Outre que la Belgique accorde le droit de vote aux étrangers aux élections locales, un bon nombre de Belges, issus de l'immigration, sont candidats au prochain scrutin du 14 octobre.
Le 14 octobre prochain se tiennent les élections communales et provinciales en Belgique. C'est un moment fort de la vie politique belge, tant les communes belges sont investies d'un grand nombre de compétences et de pouvoirs qui rythment la vie de tous les jours. Rappelons que le vote est obligatoire et que la Belgique accorde le droit de vote aux élections locales aux étrangers, y compris ceux des pays non européens. Le scrutin de cette année se caractérise par la présence d'un grand nombre de candidats issus de l'immigration au niveau de tous les partis politiques, de droite comme de gauche ou du centre. A ce titre, la présence de candidatures d'Algériens est non négligeable et se chiffre à quelques dizaines, principalement à Bruxelles et en Wallonie francophone. Mais ce sont les Marocains et les Turcs qui occupent le haut du tableau, en termes de nombre. Par ailleurs, nous remarquons que sept candidats «d'origine étrangère» conduisent des listes (tête de liste) à Bruxelles, contre deux en Wallonie. Quant à la Flandre (Flamands), les candidats étrangers représentent 10 % de l'ensemble des listes. Au-delà de ces quelques chiffres, ce sont les stratégies des partis par rapport à la participation des étrangers qui appellent quelques observations. En effet, au vu de la nature multiculturelle du pays qui accueille plus de 180 nationalités différentes, les voix des étrangers ou belges d'origine étrangère sont décisives dans la conquête du pouvoir local et provincial. Du coup, tous les partis, de gauche comme de droite, se disputent le « recrutement » de candidats d'origine étrangère, particulièrement ceux et celles ayant une visibilité sociale (acteurs de la vie associative par exemple). La compétition entre les partis est telle, que certains observateurs mettent en doute la qualité ou la sincérité des partis, comme celles des candidats. Autrement dit, ce ne sont pas les critères de conviction politique ou de compétences qui prévalent au choix des candidats, mais plutôt leur visibilité publique ou leur popularité. Convoités donc, ces derniers en profitent pour des places convenables sur les listes électorales. Le phénomène est si vrai que l'on constate le passage de certains candidats d'un parti politique à un autre, de la droite vers la gauche, sans aucun état d'âme. Cette transhumance politique de certains candidats, y compris belges de souche, constitue, souvent, le sujet des débats publics ou des éditoriaux de presse. Cependant, et malgré ces quelques « avaries » politiques, la Belgique demeure un exemple en Europe (et dans le monde) pour ses politiques d'intégration et d'assimilation des étrangers. Le débat est d'ailleurs engagé pour la participation des étrangers aux élections régionales et fédérales. Ainsi, la Belgique a une longueur d'avance sur le reste de l'Europe sur la question de l'intégration et de l'égalité des droits civiques et politiques des étrangers. Reste, pour les élections locales du 14 octobre, dont le mandat est de six années, de constater le résultat du scrutin et combien « d'étrangers » seront choisis (élus) et surtout combien seront aux premiers postes des responsabilités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hammedi Bouzina Med
Source : www.lequotidien-oran.com