Aux difficultés entravant le décollage économique en dehors des hydrocarbures, l'Algérie connaît depuis quelques années l'enchaînement des scandales. Des scandales qui ont touché plusieurs secteurs. Les programmes de développement économique dotés d'importantes enveloppes financières lancés, notamment dans le cadre du quinquennat 2010-2014, n'ont pas attiré les investisseurs dans les secteurs productifs et à hautes valeurs ajoutées. Mais cet argent puisé de la rente pétrolière n'a fait qu'ouvrir l'appétit des fraudeurs, des corrompus et corrupteurs.
Ces détournements et malversations ont coûté cher à l'économie nationale et ont dévoilé les lacunes en matière de gestion Il y a eu en effet une série d'affaires lourdes des qui ont touché plusieurs secteurs tout au long de ces trois dernières années.
De l'agriculture à l'énergie passant par les services. Voilà qu'en 2013, l'année qui précède la fin du quinquennat 2010-2014, le scandale Sonatrach revient pour défrayer encore une fois, sous une autre forme, la chronique sans que la lumière soit faite sur la précédente affaire ni sur d'autres dossiers similaires dans d'autres entreprises, notamment les banques qui sont également frappées de plein fouet par les détournements, dont le plus récent celui de la Banque extérieure d'Algérie (BEA).
Une affaire impliquant un salarié de la banque dont les rouages sont à élucider.
Il ne faudrait pas s'étonner si prochainement on dévoile d'autres scandales. La corruption a fini par s'ancrer dans les habitudes des gestionnaires, des simples salariés, des agents communaux et autres catégories de salariés. Ajouté ce labyrinthe dont lequel tourne l'économie nationale, les faux diplômes universitaires délivrés avec la complicité des uns et des autres. Inadmissibles et alarmantes toutes ces affaires qui éclatent dans un pays où la justice ne joue pas encore le jeu de la transparence. Il ne suffit pas de rompre le silence mais d'agir dans l'urgence avec les mécanismes adéquats. A force d'avoir nourri la corruption, l'économie est tombée dans un piège d'où la sortie nécessite des décisions fortes et courageuses.
S. I.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Imadalou
Source : www.latribune-online.com