
Les prix de certains produits alimentaires ont connu ces derniers jours une flambée vertigineuse sur le marché. Cette hausse excessive des tarifs a surpris plus d'un au niveau des différents marchés répartis à travers le territoire national.L'exemple de l'ail est illustratif. Ce produit agricole est proposé à 1 400 DA le kilogramme sur les étals. Les commerçants expliquent cet envol des prix par la faiblesse de l'offre, l'Algérie ne produisant pas en quantités suffisantes.La production nationale, avoue un commerçant, ne satisfait que 30% de la demande locale. Le reste des besoins nationaux est assuré par l'importation en provenance notamment de la Chine. Pourtant, à une certaine époque, il existait un fort potentiel pour la production de l'ail surtout dans les wilayas de Mila, de Skikda, la région des Hauts-Plateaux. Celles-ci assuraient non seulement la couverture des besoins du marché domestique mais pouvaient même exporter.Une grande quantité d'ail algérien a été, faut-il le rappeler, exportée en Europe en mars 2011.Les restaurateurs des pays européens ont toujours apprécié ce produit qui conserve une saveur et un goût inégalés, puisqu'il est produit en mode bio. "Les grands chefs cuisiniers l'ont souvent exigé de leurs fournisseurs", avait précisé un responsable qui avait souligné que "ce sont plus de 30 000 tonnes d'ail qui sont exportés vers la France, l'Espagne, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, les pays du Bénélux, le Royaume-Uni, la Suède et même la Russie". L'ail avait été cédé à 90 centimes d'euros le kilogramme. Mais depuis trois ans, ce produit maraîcher se fait de plus en plus rare sur le marché algérien. La faute incombe essentiellement aux pouvoirs publics qui ont laissé le champ libre aux opérateurs d'aller à l'étranger afin d'approvisionner le marché national.Au lieu d'utiliser les crédits dont ils ont bénéficié dans la plantation de cette liliacée (plante) aux multiples vertus, ces importateurs ont préféré son introduction à partir de quelques pays étrangers.Il s'agit de la Chine qui couvre 70% des besoins du marché mondial, de la Corée du Sud, de l'Espagne, de la Russie, de l'Inde et de l'Egypte. Or, la qualité et la saveur de cet ail importé laissent à désirer, relèvent à l'unanimité les consommateurs. Outre le manque de cet aliment sur le marché, la dévaluation du dinar a également concouru à l'augmentation de son prix.À tous ces paramètres, il y a lieu de prendre en compte aussi sa demande qui ne cesse d'augmenter d'année en année d'autant plus que les laboratoires de recherche prouvent ses bienfaits sur la santé. Une aubaine pour les spéculateurs, à l'origine, eux-aussi, de cette hausse des prix. Reste à savoir si l'expérience lancée par l'Institut technique des cultures maraîchères et industrielles de Hassi-Bounif pour le développement de la culture de l'ail à Oran, en collaboration avec des experts sud-coréens, aboutira à des résultats concluants. Ces spécialistes ont pour projet de développer une sélection de 9 variétés cultivées dans plusieurs régions du pays. B. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badreddine KHRIS
Source : www.liberte-algerie.com