Qui est responsable des échecs successifs des sportifs algériens, exception faite de la médaille d'or de Taoufik Makhloufi que d'aucuns considèrent comme l'hirondelle qui ne fait pas le printemps ' La question mérite d'être posée au vu des résultats en deçà des attentes des athlètes algériens engagés dans les récents Jeux olympiques de Londres, où l'Algérie n'a figuré au classement des médailles que grâce à l'exploit sensationnel et inattendu d'un seul athlète que nul n'attendait à ce niveau. Depuis que Morceli, Boulmerka et autres Benida-Merah ont rangé leurs pointes, les médailles se font rares, car non seulement l'Algérie ne produit plus des champions de leur trempe, mais n'arrive pas à gérer ceux dont le potentiel pourrait leur permettre d'atteindre des niveaux similaires. En effet, le problème réside dans la gestion du sport national, dont les résultats durant cette dernière décennie sont loin d'être à la hauteur des moyens financiers dégagés par l'Etat pour ce secteur. Les pouvoirs publics réservent des budgets conséquents à ce secteur, mais en vain. Nous sommes loin de la période où les contrats-programmes des sportifs de haut niveau étaient gérés minutieusement avec une exigence de résultats pour justifier les fonds perçus pour se préparer à un événement. Il faut responsabiliser tout un chacun, par un contrôle rigoureux à tous les niveaux, associations sportives, ligues et fédérations pour que tous rendent compte des fonds qu'ils ont eu à gérer. Fini le temps où ces structures étaient perçues par les pseudos bénévoles qui postulaient aux postes de membres des bureaux exécutifs et présidences, comme des agences de voyages, parce que le sport algérien a atteint un seuil critique nécessitant l'assainissement de ses structures. À Athènes, en 2004, l'hymne national n'a pas retenti, tout comme à Pékin, en 2008, malgré les médailles d'argent et de bronze d'Amar Benyekhlef et Soraya Haddad. Si Taoufik Makhloufi a sauvé la face à Londres, faut-il, cependant, continuer sur cette voie qui voit le sport national régresser d'année en année ' Assurément non ! L'heure est venue pour revoir de fond en comble ce secteur, qui demeure la source de joies populaires incommensurables lorsque le drapeau algérien flotte sous d'autres cieux. n
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Merzak Tigrine
Source : www.liberte-algerie.com