pioneer Investment. Les valeurs bancaires ont terminé bien orientées, à l'image de BNP Paribas (+1,30% à 55,30 euros), Crédit Agricole (+2,41% à 10,86 euros) et Société Générale (+1,72% à 40,90 euros). A Londres, l'indice FTSE a gagné 0,24%, à 6.746,83 points, tiré par les compagnies minières, portées par la montée des cours des métaux de base. Antofagasta a grimpé de 4,90% à 727,50 pence, Glencore a gagné 4,44% à 290,25 pence, BHP Billiton 2,72% à 1.339,50 pence, Anglo American 2,81% à 1.243 pence et Rio Tinto 1,61% à 3.054 pence. Les mines d'or ont au contraire subi la baisse des cours du métal jaune: Fresnillo a fondu de 4,01% à 1.150 pence et Randgold de 3,18% à 5.640 pence. Les banques ont passé une bonne journée. Barclays a engrangé 1,81% à 216,80 pence, Lloyds 1,22% à 58,25 pence, et RBS 2,28% à 197,80 pence, après avoir trouvé un accord de dédommagements avec des actionnaires qui contestaient une augmentation de capital réalisée durant la crise financière de 2008. Le groupe de luxe Burberry a gagné 1,84% à 1.438 pence, un article du Financial Times affirmant qu'il a rejeté plusieurs approches informelles d'acquisition de l'américain Coach. A Francfort, l'indice DAX a engrangé 1,63%, à 10.684,83 points. En tête du palmarès, les grands industriels, BMW (+3,23% à 82,40 euros), Siemens (+3,02% à 109 euros) et Thyssenkrupp (+3,08% à 21,94 euros). Parmi les petites valeurs, Air Berlin a progressé de 1,72% à 0,59 euro, après l'annonce de la vente pour 300 millions d'euros de sa part de 49,9% dans la compagnie autrichienne Niki à Etihad, un pas de plus dans sa restructuration. A Amsterdam, l'indice AEX a gagné 1,08% à 454,47 points. En tête des hausses, le sidérurgiste Arcelor Mittal (+4,91% à 7,52 euros) et l'assureur Aegon (+ 4% à 4,95 euros). Le groupe de télécommunications KPN a au contraire chuté de 1,41% à 2,58 euros. A Bruxelles, l'indice BEL 20 a pris 1,02%, à 3462,74 points. Parmi les treize hausses, l'assureur ING (+2,42% à 12,92 euros). Six valeurs ont fini dans le rouge, dont le groupe pharmaceutique UCB qui a glissé de 1,24% à 58,80 euros. L'indice SMI de la bourse suisse a pris 0,79% à 7.845,68 points, mené par l'horloger Swatch (+4,56% à 311,60 francs suisses), nouveau titre favori des analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Le groupe de luxe Richemont est monté dans son sillage (+2,22% à 66,70 francs suisses). La société biopharmaceutique Actelion a subi des prises de bénéfices (-0,64% à 202,70 francs suisses), après avoir profité ces derniers jours de l'annonce d'un éventuel rapprochement avec l'américain Johnson & Johnson. Givaudan, numéro un mondial des parfums et arômes, a également terminé en repli (-1,23% à 1.768,00 francs suisses). A Madrid, l'indice IBEX a fini en légère hausse de 0,67% à 8.664,70 points, entraîné par CaixaBank, troisième banque espagnole (+3,40% à 2,86 euros), Banco Santander (+1,40% à 4,35 euros) et BBVA (+1,02% à 5,85 euros). Le géant du textile Inditex a pris 1,07% à 31,98 euros et celui des télécoms Telefonica 0,40% à 7,73 euros. Le secteur énergétique était au contraire en berne, à l'instar d'Iberdrola (-0,32% à 5,58 euros) ou de Gas Natural (-0,40% à 16,14 euros), à l'exception de Repsol (+1,18% à 12,91 euros), qui a tiré une plus-value de 24 millions d'euros de la vente de sa participation dans un projet gazier en Indonésie au britannique BP. A Milan, l'indice MIB a cédé 0,22% à 17.050 points, tiré vers le bas par Banco popolare di Milan (-7,91% à 0,29 euro), Banco popolare (-7,44% à 1,84 euro), Mediobanca (-4,24% à 6,44 euros), BMPS (-4,21% à 18,68 euros) et UniCredit (-3,36% à 2,014 euros). En revanche, Fiat Chrysler a bondi de 4,58% à 7,535 euros, tout comme le cimentier Buzzi Unicem (+4,42% à 20,79 euros) et le spécialiste des forages pétroliers Saipem (+3,89% à 0,4408 euro). A Lisbonne, l'indice PSI 20 a fini en hausse de 0,43% à 4.410,81 points, tiré par la bonne performance du distributeur Jeronimo Martins (+2,19% à 14,67 euros). Parmi les autres gagnants, la holding Pharol (+4,17% à 0,17 euro), et les papetiers Semapa (+1,83% à 12,23 euros) et Altri (+1,82% à 3,63 euros). A l'inverse, la banque BCP a perdu 2,82% à 1,12 euro, alors que sa concurrente BPI est restée stable à 1,13 euro.Le Dow Jones signe un recordWall Street a monté lundi, profitant de la résistance de ses homologues européennes face à une actualité à priori négative avec la démission annoncée du chef du gouvernement italien: le Dow Jones a pris 0,24%, battant un record, et le Nasdaq 1,01%. Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 45,82 points à 19.216,24 points, un niveau jamais atteint à la clôture, et le Nasdaq, à dominante technologique, 53,24 points à 5.308,89 points. L'indice élargi S&P 500 s'est adjugé 12,7 points, soit 0,58%, à 2.204,71 points. "On continue à observer une dynamique positive qui fait monter la Bourse lentement mais sûrement", a résumé David Levy, de Republic Wealth Advisors. Wall Street a flambé depuis le début novembre, à la suite de l'élection inattendue de Donald Trump à la présidence américaine, et, malgré une pause la semaine dernière, rien n'a semblé en mesure de la faire revenir sur cette embellie. A ce titre, "le scrutin en Italie n'a pas changé le statu quo, (...) le marché continuant à réagir favorablement à la plupart des actualités", a souligné M. Levy. Les électeurs italiens ont largement rejeté par référendum un projet de réforme constitutionnelle défendu par le chef du gouvernement, Matteo Renzi, qui a fait part dans la foulée de son intention de démissionner, mais les places européennes n'ont pas marqué d'affolement et ont nettement monté, ce qui a contribué à la bonne disposition de Wall Street. "Les inquiétudes sur le référendum italien ne se sont pas vraiment concrétisées, puisque la Bourse commence à s'habituer à ce type d'événements", a avancé Art Hogan, de Wunderlich Securities, faisant référence à l'élection de M. Trump ainsi qu'au vote britannique de juin en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE). Parmi les autres facteurs positifs lundi, il citait la bonne tenue du secteur de l'énergie, les cours du pétrole gagnant encore un peu de terrain après s'être adjugé quelque 15% la semaine précédente dans la foulée d'un accord de baisse de l'offre au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Quant à l'économie américaine, les investisseurs ont aussi pu assimiler l'annonce d'une accélération plus marquée que prévu de l'activité dans les services aux Etats-Unis en novembre, selon un indice publié lundi. "La flambée est de nouveau de mise", a conclu M. Hogan.Apple baisseParmi les valeurs, le géant du commerce en ligne Amazon, qui a dévoilé un concept de supermarché physique où le client n'a plus besoin de passer à la caisse, a pris 2,57% à 759,36 dollars. Le groupe informatique Apple, qui avait laissé percer lors du week-end ses ambitions dans le secteur des voitures autonomes, a perdu 0,72% à 109,11 dollars. Parallèlement, le journal britannique Sunday Times a fait état d'un litige entre le groupe et les autorités fiscales du Royaume-Uni. Les exploitants d'oléoducs Energy Transfer Partners et Sunoco Logistics ont respectivement perdu 1,72% à 33,79 dollars et 1,86% à 22,75 dollars après le rejet par les autorités américaines du tracé controversé d'un pipeline dans le Dakota du Nord. Le groupe parapétrolier FMC Technologies a gagné 0,67% à 56,91 dollars après le feu vert des actionnaires à une fusion avec le français Technip. Dans le secteur des télécommunications, Consolidated Communications a cédé 4,12% à 27,21 dollars après l'annonce du rachat pour quelque 1,5 milliard de dollars de FairPoint Communications, qui a bondi de 10,88% à 18,85 dollars. Le géant du divertissement Disney a avancé de 1,48% à 99,96 dollars après le bon début en salles de son dessin animé "Vaiana, la légende du bout du monde" au cours du week-end.
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