
Un ftour du petit jeuneur a été organisé, jeudi, au musée régional des arts et des traditions populaires de Médéa, à l'initiative de l'association "les doigts d'or" et la direction de cet établissement culturel.Une reconstitution assez fidèle de la traditionnelle rupture du jeune, en vogue dans la région du Titteri, a été mise sur pied par les membres de cette association, très active dans le domaine de la préservation et la promotion du patrimoine matériel de la wilaya de Médéa.Une vingtaine d'enfants (filles et garçons), âgés entre quatre et huit ans ont été choisis pour cette table du ramadan, déclinée sous différentes couleurs et saveurs, inspirés d'anciennes recettes, revues et corrigés par des mains savantes.Selon la tradition, en vogue au niveau de la région du Titteri, le petit jeuneur est conduit, après la rupture du ftour, dans la terrasse ou on lui sert de la "Cherbet", un mélange d'eau de rose, d'eau de source, du sucre et de cannelle, pour certains, dans un verre dans lequel la maman ou la grand-mère a pris le soins de mettre un bijoux, en or pour les fille, ou en argent, pour le garçons, explique Aicha Bouzerai, présidente de l'association "les doigts d'or".Les familles qui ne disposent pas de terrasse peuvent, pour la circonstance, utiliser un fauteuil, supporté par une table basse, sur lequel le petit jeuneur va s'assoir. La montée sur la terrasse ou le siège surélevé symbolise, d'après Bouzerai, le rang élevé réservé au petit jeuneur et son rapprochement de Dieu.A la table du petit jeuneur on retrouve de la "Chorba Mkatfa", à base de légumes et de fèves séchées, "lham lahlou", comme dessert et, en guise de gâteau traditionnel, "sbia'at laroussa" (les doigts de la mariées), en sus des plats de salades, l'incontournable "Bourrak" et les petites galettes de pains.Ce cérémonial se poursuit, jusqu'à une heure très tardive du soir, avec la présence, cette fois-ci, des proches parents. La veillée est mise à profit pour rappeler au petit jeuneur les vertus et les avantages du jeune, sa place dans la foi musulmane et la portée de cette pratique, au plan religieux, mais également social.A l'heure du Shour, le petit jeuneur est invité à un plat de couscous aux raisins secs, accompagné, soit de lait caillé ou de petit lait. C'est également l'occasion de renouveler son intention de jeuner une autre journée, comme l'exige la tradition.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz