Le constructeur italien a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu, qui ont porté son cours de Bourse à un plus haut historique. Son positionnement dans le très haut de gamme, qui l'apparente au monde du luxe, le rend imperméable au blues de l'industrie automobile.Les records, Ferrari ne les bat pas que les circuits de Formule Un. Confirmant la très bonne trajectoire de ces dernières années, le fabriquant italien de voitures de luxe a présenté lundi des résultats pour le troisième trimestre supérieurs aux attentes des analystes. Il a révisé à la hausse dans la foulée ses prévisions pour 2019, ce qui a propulsé le cours de l'action à son plus haut historique à la bourse de Milan.
Sur les 9 premiers mois de l'année, la firme au cheval cabré a vendu 7.755 bolides, soit 900 de plus que durant la même période en 2018. Cette croissance compense largement le recul des ventes de moteurs, qui plonge d'un tiers du fait d'une baisse de la demande venant de Maserati (resté dans le giron de Fiat Chrysler). Au total, le chiffre d'affaires sur 9 mois augmente de 8 %, à 2,83 milliards d'euros à taux de change constants, dont près de 400 millions de revenus provenant de l'exploitation de la marque et du sponsoring. Le résultat d'exploitation ajusté passe de 630 à 698 millions.
Objectifs révisés à la hausse
Ces bons chiffres ont poussé Ferrari à prévoir désormais un chiffre d'affaires sur l'année d'environ 3,7 milliards d'euros, contre 3,5 milliards précédemment. Le résultat d'exploitation est lui désormais attendu à 920 millions d'euros environ, contre une fourchette à 850-900 millions auparavant. Autant de nouvelles qui ont ravi les investisseurs. A Milan, l'action a clôturé après une hausse de 6,60% à plus de 153 euros, son plus haut historique. Alors le reste de l'industrie déprime ou angoisse face aux contraintes liées aux émissions de CO2 ou au retournement du marché, l'entreprise de Maranello déjoue la crise sur son marché de niche , qui relève sans doute plus de l'industrie du luxe (le modèle d'entrée de gamme est à 200.000 euros) que de l'automobile.
Ferrari, l'étalon du luxe
Ferrari compte d'ailleurs conforter ce positionnement : l'entreprise a annoncé ce lundi un partenariat avec Armani, autre icône du Made in Italy, afin d'accroître le volume de produits dérivés haut-de-gamme. Une stratégie héritée de Sergio Marchionne, le patron décédé en 2018, qui ambitionnait de transformer Ferrari en authentique marque de luxe. Ces produits dérivés doivent fournir 10 % du résultat d'exploitation dans un délai allant de 7 à 10 ans.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Maghreb
Source : www.lemaghrebdz.com