Le déficit accumulé dans la livraison de nouvelles infrastructures universitaires et scolaires va engendrer de grandes perturbations dans les quelques jours qui nous séparent de la rentrée.
Le constat a été fait lors d'une réunion d'évaluation tenue mardi dernier sous la présidence de Brahim Merad, wali de Médéa, à laquelle plusieurs secteurs concernés, dont la direction du logement et des équipements publics et la direction de l'urbanisme et de la construction, ont pris part.
Le chef de l'exécutif s'est déclaré surpris d'apprendre que certains projets éducatifs portés sur la nomenclature des investissements du précédent programme quinquennal (2005-2009) n'aient toujours pas été livrés.
Pour parer au plus pressé dans la prise en charge des flux des nouvelles cohortes d'étudiants, des mesures palliatives consistant à utiliser des infrastructures éducatives et de la formation professionnelle ont été décidées. Mais il faut dire que les mesures de reconversion de certains établissements du moyen en lycées, qui sont de nature à permettre de parer à l'urgence afin de garantir la rentrée scolaire, ne sont que des solutions provisoires au lourd bilan des retards accumulés depuis plusieurs années, depuis 2006 pour certaines opérations.
L'on s'attend à des surcharges des classes, sachant que le secteur éducatif traîne un important retard de réalisation, dont 20 lycées, 17 CEM et plus de 200 classes en extension dans les différents cycles. De l'avis des responsables, cette situation influera négativement sur le rendement du système scolaire et les conditions d'enseignement dans des classes où les effectifs pourraient atteindre jusqu'à 50 élèves. Ce qui a fait dire au wali que la situation nécessite des solutions efficaces pour combler le retard. Le problème va se poser, dira-t-il, avec plus d'acuité l'année prochaine si rien n'est mis en place pour accélérer les livraisons. Dans cette perspective, il sera procédé à une révision des modalités d'attribution des travaux dans le cadre de la commande publique afin d'éviter que des situations non autorisées par la réglementation puissent encore entacher la gestion des marchés publics.
Parmi ces situations, il est noté un certain nombre de commandes sans documents ou preuves écrites, même si elles ont été réalisées, ainsi que l'existence de travaux supplémentaires au-dessus de la marge prévue. Dans le but d'assainir la situation, l'administration sera dans l'obligation d'étudier les dossiers concernés et de les passer au cas par cas devant une commission chargée du suivi, est-il indiqué.
M. E-B
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M EL BEY
Source : www.liberte-algerie.com