
Bien avant l'entrée en vigueur de la loi de finances pour l'année 2017, son «application» est déjà de mise avec des augmentations dans les tarifs pratiquées par des transporteurs privés de voyageurs.Mohamed Kebci- Alger (Le Soir) - En effet, nombreux sont les transporteurs privés de voyageurs et chauffeurs de taxi qui ont revu à la hausse leurs prestations, mettant en avant les hausses des prix des carburants que la loi de finances pour l'année prochaine, pas encore en vigueur, consacre.Des augmentations que le ministre des travaux publics et des Transports qualifie «d'illégales» et devant lesquelles son département «ne restera pas les bras croisés».Répondant, avant-hier jeudi, à une question orale à ce sujet, d'un membre du Conseil de la nation, Boudjemaâ Talai n'a pas été par trente-six chemins pour promettre de «punir» les auteurs de ces contraventions. «Des mesures coercitives fermes contre les transporteurs privés qui augmentent les tarifs de transport» seront appliquées, a-t-il soutenu, expliquant que «le coût du carburant pour les tarifs de transport ne dépasse pas 7%». Et de rappeler que «toute augmentation dans les tarifs des transports est assujettie à des débats préalables entre les différents intervenants du secteur (gouvernement-transporteurs-syndicats) qui tiennent compte du pouvoir d'achat du citoyen et des droits des transporteurs privés, rappelant que la hausse ne dépassait pas 10% par rapport à l'ancien tarif». Autre précision de Talai, «toute augmentation de plus de 10% exposait ses auteurs à l'application de la loi, soit par la mise en fourrière des véhicules ou le retrait définitif du permis d'exploitation en cas de récidive», en appelant à l'intensification des opérations de contrôle et au civisme du citoyen dont il est escompté la contribution aux opérations de régulation et d'organisation du secteur, en avisant qui de droit de tout dépassement dont les augmentions anarchiques dans les tarifs. Et au ministre des travaux publics et des transports de préciser, dans ce cadre, que les tarifs du transport public urbain et suburbain restaient inchangés. Des moyens de transports publics dont l'utilisation est en nette croissance, relève-t-il, soutenant, dans ce sens, que «20 millions de passagers utilisent le métro, 13 millions le tramway et 7 millions recourent aux bus de l'Etusa».S'exprimant à la même occasion, le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales a, une fois de plus, rappelé que la carte d'immatriculation électronique qui entrera en vigueur en 2017, comporte un numéro d'immatriculation national unique similaire à celui de la carte nationale d'identité et une puce contenant toutes les informations relatives au véhicule. Ce numéro à «six chiffres et lettres unifiées sans aucune relation avec les informations personnelles du propriétaire du véhicule ou de son lieu de résidence» est attribué dès la première année de mise en circulation du véhicule, et «ne changera pas, même en cas de vente du véhicule à une personne résidant dans une autre wilaya», a encore expliqué Noureddine Bedoui.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com