Alors qu'il n'a pas encore vu le jour officiellement, le G4 africain, une nouvelle alliance entre quatre pays africains, le Nigéria, l'Ethiopie, l'Afrique du Sud et l'Algérie, dont la constitution a été annoncée par le président nigérian, Mohamed Boukhari, en marge du sommet UE-UA, qui s'est tenu les 17 et 18 février à Bruxelles, suscite moult réprobations. Faut-il dès lors le laisser à l'état embryonnaire, pour éviter de faire des mécontents, ou aller de l'avant dans l'idée de la constitution de ce puissant bloc, qui a pour but de « coordonner, analyser, concerter et trouver des solutions aux défis du continent en proposant un mécanisme stratégique qui vise à apporter des solutions «pratiques et efficaces» aux différents problèmes auxquels l'Afrique est confrontée », selon les termes effectivement d'un communiqué de la présidence nigériane répercutée par des médias ' D'abord, il faut sonder cette crainte affichée par certains pays africains face à ce groupe, à cause d'une menace latente qui pèserait sur leurs intérêts. Le Maroc est le premier à faire part de sa méfiance, via des médias locaux, face à la création de ce groupe, en raison de la présence de l'Algérie et de l'Afrique du Sud, connues pour leurs positions sur le dossier du Sahara occidental, ainsi que leur position engagée contre le statut d'observateur accordée à Israël au sein de l'UA. A-t-il raison de s'inquiéter face à cette alliance ' L'Egypte est l'autre pays qui n'a pas bien pris l'annonce de la création de cette alliance, notamment à cause de la présence en son sein de l'Ethiopie, pays avec lequel les relations ne sont pas au beau fixe à cause du méga-barrage d'Ennahdha, construit sur le Nil. Deux pays qui peuvent rallier d'autres à leur idée de rejet de ce groupe, selon les affinités diplomatiques. Mais, attention, rien n'est simple dans ce repositionnement géopolitique qui se cherche en Afrique. L'Algérie joue un important rôle de médiateur entre l'Egypte et l'Ethiopie, déployant beaucoup d'efforts pour apaiser les tensions entre les deux pays, comment alors ce groupe pourrait aller contre les intérêts de l'Egypte, comme tentent de le véhiculer certaines « spéculations médiatiques » autour du sujet ' Quant à Israël et son allié africain, ils peuvent bien s'inquiéter à propos des objectifs de cette alliance.Car, fondamentalement, les quatre pays qui la composent sont farouchement opposés à l'entrée d'Israël à l'UA par la porte du statut d'observateur, et leur position en faveur de l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental reste une constance de leur politique extérieure.
Pour le moment, faut-il le souligner, le groupe en question n'existe que par les spéculations médiatiques, et l'initiative pourrait ne pas évoluer vers une concrétisation rapide de ce groupe, mais l'idée a eu le mérite de révéler à quoi on pourrait s'attendre dans un pareil contexte. Et si ce n'était qu'un ballon-sonde '
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com