L'acquisition géante du numéro trois russe du pétrole TNK-BP par le groupe public Rosneft, qui s'apparente à une nationalisation, est une exception, a assuré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, dans un entretien publié, avant-hier, par le quotidien Kommersant. Il a également suggéré qu'à terme l'Etat pourrait baisser sa participation dans Rosneft à 25%. Le rachat par Rosneft de TNK-BP constitue à mon avis plutôt une exception que la règle, a estimé M. Medvedev. Je suis très attentivement ces transactions, car je ne considère pas qu'augmenter la part du gouvernement dans les entreprises soit une bonne chose, et encore plus dans des groupes comme TNK-BP qui connaissent un tel succès commercial, a-t-il poursuivi. Mais il a estimé que vu le conflit ouvert entre le britannique BP et un consortium d'actionnaires russes, qui détenaient chacun une moitié de TNK-BP, la Russie ne pouvait pas rester indifférente à qui deviendrait le nouveau propriétaire, a justifié le Premier ministre. S'il faut choisir entre une entreprise publique russe et d'autres groupes quand il s'agit de l'avenir d'une grande partie de l'industrie pétrolière russe, alors je choisis l'entreprise publique russe, a-t-il poursuivi. Rosneft, détenu actuellement à 75% par l'Etat, a annoncé en octobre son intention de racheter la totalité de TNK-BP, valorisé environ 55 milliards de dollars par la transaction. BP détiendra à l'issue de l'acquisition près de 20% du capital de Rosneft. A un certain moment se posera la question de ce qu'il faut faire de la participation de l'Etat dans le pétrolier, a jugé M. Medvedev, estimant qu'une part de blocage de 25% était suffisante pour influer sur l'activité de la société.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Siham S
Source : www.lemaghrebdz.com