Après les déclarations du nouveau PDG de Mobilis sur le rôle de régulateur du marché de l'Arpt, c'est au tour de Nedjma de souligner que ce rôle est « indispensable pour « pallier le déséquilibrage actuel du marché ». Nedjma en profite pour dénoncer une position dominante de Djezzy qui refuse de commenter. La balle est dans le camp de l'ARPT.
La question de la position dominante de Djezzy refait surface à la faveur de la sortie médiatique du nouveau PDG de Mobilis. Saad Dama, récemment nommé à la tête de l'opérateur public, avait confié samedi à l'Agence de presse officielle que l'intervention de l'ARPT (Autorité de régulation de poste et des télécommunications) était souhaitable pour que Mobilis puisse atteindre l'objectif de 45 % des parts de marché avec l'investissement de 2 milliards de dollars engagé à l'horizon 2016. « L'objectif de Mobilis en termes de parts de marché est possible à atteindre notamment si l'autorité de régulation intervient, comme cela se fait de par le monde pour équilibrer le marché et empêcher la domination de l'un des opérateurs », avait-il indiqué à l'APS. L'opérateur Nedjma relance sur ce thème et n'hésite pas à désigner nommément Djezzy. L'opérateur étoilé qui a sollicité depuis 2007 «l'adoption par l'ARPT de mesures réglementaires destinées à assurer le rééquilibrage du marché de la téléphonie mobile » affirme partager « avec Mobilis ses déclarations officielles qui soulignent que l'intervention de l'ARPT est un élément clé de sa stratégie globale dans la mesure où elle est indispensable pour pallier le déséquilibrage actuel du marché ». « Le rééquilibrage du marché permettra en effet de garantir les conditions d'une concurrence loyale et empêchera tout abus de position dominante, position occupée par Orascom Telecom Algérie depuis 2002 », souligne un communiqué de Nedjma rendu public aujourd'hui
Position dominante ou pas '
Comment l'ARPT devra-t-elle intervenir ' Le régulateur, le premier concerné par cette sollicitation de Mobilis et Nedjma est resté injoignable. Pour ll'expert Ahmed Hamoui et conseiller chez Wataniya Télécom Algérie (WTA), contacté par Maghreb Emergent, l'Autorité devra prendre des mesures similaires à celles contenue dans sa décision numéro 14 du 22 avril 2007 portant régulation des tarifs de détail d'Orascom Telecom Algérie (OTA) jusqu'au 31 décembre 2008. Selon cette décision, OTA était tenu de soumettre à l'ARPT, préalablement à sa mise en application, toute nouvelle offre tarifaire (offre de base, offre promotionnelle de produits ou de services), accompagnée des informations adéquates sur les répartitions de trafic permettant à l'ARPT de vérifier qu'elle n'est pas préjudiciable aux concurrents, à savoir Nedjma et Mobilis. Il s'agissait alors de faire face aux comportements, en matière de tarifs, de l'opérateur dominant qui pouvaient porter atteinte à la concurrence. « OTA refuse toujours d'appliquer cette décision malgré les injonctions du Conseil d'Etat qui a rejeté son recours », a-t-il précisé. Djezzy est, selon lui, toujours en position dominante car son chiffre d'affaires en 2011 est supérieur à la somme des chiffres d'affaires des deux autres opérateurs de téléphonie mobile. Certains observateurs ne soutiennent pas cette logique et pensent que Djezzy n'est pas en position dominante tant qu'il ne dicte pas sa loi au marché. L'Arpt n'était pas joignable. Djezzy n'a pas souhaité faire de commentaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ferhat Yazid
Source : www.maghrebemergent.info