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Bonne gouvernance, mobilisation des acteurs politiques, économiques et sociaux et valorisation du savoir



Bonne gouvernance, mobilisation des acteurs politiques, économiques et sociaux et valorisation du savoir
La nouvelle politique économique, notion plus appropriée que modèle de croissance, ne saurait se limiter à des extrapolations technico- économiques, fonction des hypothèses et des méthodes de calcul souvent aléatoires, pouvant être remis en cause par des événements exogènes, parfois difficilement prévisibles : par exemple, des tensions sociales avec des augmentations brusque de salaires, l'impact de la crise de 2008, ou du Brexit anglais sur la croissance de l'économie mondiale. Par ailleurs toute politique économique est forcé- ment être mise en œuvre par des acteurs politiques, économiques et sociaux notamment les acteurs acquis à l'esprit des réformes qui trouveront des résistances naturelles face aux tenants de la rente. Ayons une vision positive car la société algérienne est appelée à connaître des recompositions sociales très importantes entre 2016/2025, différentes des anciennes alliances bureaucratiques rentières qui ont atteint leurs limites. Et ces nouvelles mutations auront comme soubassement les enjeux économiques, en fait le nerf de tout pouvoir et seront influencées par des facteurs externes et internes, devant éviter de plaquer des modes d'organisation importés, tenant compte de notre anthropologie culturelle. 1.-La réussite implique d'approfondir l'Etat de Droit et la moralité, garant de l'implication de la société. Si l'expérience historique montre que l'Etat de Droit ne s'assimile pas forcé- ment durant une première phase historique à la démocratie ( expérience du Chili, de la Corée du Sud , de Bismarck en Allemagne ), il n'en demeure pas moins en ce XXIème siècle, que je suis persuadé que seule la démocratisation progressive tenant compte de nos valeurs culturelles, dans tous les domaines de la vie sociale, rompant avec les pratiques néfastes du passé, soit la seule voie de salut pour une Algérie prospère, dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux compte tenu de la métamorphose du monde. Mais que l'on s'entende bien, il y a solidarité entre la démocratie politique, sociale, culturelle et économique. On ne peut se targuer d'être un quart démocrate par exemple, en politique, mais pas en économie, au niveau social et culturel. La démocratie politique suppose la libre action des partis sur la base de respect des idées d'autrui, d'un programme clairement défini. La lutte doit se dérouler sur le plan des idées à mettre en œuvre en cas où l'opposition arrive au pouvoir. Et le pouvoir est le pouvoir et l'opposition est l'opposition. Sur le plan social, le syndicat unique est à jamais révolu. La pluralité syndicale, l'implication de la société civile, à travers leurs organisations économicosociales, est le signe de la vitalit é de toute société par la naissance de nouvelles organisations, nouvelles dynamiques, poussant les anciennes plus conservatrices par définition, au changement nécessaire. La démocratie culturelle implique la reconnaissance des spécificit és culturelles, la refonte de l'ensemble du système socio-éducatif car l'homme, pensant et créateur, doit être le pivot de tout processus de développement s'adaptant au monde en mouvement. Car, le XXIème siècle sera culturel ou ne le sera pas, ce qui serait préjudiciable à l'ensemble de l'humanité. Car l'élé- ment inter-culturalité est la base des échanges, par le combat, contre toute forme de racisme et de diktat de la pensée unique, signe le plus évident de décadence de toute société. La liberté des médias, à travers une concurrence loyale durant cette phase de transition en Algérie, doit être une préoccupation constante, ainsi qu'à un renouveau culturel pour véhiculer le nouveau mode de pensée. La démocratie économique n'est que la traduction de l'instauration de l'économie de marché concurrentielle à base de concertation sociale dans le cadre de l'interdépendance mondialeprojet de société économique qui a l'adhésion de majorité de la population qui aspire à un changement. L'Algérie doit donc s'adapter aux nouvelles mutations géostratégiques politiques, militaires, sécuritaires, sociales et économiques au sein d'un monde en perpétuel mutation. La synchronisation des rôles complémentaires Etat-marché durant cette transition est straté- gique. L'économie de marché véritable ne saurait se limiter à la sphère commerciale mais induit une croissance durable basée sur la production de richesses permanentes tenant compte du bouleversement technologique mondial et de la concurrence internationale, l'Etat Régulateur étant le garant du contrat social. Cela doit se caractériser par la lutte contre tout monopole qu'il soit de type public ou privé. La concurrence doit s'effectuer loin de toute vision de modèle périmée, (d'économie autocentrée stalinienne) par l'entrée de l'Algérie dans le cadre de la division internationale du travail à travers la stratégie tripolaire (ALENA, APEC, Europe via Afrique dont la Méditerranée constitue un sous-segment dynamique) qui se dessine