
Le roi du Maroc lors du dernier sommet de l'UAL'Union africaine est fondée sur le principe de l'égalité souveraine et de l'interdépendance de tous ses Etats membres. En rejoignant l'UA, le Maroc reconnaît, au moins implicitement, la République arabe sahraouie démocratique.Le Maroc se noie dans sa propre supercherie! Une semaine à peine après son adhésion à l'Union africaine, le Royaume assure que ce retour ne change rien à sa position sur le Sahara occidental. Le très controversé journal électronique marocain, Le Desk, a publié un entretien du ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, sous le titre provocateur de Pourquoi le Maroc n'a pas reconnu et ne reconnaîtra jamais la Rasd. Or, le titre qui aurait convenu à cet entretien est: Pourquoi le Maroc a déjà reconnu la Rasd. Car, les arguments fastidieux utilisés par le «diplomate» marocain sont en fait une reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). Comme l'est d'ailleurs le retour du Royaume chérifien au sein de la famille africaine. Petite piqûre de rappel: c'est l'admission de la Rasd au sein de l'OUA en 1982 qui avait provoqué le retrait du Maroc de cette organisation. Depuis, il n'a pas cessé de militer pour un retour conditionné par la mise à l'écart de la Rasd. Chose que l'UA a toujours refusée. Il s'est ainsi rendu à l'évidente réalité que cette condition relevait du délire royal. Il s'est alors vu obligé de faire marche arrière et de siéger à l'UA au même titre que le Sahara occidental. Le Royaume sera appelé à interagir avec la Rasd dans le cadre des activités de l'UA. Désormais, le drapeau sahraoui flotte devant celui du Maroc à Addis Abeba. Si cela ce n'est pas de la reconnaissance...Sur le point de vue légal, en revenant à l'Union africaine, le Maroc a été soumis aux conditions d'adhésion qu'il a acceptées sans broncher. Comme dans un contrat commercial ou professionnel, quand on accepte les conditions d'adhésion on est obligé de s' y soumettre.L'Union africaine est fondée sur le principe de l'égalité souveraine et de l'interdépendance de tous ses Etats membres. Elle est portée par les idéaux d'unité, de solidarité et de cohésion entre les Etats et entre les peuples. Elle est par vocation l'instrument de l'affirmation de l'identité africaine commune.Le «Panafricanisme» dans toute sa beauté, comme l'ont rêvé les pères fondateurs de cette union. Cette nature distinctive de l'Union africaine, à nulle autre organisation internationale pareille, s'exprime par la proclamation d'une raison d'être prééminente, se confondant avec la défense de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de ses Etats membres. En intégrant l'UA, le Maroc est ainsi dans l'obligation de se conformer aux valeurs et principes de l'UA tels que définis dans l'article 4 de l'Acte constitutif. Ledit article 4 est composé de 16 alinéas; deux seulement concernent particulièrement le cas du Maroc. Le premier appelle à l' «égalité souveraine et l'interdépendance de tous les Etats membres de l'Union» et le second exige le «respect des frontières existant au moment de l'accession à l'indépendance». Des frontières héritées de la colonisation que Rabat ne reconnaît pas. L'article 4 appelle également à la Coexistence pacifique entre les Etats membres de l'Union et leur droit de vivre dans la paix et la sécurité. En ratifiant l'acte constitutif de l'UA, le Royaume doit également se conformer aux objectifs de l'Union tels que stipulés dans l'article 3 à savoir, la réalisation d'une plus grande unité et solidarité entre les pays africains et entre les peuples d'Afrique et la défense de la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de ses Etats membres. Lus en conjonction, les principes fondamentaux de l'Union africaine sont donc la preuve d'une reconnaissance, au moins implicite, de la Rasd par le Royaume chérifien. Des nouveaux éléments qui viennent de fait s'ajouter à la reconnaissance qui a fait suite à l'accord de cessez-le-feu signé en 1991 entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique, qui était un préalable à un référendum d'autodétermination qui n'a jamais eu lieu. Comment peut-on négocier un cessez-le-feu et accepté le droit à un référendum d'autodétermination à un peuple que l'on reconnaît' Voilà donc pourquoi le Maroc a déjà reconnu la Rasd...
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com