La salle réservée par notre journal à la tenue des forums s'est avérée trop exiguë pour recevoir autant de femmes et d'hommes qui ont contribué à la libération du pays. Grâce à Yasmine Belkacem, Djamila Bouhired et à Ali Haroun qui ont initié cette idée de rendre un hommage au Collectif des avocats qui ont pris la défense des détenus algériens, en faisant venir l'une d'elle : Maître Marie-Claude Radziewsky. L'émotion des retrouvailles pour certains était intense et le déroulement des souvenirs, encore dans la mémoire de tous, intact.
La convivialité était si chaleureuse que certains confrères présents pour poser des questions se sont mis en retrait pour ne pas casser le rythme des retrouvailles et ne rien rater de cette tranche d'histoire, encore peu connue du grand public.
Encore alerte, l'avocate M.-C. Radziewsky se souvient des noms des prisonniers qu'elle avait eu à défendre. Certains sont devenus ses amis. Comme Yasmine Belkacem ou Djamila Bouhired ou encore Maître Miloud Brahimi qui avait de la peine à cacher quelques larmes malgré ses lunettes noires. Chaque anecdote, chaque rappel d'un fait sorti de la mémoire de Marie-Claude était suivi d'applaudissements d'une salle qui avait du mal à retenir son émotion.
Maître Ali Haroun, qui entreprend un travail de recherches sur cet aspect important de l'histoire, est arrivé à recenser près d'une centaine d'avocats français, belges, suisses et bien sûr algériens qui ont donné de leur temps, de leur argent, courant des dangers certains comme introduire des armes en prison, ou une journaliste pour porter son témoignage à un large public. Ceci relève plus que du courage, de la conviction que le combat qu'ils menaient était un combat juste.
Belle leçon d'histoire à renouveler avant que ces derniers témoins n'emportent avec eux des tranches de notre histoire non encore écrite.
O.A
abrousliberte@gmail.com
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Outoudert Abrous
Source : www.liberte-algerie.com