
Les Bourses européennes ont terminé la semaine en très nette hausse vendredi, misant obstinément sur un épilogue à la crise grecque d'ici à ce week-end après des semaines d'incertitudes.Le gouvernement grec a transmis jeudi soir de nouvelles propositions de réformes à ses créanciers, qui étaient examinées vendredi par le Parlement à Athènes. "Dans ses dernières propositions, la Grèce semble se plier aux exigences de ses créanciers", soulignent les gérants chez Barclays Bourse. Ces propositions doivent être étudiées par les créanciers avant d'être soumises samedi aux ministres des Finances de la zone euro, avant un sommet extraordinaire des 28 pays de l'Union européenne convoqué dimanche à Bruxelles. L'Eurostoxx 50 a pris 3,18%. L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a gagné 3,07% à 4 903,07 points, soutenu par les bancaires. BNP Paribas a pris 4,03% à 54,49 euros, Crédit Agricole 3,11% à 13,61 euros et Société Générale 3,65% à 42,45 euros. Plusieurs poids lourds de la cote étaient recherchés: Sanofi a gagné 3,46% à 92,47 euros et Total 2,40% à 44,35 euros.Ubisoft s'est envolé (+12,33% à 16,85 euros) après la publication du chiffre d'affaires en forte baisse mais meilleur que prévu au premier trimestre de son exercice décalé 2015-2016. L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a progressé de 1,39% à 6 673,38 points, grâce au rebond de la Bourse de Shanghai et aux nouveaux espoirs d'accord autour de la dette grecque.En difficultés ces derniers jours, le secteur financier a rebondi: l'assureur Standard Life a grimpé de 4,22% à 452,30 pence, le fonds Schroders de 3,47% à 3 104 pence et le gestionnaire d'actifs Aberdeen Asset Management de 3,43% à 403,60 pence. Dans le secteur aérien, IAG (compagnies British Airways et Iberia) s'est envolé de 3,21% à 531 pence, après la décision de Ryanair d'accepter de lui vendre ses parts dans Aer Lingus. EasyJet a gagné de son côté 2,45% à 1 673 pence, sur fond de bonne tenue générale du secteur du voyage: TUI AG a avancé de 3,66% à 1 077 pence et InterContinental Hotels Group de 3,07% à 2 686 pence.Marks and Spencer a augmenté de 3,36% à 538 pence, Sainsbury de 2,09% à 258,80 pence et Tesco de 0,85% à 207,75 pence. A Francfort, l'indice Dax a fini sur une hausse de 2,90% à 11 315,63 points, après avoir brièvement dépassé les 3%. Parmi les progressions les plus importantes figuraient Deutsche Telekom (+5,04% à 16,38 euros), Bayer (+4,28% à 132,75 euros), Deutsche Bank (+4,09% à 28,53 euros) et le chimiste BASF (+3,90% à 81,69 euros). Seul Volkswagen a fini dans la rouge (-0,02% à 203,40 euros), sa marque Audi ayant vu ses ventes mondiales de voitures progresser de 1,3% seulement en juin à quelque 157 000 unités, faisant moins bien que son concurrent Mercedes-Benz (groupe Daimler).L'indice FTSE Mib de la Bourse de Milan a bondi de 3% à 22 937 points, soutenu par une forte poussée des bancaires.La Toscane BMPS, très chahutée ces derniers jours, a bondi de 8,17% à 1,722 euro et sa concurrente Mediolanum de 4,98% à 7,805 euros. UniCredit a pris 4,16% à 6,135 euros et le groupe CNH Industrial 4,54% à 8,635 euros. Seul titre à contre-courant, Saipem a chuté de 4,44% à 8,185 euros après l'annonce de la rupture d'un contrat en vue de la construction du gazoduc South Stream.A Madrid, l'indice Ibex-35 a grimpé de 3,08% à 11 036,10 points, les bancaires faisant partie des plus fortes hausses.Banco Santander a bondi de 3,75% à 6,48 euros, BBVA de 3,41% à 9,02 euros et Bankia a grimpé de 3,40% à 1,13 euro.Parmi les plus fortes hausses figurait aussi le géant de l'habillement Inditex, propriétaire de la marque Zara, qui a bondi de 3,76% à 29,68 euros. Le Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a bondi de 2,38% à 3 674,60 points. C'est l'opérateur de télécoms Proximus (ex-Belgacom) qui a fini en tête de l'indice vedette (+4,54% à 32,82 euros), suivi de GBL (+3,36% à 74,79 euros) et GDF Suez (+3,11% à 17,25 euros). A l'autre bout de l'indice, le câblo-opérateur Telenet a avancé modestement de 0,73% à 47,75 euros. L'indice SMI de la Bourse suisse a gagné 1,66% à 9 134,18 points. Les financières ont bénéficié de cette embellie, la première banque suisse, UBS, gagnant 1,84% à 20,50 francs et Credit Suisse 2,31% à 26,98 francs. La banque privée Julius Baer a progressé de 3,28% à 53,60 francs, meilleure performance de l'indice. L'opérateur de plates-formes pétrolières Transocean, toujours très volatil, a perdu 5,72% à 13,69 francs. L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a pris 2,43% à 481,39 points. La hausse la plus importante a été enregistrée par la banque ING (+3,87% à 15,18 euros), suivie par le numéro un mondial de la peinture AkzoNobel (+3,62% à 66,73 euros). La Bourse de Lisbonne a pris 3,04% à 5 700,13 points. Les banques BPI (+12,04% à 1,15 euro) et BCP (+4,29% à 8,03 centimes d'euro) étaient parmi les valeurs affichant les hausses plus importantes. Le groupe de