à l'horizon 2020/2030. Pour cela, il y a nécessité de repenser le nouveau rôle de l'Etat Régulateur qui devrait s'adapter à la nouvelle économie mondialisée et aux règles universelles de l'économie de marché, pour se consacrer à sa mission d'encadrement macro-économique, macrosociale, et investir dans certains segments en amont, dont la maturation est très lente. On ne peut séparer la dynamique économique et financière, la dynamique économico- financière et la dynamique sociale, eux mêmes largement influencés par l'internationalisation de l'économie, et si l'on veut avoir une cohérence et une visibilité dans la démarche de toute politique socio-économique fiable loin du statut quo actuel. Cette solidarité des démocraties - en fait de la démocratie, trouvera des oppositions des rentiers, dont le fonctionnement occulte a conduit à la crise multidimensionnelle que l'ensemble de la population vit dramatiquement. Ce qui explique certaines dénaturations, assimilant faussement réformes au bradage de l'économie nationale, et rend urgent l'approfondissement de la réforme globale pour asseoir l'Etat de droit (une véritable justice loin des injonctions), la véritable démocratie et l'adaptation de l'Algérie aux mutations mondiales pour un monde multipolaire. Il s'agit d'avoir une vision stratégique clairement affichée de passage d'une économie renti ère à une économie basée sur le travail et la récompense de l'effort supposant de restaurer l'autorit é de l'Etat selon une vision démocratique. Sur le plan économique, les axes à mener avec énergie comme condition de sortie de la crise, sous réserve de la mise en place des solidarités démocratiques analysées précé- demment sont les suivants : le régime des changes, lié à la fixation de la cotation du dinar, au développement de la sphère informelle et des transferts illicites des capitaux, la libéralisation maîtrisée du commerce, la libéralisation maîtrisée des prix et compensations d'émissions, la rationalisation ciblée des finances publiques, la réforme monétaire et surtout du secteur financier, la réforme de l'entreprise publique, le nécessaire développement du secteur privé, la dynamisation du secteur habitat fondée sur de nouvelles méthodes de construction, sur les économies d'énergie, une réelle transition énergétique reposant sur un Mix énergétique à la politique de l'environnement et des industries écologiques, une nouvelle politique agricole renvoyant à la politique de l'eau dans un pays semi-aride et du tourisme permettant d'importantes économies de devises, une nouvelle politique industrielle reposant sur l'innovation continue (intelligence artificielle, biotechnologies ect..) par la prise en compte de la quatrième révolution industrielle, l'ère mécanique étant dépassée, la mise en place d'un véritable marché du travail , conciliant flexibilité et sécurité par une formation permanente dont le fondement est la réforme de l'école mère de toutes les réformes , tout en protégeant les droits des travailleurs par la mise en place du filet social (lutte contre la pauvreté et assistance sociale aux plus démunis) et enfin l'amélioration des donn ées statistiques et leur uniformisation par la création d'une institution indépendante de planification stratégique sous l'autorit é du président de la république ou du premier ministre. 2.-Cette adaptation aux nouvelles mutations ne doit pas occulter le facteur culturel strat égique dans tout processus de développement. D'une manière générale le savoir avec la stabilit é de l'environnement politique, économique et social sont déterminants selon l'ensemble des rapports internationaux, étant un élément déterminant du développement des Nations au XXIème siècle avec la bonne gouvernance. Comment ne pas rappeler que les grands économistes classiques ont montré que le fondement de la création de plusvalue est le travail et l'intelligence, existant un lien dialectique entre transfert de technologie, le développement et la culture d'une manière générale, devant concilier la modernité et notre authenticité. Le bon management a besoin de ses connaissances et ses compétences (le Knowledge Management) qui stratégique pour chaque entreprise qui veut continuer à réussir.Le management des connaissances s'appuie sur les leviers de succès à savoir , les connaissances incorporées dans les produits et services ;les connaissances et compétences humaines au sein de l'entreprise (le capital humain) ;les connaissances contenues dans les processus (la structure interne) ; la mémoire organisationnelle ; la mémoire transactionnelle et enfin les connaissances en tant que biens immatériels( capital intellectuel). Car face à la pression de la concurrence par l'innovation, au développement de produits surmesure et de technologies de plus en plus complexes, à la production de services de plus en plus personnalisés, le travail demandé aux salariés n'a plus rien d'immédiat. De plus en plus, les directions d'entreprises demandent aux salariés de produire la connaissance de leur propre travail. Cette production de connaissances repose sur des formes d'engagement et d'implication qui font jouer un rôle central à l'initiative, à l'intuition, aux jugements, (la