Des familles sinistrées, suite au tremblement de terre qui a secoué la région de Mila le 7 août dernier, continuent de prendre leur mal en patience faute d'une prise en charge de la part des autorités.Six familles, issues du quartier éprouvé d'El-Kherba El-Ouliya, passent, depuis, les nuits à la belle étoile, dans le voisinage de leurs habitations qui menacent ruine.
Les ménages concernés ont organisé, lundi passé, un rassemblement de protestation devant le siège de la Wilaya, pour exprimer leur colère. En effet, les mères de famille approchées sur les lieux de la protesta affirment n'avoir reçu aucune forme d'aide de la part des instances de la Wilaya, depuis le fatidique vendredi 7 août qui les a jetées à la rue. L'une d'elles, professeur au collège, dira : «Aucun responsable n'est venu s'enquérir de notre situation, nous sommes livrées à nous-mêmes ; nous passons, en compagnie des autres familles, nos nuits dehors de crainte que nos habitations, fortement éprouvées par le tremblement de terre ne s'effondrent.»
Notre interlocutrice souligne aussi que la plupart des habitations sont classées rouge, autrement dit inhabitables. Elle affirme qu'aucune des parties compétentes n'est venue les chercher pour, temporairement, les loger, à l'instar d'autres foyers dans la même situation qui occupent des centres de transit mis en place par les autorités.
Evoluant dans des conditions intenables sur un terrain vague où elles ont élu domicile depuis plus de trois semaines, ces familles revendiquent l'intervention immédiate des responsables locaux pour les extraire de «cette misère». «Imaginez notre vie dehors, sans eau, ni gaz, ni électricité. Est-ce raisonnable '», nous diront-elles. Les protestataires revendiquent, en outre, l'accès aux résultats de l'expertise réalisée sur le sol de leur quartier pour savoir si elles peuvent lancer des travaux de restauration ou non : «Que les responsables nous disent si le quartier est encore habitable, pour qu'on commence à réparer nos maisons, ou si on doit chercher où crécher».
Rappelons que le tremblement de terre, d'une magnitude 4,5 degrés sur l'échelle de Richter, qui a ébranlé la région de Mila, le 7 août dernier, a éprouvé plus de 600 familles, dont une majorité issue du quartier d'El-Kherba, sur les hauteurs de la ville de Mila.
Kamel Bouabdellah
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : LSA
Source : www.lesoirdalgerie.com