Medea

Redéploiement conditionné par la relance de la production Remise en activité des magasins Districh



Redéploiement conditionné par la relance de la production                                    Remise en activité des magasins Districh
De notre correspondant à Béjaïa
Kamel Amghar
Le secteur de la distribution a pris beaucoup de retard en Algérie. Même si on lui suppose une insoupçonnable rentabilité, une grande capacité en matière de création d'emplois et un rôle incommensurable dans la promotion des produits locaux, l'activité reste toujours peu développée. La quasi-totalité des villes algériennes manque terriblement de grandes surfaces marchandes. Le vide laissé par la liquidation des Galeries Algériennes et des Souks El Fellah au milieu des années 1990, ainsi que l'abandon des magasins Districh ensuite, reste toujours à combler.A Béjaïa, par exemple, la majorité de ces surfaces -disons moyennes- sont à l'abandon, suite au désengagement de l'Etat, et les quelques unités reprises par les travailleurs ne sont pas mieux loties puisqu'elles ne remplissent plus leur mission première. Elles accueillent périodiquement des foires, des expositions et des quinzaines commerciales. Leur état se dégrade de jour en jour, faute d'entretien. Malgré les sommes colossales engrangées, les repreneurs n'ont pas investi le moindre sou dans la rénovation et la modernisation de ce patrimoine. Les intentions de certains investisseurs de se lancer dans le domaine sont aussi restées des v'ux pieux. Les limites des supérettes et des magasins en termes de diversification des services offerts et de remise de prix laissent le consommateur sur sa faim.Aujourd'hui, les spécialistes estiment qu'on est véritablement dans une conjonction d'économies favorables au développement d'une organisation intelligente du commerce, pour encourager la consommation et créer les synergies nécessaires entre les producteurs et leurs clientèles. Les produits locaux, qui sont souvent très compétitifs grâce à leur rapport qualité/prix, ont réellement besoins de réseaux de distribution rivalisant en performances et en actions de valorisation.Les magasins Districh, intermédiaires en habillement et chaussures, proposaient autrefois les produits des anciennes unités de la Sonipec. A Béjaïa, il y avait au moins 5 points de vente Districh, dont deux au chef-lieu de wilaya. La liquidation de l'unité Smak de Kherrata, filiale spécialisée dans la production des articles scolaires et de voyage (valises, cabas, sacs à dos, cartables, trousses, beauty case, coffrets à bijoux, étuis à lunettes') a considérablement réduit leur gamme de produits. Les difficultés consécutives de l'unité MAC-SOUM d'Abou, qui produisait des chaussures et des blousons en cuir, ont fini par achever la raison d'être de Districh dans la région. La SGP (société de gestion des participations de l'Etat) des industries manufacturières prévoit la remise en activité d'une cinquantaine de ces magasins Districh d'ici 2015. Un redéploiement qui ne saurait résister à la concurrence sans une véritable relance des unités publiques de production (textile et cuir) qui sont aujourd'hui à l'arrêt.
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