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Les investisseurs de la Bourse de Tokyo seront particulièrement attentifs cette semaine aux chiffres révisés du produit intérieur brut pour le troisième trimestre, après une première estimation faisant état d'une contraction.Les courtiers scruteront demain la publication des chiffres révisés du produit intérieur brut (PIB) pour le troisième trimestre. Ces derniers devraient révéler une croissance nulle, au mieux modeste, selon les analystes. "La seconde estimation du PIB pour le troisième trimestre sera la publication clé de la semaine prochaine", ont prévenu les analystes de Capital Economics. Selon une estimation préliminaire publiée mi-novembre, le PIB japonais a reculé de 0,2% au troisième trimestre, la troisième puissance économique mondiale retombant ainsi en récession. Ce recul intervient un an tout juste après un épisode similaire dans la foulée d'un douloureux relèvement de TVA, nouveau revers pour le Premier ministre Shinzo Abe, qui a lancé fin 2012 une ambitieuse stratégie de relance baptisée "abenomics". Cependant "un bond des investissements des entreprises suggère que le PIB pourrait finalement avoir stagné plutôt qu'avoir reculé de 0,2% comme annoncé lors de la première estimation", selon Capital Economics.Par ailleurs, vendredi, les investisseurs japonais se sont montrés très déçus après l'annonce jeudi par la Banque centrale européenne d'un renforcement de son programme de rachats massifs de dette via notamment une extension de sa durée mais sans augmentation de son montant mensuel. Déception après la BCELa Bourse de Tokyo a fini la semaine en forte baisse, emboîtant le pas à Wall Street et aux marchés européens déçus après l'annonce de mesures de soutien moins importantes que prévu par la Banque centrale européenne (BCE). Le Nikkei des 225 valeurs vedettes a chuté de 2,18% (-435,42 points) à 19 504,48 points à l'issue des échanges, portant son recul sur l'ensemble de la semaine à 1,91%.L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part abandonné 1,80% (-28,92 points) à 1 574,02 points.La séance a été moyennement active avec un peu plus de 2 milliards de titres échangés sur le premier marché. Sur le volet des changes, le dollar se repliait à 122,57 yens, un mouvement défavorable aux titres des groupes exportateurs japonais. A l'inverse, l'euro montait à 134,15 yens, contre 130,70 yens la veille à la clôture, les cambistes ayant tablé sur une offensive de la BCE de plus grande ampleur.L'institution de Francfort a décidé jeudi de baisser son taux de dépôt et de renforcer son programme de rachats massifs de dette, sous forme d'une extension de sa durée et d'un élargissement de la palette de titres.Ces annonces de la BCE et de son président, Mario Draghi, n'ont cependant pas répondu aux attentes, très élevées, des investisseurs, faisant plonger les marchés. "Ils espéraient la magie Draghi, mais ils ont eu à la place un choc Draghi", a commenté pour l'agence Bloomberg News, Mitsuo Shimizu, chez Japan Asia Securities Group. Les places financières tournaient désormais leur attention vers les chiffres de l'emploi américain pour novembre qui, s'ils sont bons, renforceront encore l'hypothèse d'un relèvement des taux de la Réserve fédérale (Fed) dès sa réunion de la mi-décembre. Toshiba et Fujitsu résistent Parmi les 225 composantes du Nikkei, la débandade a été quasi générale: 216 valeurs ont décliné, contre 4 en hausse et 5 à l'équilibre. Les titres vedettes n'ont pas échappé à la sanction: le géant automobile Toyota a lâché 1,72% à 7 692 yens, l'opérateur télécoms SoftBank 2,98% à 6 375 yens et le groupe d'habillement Fast Retailing (Uniqlo) 3,09% à 46 720 yens.Dans l'électronique, Toshiba a cédé 1,07% à 302,3 yens et Sony 2,39% à 3 091 yens. Les deux firmes ont annoncé après la clôture avoir conclu "un accord définitif" en vue du transfert de lignes de production de semi-conducteurs du premier vers le second, une opération qui concerne 1 100 salariés. Selon les termes de cette transaction d'un montant de 19 milliards de yens (140 millions d'euros), Sony va acquérir des installations de Toshiba pour y façonner des capteurs d'images Cmos, un domaine dans lequel il est déjà numéro un mondial. Toshiba a cependant fait mieux que le Nikkei tandis que Fujitsu a carrément évolué à rebours du marché (+2,32% à 646,6 yens) grâce à des informations de presse bien accueillies par les donneurs d'ordres. Selon le quotidien économique Nikkei, Toshiba, Fujitsu et Vaio envisagent de regrouper leurs activités PC dans un contexte de déclin de la demande face à la concurrence des Smartphones et tablettes. Au Japon, la société ainsi formée contrôlerait un peu plus de 30% du marché, juste devant le japonais NEC allié au chinois Lenovo (NEC Lenovo Japan Group), actuellement au premier rang avec une part de 26,3%. A l'étranger, elle pourrait s'appuyer sur la force de Toshiba en Amérique du Nord, celle de Fujitsu en Europe, tout en bénéficiant de la notoriété de la marque Vaio.


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