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Absentéisme, manque d'encadrement, retard dans la distribution des manuels scolaire...: Les premiers couacs de la rentrée



Absentéisme, manque d'encadrement, retard dans la distribution des manuels scolaire...: Les premiers couacs de la rentrée
«Ça y est : c'est fait ! Depuis ce matin (hier, ndlr), c'est la rentrée ! J'ai retrouvé tous mes amis. (?). Allez, ça y est, c'est parti. Pour une année, Youpi !» Comme le disait si bien la poétesse pour enfant, Fabienne Berthomier.Est-ce vraiment un Youpi cette rentrée ' Ou a-t-elle été un «flop» ' Les avis sont mitigés, mais les constats parlent d'eux-mêmes. Les premiers couacs de cette rentrée scolaire 2017-2018 sont déjà là. Fixée pour, hier, ce ne sont pas tous les 9 millions d'élèves, tous palier confondus, qui ont rejoint les bancs des écoles. Nombreux sont les établissements qui ont affiché un taux d'absentéisme record pour ce début d'année. Des élèves qui ont préféré décaler le jour de la rentrée pour dimanche prochain, qui marque le début de la semaine. Sur le plan pédagogique, ce n'est pas la joie également. Presque toutes les écoles du territoire national sont en surcharge, ce qui ne permet pas l'assimilation des programmes pour la majorité d'entre eux. L'absentéisme des enseignants a été également constaté. Les deux mois de congé ne semblent pas leurs suffire. Sans parler des nouveaux enseignants. Certains d'entre eux, pour ne pas généraliser, ne veulent pas de leur gré rejoindre les établissements scolaires, sous prétexte de l'éloignement des écoles de leurs lieux de résidence. Vient ensuite, la non disponibilité des nouveaux manuels scolaires au niveau des écoles dans, notamment, certaines wilayas du Sud. Alors que la distribution des livres scolaires devait débuter le 1er aout dernier. Ce qui interpelle le plus, c'est que la directrice de l'Education de la wilaya de Bel Abbes a été relevée de ses fonctions par le wali lui-même. Selon Boualem Amoura, porte parole du SATEF, «cette directrice a refusé de faire passer le fils du wali à la classe supérieure, comme il n'avait pas pu obtenir la moyenne requise. Soit 10/20» affirme-t-il, avant d'ajouter : «le wali a par représailles relevé la directrice de l'éducation de Bel Abbes de ses fonctions. Et le ministère de la tutelle ne s'est même pas donné la peine d'ouvrir une enquête sur cette affaire». Plusieurs établissements scolaires situés au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, sont sans directeurs. On se demande comment peut-on gérer une école sans un directeur. Mais il n'y a pas que cela. Des associations de parents d'élèves de la même wilaya ont alerté sur l'état de détérioration et d'insalubrité des écoles primaires de plusieurs localités de la ville. «Les classes sont très sales et poussiéreuses. Nos élèves ne peuvent même pas s'assoir sur les bancs. L'état des sanitaires est déplorable ' Sans parler des odeurs nauséabondes résultant du manque d'hygiène» témoigne-t-on. Tout cela et d'autres soucis sont signalés, dont le manque de classes préparatoires et celles des enfants aux besoins spécifiques dans les écoles primaires.Benghebrit droit dans ses bottesEn dépit des assurances de la ministre de l'Education Nationale, Nouria Benghebrit, qui annonçait «une année réussie», beaucoup de points noirs ont entaché cette rentrée. La mobilisation extrême des services du ministère de la tutelle ainsi que des travailleurs du secteur de l'Education, pour cette occasion ne s'est vraiment pas fait ressentir. Cette dernière qui a choisi le sud du pays, Ouargla, pour donner le coup d'envoi de cette année scolaire, a mis l'accent sur «le renforcement du rôle de l'administration et de l'action éducative». La ministre a mis en exergue le rôle de l'école dans la consécration de la culture du civisme et de la tolérance. «Une école citoyenne et de qualité ne saurait être sans des enseignants compétents et bien formés», a-t-elle soutenu. A cette occasion Benghabrit a tenu à souligner l'importance de la formation continue des enseignants, ainsi que le renforcement du professionnalisme des fonctionnaires. Enfin Benghebrit a tendu la main aux partenaires sociaux afin qu'ils contribuent dans le cadre du dialogue serein à hisser l'école algérienne au plus haut rang. A ce propos, elle a souligné l'importance du «dialogue et de la communication dans le cadre de la complémentarité, de la coordination et du respect mutuel». «Le dialogue social responsable et continu est l'une de nos priorités pour assurer un climat serein favorisant de meilleurs résultats scolaires», a-t-elle estimé.
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