Mila - A la une

À son tour, Gourcuff encourage à «investir dans le temps»



À son tour, Gourcuff encourage à «investir dans le temps»
Le Premier responsable de la barre technique des Verts ne s'en cache pas. «Les résultats ne correspondent pas à nos espérances. On est allé là-bas (Guinée Equatoriale, Ndlr) pour le titre et on est forcément déçu que ça setermine en quarts» a-t-il reconnu avec amertume. Décidément, la défaite face aux «Black Stars» lors du second match a du mal à passer pour coach Gourcuff qui regrette toujours le but encaissé dans les dernières secondes contre le Ghana qui «aurait permis d'éviter la Côte d'Ivoire».Beaucoup d'éléments ont fait que l'Algérie a pris la porte juste après un premier tour assez poussif selon de nombreux observateurs.Cependant, l'ancien entraîneur du FC Lorient a relevé une amélioration dans le jeu de son équipe non sans noter l'incapacité de sa troupe à «donner du rythme au jeu. Notamment face à l'Afrique du Sud». D'après lui, c'est sur le plan défensif que les coéquipiers de Nabil Bentaleb «n'ont pas donné toutes les garanties en ne jouant pas suffisamment haut en raison du profil des joueurs qui composaient la dernière ligne», mais il n'a, toutefois, pas voulu faire decritiques individuelles. En parlant d'individualités justement, tout le monde s'est interrogé sur Abdelmoumen Djabou qui n'a pas joué la moindre minute lors du tournoi. «C'est un joueur qui a beaucoup de qualités, mais le foot n'est pas seulement des gestes techniques car il y a d'autres exigences à ce niveau», a rétorqué le conférencier lorsqu'un journaliste lui a demandé des explications quant au fait de préférer un Feghouli, dont les «prestations n'étaient pas convaincantes», à l'ancien sociétaire de l'ES Sétif.Pour le successeur de Vahid Halilhodzic, c'est «le talent qui fait la différence à ce niveau et Brahimi et Feghouli étaient en mesure de faire basculer une partie, à n'importe quel moment du match, s'ils étaient au top de leur forme physique». C'est vrai que, à ce moment-là, on a ressenti une certaine contradiction dans ses propos. Néanmoins, Gourcuff a, par la suite, tenu à préciser que dans le rapport qualité entre les joueurs formés de l'autre côté de la Méditerranée et ceux qui ont fait leurs classes ici en Algérie il n'y a vraiment pas photo.«Il y a quand même un décalage considérable, les exigences sont différentes.Dans toutes les sélections africaines d'ailleurs, il y a trop peu de joueurs locaux. L'évolution du football algérien dépend du développement du joueur local», a souligné cet homme qui est si physique en matière de formation. En témoignent ses 25 ans passés à la tête des Merlus.Gourcuff défend la préparation et loue BougherraPour revenir à la période pré-CAN, l'équipe nationale avait fait le gros de sapréparation au Centre Technique National (CTN) de Sidi Moussa. Un lieu quebeaucoup ont contesté car les conditions climatiques en Algérie et en GuinéeEquatoriale ne sont pas similaires. Certains ont même voulu avancer le lieu choisi pour préparer la compétition comme raison de cet échec. «Il n'y a pas une virgule à changer. La préparation a été pensée et impeccable. L'aspectscientifique et l'adaptation ont été pris en considération», a lâché l'entraîneur français.Une réponse claire et nette. Il faut reconnaître que certains joueurs ont paru émoussés sur le plan physique à l'instar de Sofiane Feghouli qui n'avait pas les jambes de feu de la Liga. Si le Valencian a été décevant ou, du moins, pas à la hauteur des attentes (il aura tout de même fait deux passes décisives), Madjid Bougherra n'a laissé personne indifférent à ses prestations. Même Gourcuff a été épaté par l'ancien joueur de Glasgow Rangers qui a disputé sa dernière compétition officielle avec la tunique algérienne. «Je tiens à saluer et rendre hommage à Madjid Bougherra qui est un joueur exemplaire depuis que je suis avec la sélection. Sur le plan de l'état d'esprit mais sur leterrain aussi. Il n'était pas forcément programmé pour jouer titulaire mais quand j'ai fait appel à lui il a répondu présent. C'était une sortie qui est à l'image de sa carrière avec l'équipe nationale. C'est un joueur qui aura marqué la sélection et était impeccable dans son parcours», a-t-il reconnu. Des mots vibrants et pleins d'admiration pour le «roc» de la défense qui a dédié onze années de sa carrière au service du bataillon. Le départ de «Magic» sera certainement difficile à combler dans un secteur de jeu qui doit être rajeuni. Désormais, le driver des huitième-de-finalistes de la Coupe du Monde «cherche de la vitesse derrière» pour concrétiser son projet de jeu et exploiter parfaitement ce fameux 4-4-2 flexible qu'il affectionne tant.Les candidats seront d'ici ou d'ailleurs ' Tous les indices mènent à dire que le renfort et le salut viendront, encore une fois, d'en dehors des frontièresalgériennes (certains parlent de Belkaroui qui évolue au Club Africain). Le championnat national et le label local n'ont pas vraiment convaincu le sélectionneur. Ce dernier trouve qu'il y a «un décalage entre ce qu'il pensait quand il est arrivé et la réalité de la balle ronde au pays». Pour lui, «les choses ne peuvent pas s'améliorer lorsqu'il n'y a pas de stabilité. La fédération a un impact très limité sur les clubs et c'est aux dirigeants de faire en sorte que les entraîneurs restent en poste le plus longtemps possible».La solution reste donc simple : investir dans le temps. En tout cas, le Breton en aura pour aller au bout de son projet avec les Fennecs et relever les nouveaux défis qui se profilent. À lui de prouver qu'il a mérité cette confiance que le président de la FAF a placée en lui.M. T.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)