Dans le film britannico-américain Le pont de la rivière Kwaï, réalisé par le Britannique David Lean, le colonel britannique Nicholson a été «réhabilité» à la dernière minute et la mission a réussi à la dernière minute aussi. Mais ce n'est pas le cas dans le roman du même titre de l'écrivain français Pierre Boulle, dont est adapté le film. D'ailleurs, toujours dans le roman, l'officier américain, dans son rapport, avait écrit ironiquement que la mission avait échoué grâce «à l'héroïsme d'un officier anglais». Dans le roman donc, le pont n'a pas été détruit et le colonel Nicholson avait tué l'Américain qui allait faire déclencher le détonateur.Comment un officier qui s'est conduit en vrai héros est devenu un traître ' Tout comme d'ailleurs l'auteur Pierre Boulle qui se moquait du «travail japonais» (le roman est sorti en 1952), le colonel Nicholson voulait construire un pont qui résiste aux siècles pour montrer «la supériorité» de la civilisation occidentale, un «racisme» à comprendre dans le contexte de l'époque. Ce qui a perdu l'officier anglais, c'est aussi son «sens du devoir», sa «conscience» sans faille, son obstination et sa rigidité intellectuelle. Ce sont les mêmes «qualités» qui lui ont permis de ne pas céder sur le principe que les officiers prisonniers ne doivent pas faire de travaux manuels.
En conclusion, l'être humain doit sans cesse revoir ses convictions et ses «principes», étudier le contexte et savoir aussi prendre sa retraite au bon moment.
K. B .
[email protected]
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kader Bakou
Source : www.lesoirdalgerie.com