Medea - A la une

Un projet mis aux oubliettes



Un projet mis aux oubliettes
Le projet peut paraître, après 2 décennies, des plus incongrus, car tous les phénomènes cités se sont davantage enracinés.L'organisation de l'espace public par la piétonisation de certaines voies qui a été un thème inscrit à l'ordre du jour des travaux des autorités, il y a quelques années, n'est plus un sujet d'actualité dans les réunions des décideurs en charge de l'aménagement urbain de la ville de Médéa. On se souvient que le projet avait suscité des débats chauds au sein des instances exécutives et élues de l'époque et avait exigé la participation d'un grand nombre d'acteurs qui ont exprimé des motivations pas toujours convergentes ou carrément contradictoires. Devant porter sur la piétonisation de la rue Ferrah, le projet avait donné lieu, à l'époque, à une décision consensuelle des responsables de commencer par l'interdiction de la circulation automobile pour ensuite entreprendre les aménagements nécessaires. L'argumentaire avancé par les promoteurs du projet était simple. Il était basé sur l'idée que le principal facteur de la pollution de l'air et des nuisances sonores est la circulation automobile. C'était au moment où le phénomène des parkings sauvages commençait à peine à faire son apparition et le commerce informel à s'étendre par empans au détriment de l'espace public. Le projet peut paraitre, après 2 décennies, des plus incongrus, car tous les phénomènes cités se sont davantage enracinés et on assiste à une autre régulation de l'espace public avec l'arrivée de gardiens de voitures qui s'autorisent à gérer jusqu'aux parkings réservés aux administrations, banques et organismes publics, sous l'?il bienveillant des autorités.On sait que dans le contexte actuel, l'aménagement de la rue Farrah et sa fermeture à la circulation ne peuvent qu'avoir un impact positif, notamment la baisse des émissions de polluants dans la zone mais il peut aussi présenter le risque de voir s'accentuer les embouteillages sur les autres axes, créant un surcroît de pollution. Le contexte ayant maintenant changé, ce sont probablement les riverains qui s'opposeraient à toute idée de fermeture de la rue et sa "piétonisation" parce que nombreux aussi sont ceux qui y habitent et qui tirent profit de l'exploitation des parkings sauvages et parfois du commerce occasionnel (fêtes, rentrée scolaire).D'une manière générale, à notre humble avis, la transformation d'une rue en une voie piétonnière a un impact sur la qualité de la vie des riverains ainsi que sur les commerces de service dont les affaires peuvent rapidement devenir florissantes. Elément de changement, la transformation d'une rue en voie piétonnière est de nature à rendre la ville agréable à vivre, une ville avec des espaces aménagés où on peut se balader sans risque d'être écrasé par une voiture ou gêné par un étal ou une table déposée par un vendeur à la sauvette.D'ailleurs, le projet discuté à l'époque devait porter sur l'aménagement de la rue, en commençant par son pavage et l'installation de bancs publics ainsi que le traçage d'une bande pour l'accès aux véhicules de secours.M. EL BEY
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