fameuse boîte à outils japonaise source d'innovation par le collectif des travailleurs) mais aussi aux capacités des individus et plus largement aux "savoirs sociaux" Comme le note avec pertinence le sociologue Ian Vásquez, je le cite " cela s'inscrit dans le cadre de la dynamique historique du capitalisme. Les "savoirs sociaux" sapent les bases technologiques, organisationnelles et institutionnelles du capitalisme industriel en opérant de l'intérieur une ouverture radicale de la propriété à des formes sociales d'organisation et de gestion de la production plus ouvertes, plus libres et plus épanouissantes. Cette ouverture traduit la nécessaire rupture avec les formes de gouvernance centralis ées, disciplinaires et mutilantes héritées de l'ère fordienne. ". Aussi, le capital se socialise dans différents dispositifs techno-organisationnels influant dans le rapport des individus au travail. Les enquêtes montrent clairement que cette extension des savoirs sociaux s'accompagne de nouvelles formes de segmentation (qualifi és/non qualifiés ; mobiles/immobiles ; jeunes/vieux ; homme/femme et d'un partage des activités et services qui deviennent de plus en plus marchands (délocalisation avec l'informatique en Inde l'électronique au Japon, Corée du Sud ect….C'est la résultante de la nouvelle configuration de la division internationale du travail, produit de l'évolution du développement du capitalisme, la mondialisation processus historique non encore achevée surtout avec la prise en compte du nouveau défi écologique technologique. Cette approche socioculturelle qui rend compte de la complexité de nos sociétés dont le transfert de technologie en est l'aspect apparent doit beaucoup aux importants travaux sous l'angle de l'approche de l'anthropologie économique de l'économiste indien Nobel Amartya SEN où d'ailleurs selon cet auteur il ne peut y avoir de développement durable sans l'instauration de l'économie de marché concurrentielle et d'une véritable démocratie solidaire qui seule permet à la fois la tolérance, la confrontation des idées contradictoires utiles et donc l'épanouissement des énergies créatrices. C'est que la culture nationale n'est pas figée, mais est évolutive fortement marquée par l'ouverture de la société sur l'environnement englobant l'ensemble des valeurs, des mythes, des rites et des signes partagés par la majorit é du corps social est un constituant essentiel de la culture d'entreprise et du transfert technologique. Les expériences réussies du Japon, des pays émergents comme la Chine et l'Inde montrent que l'on peut assimiler la technologie sans renier sa culture. D'ailleurs le transfert est favorisé lorsqu' existe une meilleure compré- hension des valeurs convergentes et divergentes qui s'établissent entre deux groupes et vouloir imposer ses propres valeurs, c'est établir une relation de domination qui limite le transfert. Aussi, la culture d'entreprise est un sous-produit de la culture nationale et par consé- quent un ensemble de valeurs, de mythes, de rites, de tabous et de signes partagés par la majorit é des salariés et un élément essentiel pour expliquer les choix stratégiques en renforçant les valeurs communes :exemple , les règlement de conduite , les descriptifs des postes, ainsi que par le système de récompense et de sanctions adopté. Pour que les salariés soient mobilisés, pour qu'ils s'identifient à leur entreprise et s'approprier son histoire. Tout cela facilite le transfert de technologie quine doit pas se limiter à l'aspect technique, mais également managériale, organisationnel et commercial devant introduire l''indice de développement humain ou IDH développé en 1990 par l'économiste pakistanais Mahbub ul Haq et l'économiste indien, prix Nobel d'économie Amartya Sen qui traduit l'importance du développement humain incluant le taux de croissance, les performances de l''éducation et de la santé devant à l'avenir inclure le taux de participation de la femme, signe du développement, à la gestion de Cité et des indicateurs environnementaux et démocratiques dont la liberté de la presse et les indices de corruption. Car les enquêtes sur le terrain montrent clairement pour l'Algérie, un niveau scolaire mitigé, ayant plus de chance d'être chômeurs au fur et à mesure que l'on gravite dans la hiérarchie scolaire, des sureffectifs dans les classes et amphithéâtres, des déperditions croissantes du primaire, secondaire au supérieur, une gestion défectueuse des établissements scolaires avec des bâtiments délabrés et un environnement sans âme. A la lumière de toutes les expériences mondiales, il ne peut y avoir aucun développement durable sans la revalorisation de l'élite du pays dont les bienfaits sur toute société ne peuvent se faire sentir qu'à moyen et long terme loin des indicateurs économiques de court terme. A ce titre il faudrait séparer nettement la sphère économique de l'administration et des services collectifs, relevant des outils de la rationalisation des choix budgétaires et non des indicateurs classiques de productivit é valables uniquement pour l'entreprise. Ils sont soumis certes à des logiques à la fois différentes mais complémentaires, le but étant de maximiser la fonction du bien être collectif de la population algérienne. 