BTP Mota-Engil a bondi de 8,49% à 2,49 euros et le groupe Sonae, présent dans la grande distribution, les télécommunications et l'immobilier, a progressé de 4,74% à 1,24 euros. L'électricien EDP a gagné 2,54% à 3,55 euros et le pétrolier Galp 2,12% à 10,62 euros. L'euphorie gagne les marchés Les marchés européens étaient en ébullition vendredi en début d'après-midi, avec un bond des Bourses et de l'euro, les investisseurs se montrant optimistes sur les chances d'un accord entre la Grèce et les Européens après plusieurs jours d'incertitude. "La probabilité d'un accord entre la Grèce et ses créanciers vient d'augmenter sensiblement. C'est précisément ce que semble " jouer " les investisseurs", résument les gérants chez Barclays Bourse. A la clôture, les indices européens ont bondi, la Bourse de Francfort ayant pris 2,90%, Paris 3,07%, Londres 1,39%, Madrid 3,08%, Milan 3,00%, Lisbonne 3,04% et Zurich 1,66%. De même, vers 16h00 GMT/18H00 HEC, l'euro grimpait à 1,1154 dollar, après être passé brièvement au-dessus de 1,12 dollar, contre 1,1036 dollar jeudi vers 21H00 GMT. De leur côté, les taux d'emprunt des pays du sud de l'Europe se sont détendus sur le marché de la dette en zone euro, la Grèce en tête. Après avoir ouvert en hausse, le taux à 10 ans du pays a signé une baisse spectaculaire à 13,583% contre 18,797% la veille sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise. Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Italie a reculé à 2,134% (contre 2,176%), celui de l'Espagne à 2,129% (contre 2,173%) et celui du Portugal à 2,844% contre 2,923%. Athènes a fait jeudi soir des propositions de réformes économiques et sociales, préalable indispensable aux yeux des créanciers (BCE, UE et FMI) au démarrage de négociations sur un nouveau paquet d'aide. Elles doivent être étudiées par les créanciers avant d'être soumises samedi aux ministres des Finances de la zone euro, avant un sommet extraordinaire des 28 pays de l'Union européenne convoqué dimanche à Bruxelles.Une "décision majeure" doit être prise samedi au sujet de la Grèce, a déclaré le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. Le pays souhaite une solution "pour régler" son énorme dette publique, qui atteint 320 milliards d'euros, soit près de 180% du PIB, ainsi qu'un "paquet de 35 milliards d'euros" consacré à la croissance.Pour les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC, les investisseurs saluent les "propositions de réformes de la part du gouvernement grec qui combinent aussi bien une hausse des recettes qu'une baisse des dépenses de l'Etat". Selon eux, "cet équilibre est de nature à satisfaire davantage les créanciers internationaux, crédibilise l'émergence d'un compromis ce week-end et conforte le regain d'appétit pour les actifs européens". Accord sur la GrèceLes taux d'emprunt des pays du sud de l'Europe se sont détendus vendredi sur le marché de la dette en zone euro, la Grèce en tête, les investisseurs tablant sur un accord avec les créanciers du pays. Le marché anticipe un accord sur la Grèce. Il est possible qu'on s'y achemine d'ici dimanche mais il faut attendre encore un peu, note Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis. Après avoir ouvert en hausse, le taux à 10 ans de la Grèce a terminé à 18H00 (16H00 GMT) sur une baisse spectaculaire à 13,583% contre 18,797% la veille sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise. Dans la foulée, le taux de l'Espagne a reculé à 2,129% (contre 2,173%), de l'Italie à 2,134% (contre 2,176%) et du Portugal à 2,844% (contre 2,923%). Les investisseurs se tournent vers les actifs risqués, même si la détente des taux obligataires des pays du sud de la zone euro semble mesurée, après un mouvement plus marqué dans la matinée, observe M. Regnat.Selon lui, il est possible que certains opérateurs aient été freinés par le fait que les taux avaient atteint un niveau assez bas, considérant que ces obligations étaient donc devenues relativement chères. En revanche, les investisseurs se sont détournés de la dette allemande et française, qui font habituellement office de valeur refuge en cas d'incertitude. Le taux de l'Allemagne a progressé à 0,898% (contre 0,719%), tout comme celui de la France à 1,283% (contre 1,208%). Le gouvernement grec a transmis jeudi soir de nouvelles propositions de réformes à ses créanciers, qui sont examinée vendredi par le parlement à Athènes. Cette avancée a fait renaître l'espoir qu'un accord puisse être conclu in extremis pour permettre le maintien du pays dans la zone euro, d'autant que la tonalité de plusieurs responsables européens est positive. Ces propositions doivent être immédiatement étudiées par les créanciers puis soumises samedi aux ministres des Finances de la zone euro, avant un sommet extraordinaire des 28 pays de l'Union européenne convoqué dimanche à Bruxelles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilyas A
Source : www.lemaghrebdz.com