Plus de 40 projets ont été engagés en 2018 et en 2020, dans huit communes pilotes pour le renforcement du rôle de la société civile dans le processus de gouvernance concertée et dans le développement local et économique. Une rencontre d'évaluation pilotée par le programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local (Capdel) a été organisée hier lundi, à Alger, pour établir un premier bilan de l'impact de ces projets associatifs sur le développement durable des régions concernées.Le Capdel a financé près de quarante projets associatifs de développement local au niveau des communes pilotes. Le directeur national du programme Miclat, Mohamed Dahmani, a indiqué en marge de la rencontre que cette évaluation permettra aux porteurs de ces projets « d'identifier et de comprendre leurs difficultés afin de pouvoir envisager des solutions réalisables sur le terrain ». Il souligne qu'à travers ce programme, le Capdel souhaite « promouvoir et renforcer la participation des citoyens dans la gestion des affaires locales et communales ». Cela implique la prise en charge des problèmes rencontrés au quotidien par les catégories les plus vulnérables de la société, à savoir les enfants, les femmes, ou encore les personnes à faibles revenus.
Mohamed Dahmani explique que l'idée du programme Capdel inclut un certain nombre d'associations porteuses de projets, et qui ont suivi des cycles de formation. « La plupart de ces associations ont participé à l'échelle locale à la planification stratégique du développement au sein du conseil consultatif que nous avons installé pour l'élaboration des plans communaux », a-t-il fait savoir.
Plusieurs associations ont soumis des projets qui ont été étudiés avant de passer par une période d'incubation. Ce laps de temps a, d'ailleurs, permis aux porteurs de projets de mieux penser et d'écrire leurs productions, précise-t-il. En bout de course, 40 projets ont été retenus. Ils ont, par ailleurs, bénéficié d'une enveloppe financière de plus d'un million d'euros, selon Mohamed Dahmani. Ainsi, l'objectif de cette rencontre, selon les membres du Capdel, est d'assurer la finalisation de ces projets et d'atteindre leurs objectifs. Il vise également à renforcer l'implication et la contribution de la société civile dans la gouvernance et le développement local. Le Capdel a estimé que la démocratie participative et le développement local passent par le renforcement de la société civile et de son dialogue avec les citoyens d'une part, et avec les autorités locales, d'autre part, et a consacré une part importante de ses efforts à l'appui des associations locales.
Le Capdel a accompagné, dans le cadre de ce programme, quelque 38 associations locales des communes pilotes : Babar (Khenchela), Djanet (Illizi), Djemila (Sétif), El-Khroub (Constantine), Ghazaouet (Tlemcen), Messaâd (Djelfa), Ouled-Ben-Abdelkader (Chlef), et enfin Timimoun.
Les représentants du Capdel précisent que cet accompagnement a été précédé d'une étude-diagnostic du mouvement associatif de chacune de ces communes.
M. Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Massiva Zehraoui
Source : www.lesoirdalgerie.com