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SANTÉ PUBLIQUE



SANTÉ PUBLIQUE
Peu de moyens, beaucoup de contraintes, lourde responsabilité... le médecin généraliste cherche sa place.D'après le Dr Yousfi Abdelkader, président du collège de Médéa de la SAMG (Société algérienne de la médecine générale), le rôle du médecin généraliste, donc du médecin de famille est important à plus d'un titre, surtout au niveau des structures sanitaires publiques. Le problème se pose dans les EPH où le médecin généraliste joue plusieurs rèles à la fois : il est urgentiste, spécialiste et autres alors que les CHU sont dotés de médecins internistes, réanimateurs, spécialistes...etc. A ne citer que l'exemple du service des urgences qui est perpétuellement submergé de malades et où l'affluence s'accroît surtout de nuit. Et c'est au médecin généraliste qu'incombe la responsabilité de cette lourde tâche, avec tous les aléas et les risques que cela sous-entend. C'est pourquoi aujourd'hui, il est impératif de prendre en charge la formation continue du médecin généraliste qui doit par la force des choses être polyvalent. Selon notre orateur, certains praticiens généralistes ont suivi une formation de deux années; formation laquelle a été sanctionnée par un CES (Certificat d'études spécialisées en urgence )mais cela n'a rien changé à leur statut et sont toujours rémunérés de la même façon. La Société algérienne de médecine générale avec ses 42 collèges, œuvre d'arrache -pied pour redonner au médecin généraliste la place qui lui convient en misant sur la sensibilisation et la formation. Il faut que le généraliste, qui est médecin de famille, urgentiste , spécialiste , accompagnateur, psychologue(malgré lui) puisse travailler dans des conditions favorables et décentes. D'ailleurs le thème débattu lors de la 2e journée médico-chirurgicale organisée récemment par la SAMG (collège de Médéa) à l'Université Yahia-Farès a été : «Le médecin généraliste un pont entre les générations, pour une qualité de soins optimale ». L'urgence réside dans la prise en charge de la formation du médecin généraliste. Un travail valeureux et colossal est en train de se faire dans ce sens par la SAMG. En partenariat avec l'Université de médecine de Monastir en Tunisie, quelque trente médecins généralistes algériens profiteront d'une formation afin de se recycler et d'échanger avec leurs pairs tunisiens dans le domaine de leur pratique et toujours en faveur de la revalorisation et de la promotion du rôle du médecin généraliste et dans le cadre du développement professionnel continu.
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