3.-Ces lignes directrices que j'ai développées depuis plus de 30 ans, impliquent pour paraphraser le langage militaire de distinguer une stratégique clairement définie dans le temps et tactiques des acteurs (les actions conjoncturelles) afin de les synchroniser pour optimaliser l'efficience économique et sociale. Car tout système est mû par la dynamique des groupes sociaux, loin de toute vision mécanique et tout projet porteur est mû par les hommes pensants et créateurs qui sont le pivot de la dynamique économique et sociale. D'où l'intérêt de cerner les différentes composantes sociales, les différents rapports de force, en intégrant les réseaux extérieurs pour pouvoir mener une politique réaliste fonction de nos moyens et proc éder aux corrections nécessaires. Cela implique une concertation et adaptation permanente au temps réel , entre l'Etat , les partenaires sociaux et l'ensemble de la société civile à partir de nouveaux réseaux dynamiques collant avec les réalités sociales pour éviter l'affrontement Etat/citoyens et des tensions sociales inutiles. Cette politique devra être menée par des hommes convaincus, non par opportunisme et aventurisme, car la transparence et le langage de la vérité s'imposent pour une adhésion de l'ensemble des citoyens à la philosophie générale des réformes, dont l'acc élération est la seule voie pour l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés. Et c'est là, que l'on trouve le rôle fondamental de l'Etat garant de la cohésion sociale, lutter contre les disparités régionales à travers une politique d'aménagement du territoire, -base de la décentralisation économique, de l'implication des acteurs locaux et une nouvelle politique de la ville - afin d'éviter ces gigantismes sources de délinquance, de prostitution et cause de surcoût supporté par un transfert d'imp ôts, lutter contre l'exclusion par la conciliation des coûts sociaux et des coûts privés. Il s'agit impérativement de dépasser l'esprit rentier. Déjà entre 1992/1995, dans plusieurs contributions trois articles parues au niveau national ainsi que dans des conférences à Washington, Paris, j'avais propos é une grille de lecture à savoir les liens dialectiques entre l'évolution de la rente pétrolière et gazière, le façonnement de la société algérienne en monopole politique, social et économique, et les différentes logiques de pouvoir entre 1963 et 1994, cette analyse ayant été réactualisée pour la période récentes (voir nos différentes c o n t r i b u t i o n s www.algerie1.com) . La crise, depuis 1986 avec la chute de la rente des hydrocarbures, avait permis de mettre à nu cette logique de la fin de l'Etat- Providence, dont l'aboutissement a été la cessation de paiement et le rééchelonnement en 1994. En juin 2016, l'Algérie dispose d'une aisance financière relative 135 milliards de dollars fin mai 2016). Les exportations hors hydrocarbures ne dépassent pas 5% et sur ce total 70% de dérivées d'hydrocarbures se confinant dans le brut et le semi-brut , une croissance du PIB entre 2000/2015 ne dépassant pas 3% malgré des dépenses monétaires sans précédent , encore qu'il faille ne pas avoir une vision essentiellement négative, beaucoup de réalisations dans les infrastructures et logements, mais avec des surcoûts . Cette politique de distribution de salaires sans contreparties productives avec la faiblesse d'entreprises créatrices de valeur ajoutée a atteint ses limites. Pourtant, l'Algérie, et sans chauvinisme, a les moyens surtout humains pour surmonter la crise multidimensionnelle passag ère à laquelle elle est confrontée. Cela implique l'instauration une véritable société démocratique conciliant son authenticité, l'ouverture sur la modernité. L'Algérie peut être un facteur de prospérité et de stabilité au niveau de la région euro méditerranéenne et africaine, conditionné par une nouvelle gouvernance tenant compte du nouveau monde en perpétuel mutation. Continuer dans l'actuelle voie, sans savoir écouter croyant détenir seul le monopole du nationalisme et de la vérité, conduira le pays vers d'inévitables tensions sociales et droit au FMI, ce qu'aucun algé- rien aimant son pays, ne souhaite. En bref, la réussite de la nouvelle politique économique, implique que le pouvoir bienfaisant ou de bienfaisance inauguré comme contrat politique implicite par les tenants du socialisme de la mamelle afin de légitimer l'échange d'une partie de la rente contre la dépendance et la soumission politique et qui efface tout esprit de citoyenneté active, ce pouvoir doit céder la place à un pouvoir juste, justicier et de justice. C'est la norme du droit qui reprend sa place pour légitimer le véritable statut de la citoyenneté. Car, c'est seulement quand l'Etat est droit qu'il peut devenir un Etat de droit. Quant à l'Etat de droit, ce n'est pas un Etat fonctionnaire, qui gère un consensus de conjoncture, mais un Etat fonctionnel qui fonde son autorité à partir d'une certaine philosophie du droit d'un coté, et à partir d'une assimilation consciente des besoins présents de la communaut é et d'une vision future de ses perspectives.
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