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Zetchi face au «Hirak», la «main d'en-haut» et les «trompettistes» !



L'assemblée générale de la Fédération algérienne de football est programmée pour le jeudi 2 mai au niveau du CTN/FAF de Sidi Moussa. Aussi «ordinaire» qu'elle soit, ce conclave auquel nombre d'acteurs de la scène footballeurs ne peuvent «physiquement» prendre part, à l'exemple des dirigeants suspendus, pourrait déboucher sur des perspectives auquel l'actuel BF semble «préparé».C'est le deuxième examen pour l'équipe fédérale dirigée par Kheireddine Zetchi, élu en mars 2017 pour un mandat de 4 ans avec l'objectif de redresser une pratique en perte de vitesse depuis une bonne décennie, malgré quelques coups d'éclats signés par les Verts. En termes d'«ordinarité», donc, l'assemblée de jeudi prochain n'en aura que la forme. Les membres de droit (clubs des deux Ligues professionnelles et les représentants des ligues à différents niveaux) débattront aussi bien des bilans moral et financier mais vont certainement «déborder» sur d'autres aspects auxquels M. Kheireddine Zetchi semble, à en croire bien des sources, montrer une disponibilité à toute épreuve. C'est notamment cette perspective d'un coup d'Etat orchestré par les habituels circuits qui ne semble pas effrayer l'un des fondateurs de l'académie du Paradou AC. Une éventualité discutée par des dirigeants de clubs de même que certains responsables de ligues qui, à l'approche du rendez-vous du 2 mai, se font «muets», du moins publiquement. Une attitude qui fait partie de la culture du football telle que définie par les «barons» du ballon rond qui ont squatté la sphère pour en faire un juteux commerce. Pis, un empire qui étale ses tentacules sur des plateformes illicites. Zetchi qui fréquente ces milieux depuis voilà 20 ans devrait naturellement esquiver cette nouvelle tentative de «putsch» orchestré par des cercles mafieux qui radotent la même rengaine à chaque veillée électorale. Un «front» qui, visiblement, n'a plus la force d'antan pour la simple raison que ces «meneurs» ont trouvé leur compte sous le règne de Kheireddine Zetchi sinon qu'ils soient «encerclés» par leur galerie du fait des peu glorieux résultats obtenus par leurs clubs. Ainsi en sont les Medaouar, devenu président de la LFP et dont le club d'origine, l'ASO Chlef, avance à grands pas vers la Ligue 1 ou bien Hassan Hammar qui voit son projet avec l'ES Sétif s'écrouler au fil des jours et des déconvenues. Soit deux personnages qui ont fait la pluie et le beau temps et qui, rattrapés par les affaires, ont dû baisser le ton à l'approche du rendez-vous de ce 2 mai. Les rares gesticulateurs, eux, comme le président de la JS Kabylie, Chérif Mellal, s'en prennent à l'entourage dont Amar Bahloul, Rebbouh Haddad ou bien Abdelkrim Medaouar (président de la LFP) de Zetchi rarement sinon jamais à la personne du président de la FAF. Et encore ! Le chairman du club kabyle n'aura pas l'opportunité d'échanger avec Zetchi lors de la rencontre de jeudi prochain au CTN/FAF de Sidi Moussa du fait qu'il soit suspendu au même titre que Mahfoud Boukhelkhal (O Médéa), Tarek Arama (CS Constantine), Abdelbasset Zaïm (USM Annaba) ou encore Belkacem Houassi (JSM Béjaïa). L'un des rares à avoir tiré à boulets rouges sur l'actuel maître du palais de Dely Brahim, en l'occurrence Mohamed Zerouati (JS Saoura) n'y sera pas non plus à Sidi Moussa pour une raison statutaire. Officiellement, le vrai bailleur de fonds du club de Béchar est le porte-parole et donc non représentatif et pas concerné par les rencontres avec les instances du football. Un artifice déjà employé par l'actuel patron de la LFP pour contourner la loi des doubles casquettes. Un statut, et des visages surtout, qui ne changeront en rien l'attitude des représentants de ces clubs ou ligues «frondeurs» lorsqu'ils viendront lever mains et pieds pour acclamer les bilans de Zetchi et de son équipe. A moins de l'instrumentalisation de cette «main d'en-haut» qui a fait et défait les hommes et les politiques du sport et du football en particulier.
M. B.
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