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5 Octobre, qu'en reste-t-il '



5 Octobre, qu'en reste-t-il '
Si Béjaïa est la ville des chandelles depuis des lustres, cela fait moins de 25 ans qu'une énième chandelle est éteinte pour manque d'entretien, érigée à Amriw. Un rond point dédié à la culture, mais aussi à la contestation populaire.La bougie, 'uvre d'un artiste de la région comme il y en a tant, n'illumine plus ! Maintes fois déplacée et ses fils forcément débranchés, et sa lampe n'a pas été échangée. Allez savoir pourquoi. Le 5 Octobre est à Béjaïa le souvenir macabre d'une lutte trahie pour les cinq martyrs, Kheloufi, Arezki, Deba Mahmoud, Bouaoudia Athmane, Temassine Abdelhamid, Ouali Nacer, mais surtout pour de nombreux blessés qui traînent encore des balles dans leurs corps frêles, esprit malade pour des jeunes à la cinquantaine désormais. Qui ne veulent pas lâcher du lest. C'est le 25e anniversaire ... «Rien n'a changé, disent-ils, mais nous sommes là.» «Il n'y aura pas de solution politique ni de paix civile sans la reconnaissance officielle du 5 Octobre 88», revendique l'Association des victimes et des blessés du 5 Octobre 88 qui organise les 4 et 5 octobre prochains une manifestation sur l'esplanade d'Amriw. Une conférence, une gerbe de fleurs de ces blessés handicapés qui observeront une minute de silence. La 25e à la mémoire de leurs amis tombés pour un certain automne 88 réclamant la démocratie. Celle-ci est là, mais point de statut pour les victimes qui refusent d'être assimilés aux «accidentés du travail». B. M. O.
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