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Pour l'Algérie, l'exemple difficile à suivre L'Afrique du Sud acueille la CAN-2013



Pour l'Algérie, l'exemple difficile à suivre                                    L'Afrique du Sud acueille la CAN-2013
Photo : M. Hacène
Par A. Lemili
L'Afrique du Sud accueillera la prochaine Coupe d'Afrique des nations comme elle abritera également la CAN et tout cela après avoir abrité dans les meilleures conditions la dernière édition de la Coupe du monde. Que peut-il être dit d'une telle performance autrement que ronronner de fierté au nom de tout le continent. Le Qatar qui, également a saisi l'enjeu depuis quelques années, s'est lancé dans le même challenge. Il appartient, à partir de ces exemples que les autres pays d'Afrique fassent leur, une telle ambition. Notre voisin le Maroc n'arrête pas de tenter l'expérience, mais en vain, parce qu'il faut le dire les infrastructures sportives existantes ne répondent pas aux desiderata de la Fédération internationale de football même si l'Etat chérifien dispose pourtant d'un atout majeur qui est celui des infrastructures d'accueil. Cela étant, qu'en est-il de l'Algérie ' Ce serait la plus ridicule des prétentions qu'affirmer que le pays est en mesure d'accueillir un tel évènement dans les cinquante années à venir, au moins dans la mesure où l'idée ne relève pas de la seule volonté politique, mais plutôt d'une culture que ni les populations ni les pouvoirs publics n'ont. L'une des raisons principales reste l'énorme décalage qui existe entre les valeurs morales du sport et la réalité de tous les jours en matière d'éducation, de civisme, de capacité intellectuelle, etc. Or, les turbulences hebdomadaires qui émaillent le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud à chaque fin de rencontre de football sont les meilleurs indicateurs en ce sens d'une part alors que l'immaturité des dirigeants et des footballeurs, voire de certains hauts responsables des instances sportives nationales consolident d'autre part cet énorme décalage. Par ailleurs, il semble clair, que l'ouverture d'un tel chantier, celui de postuler à l'organisation d'un évènement continental ou intercontinental suppose la réalité d'un pays stable sur tous les plans et dont l'économie serait particulièrement forte non pas par la seule grâce de ressources énergétiques naturelles, comme c'est le cas pour l'Algérie, mais d'une création endémique de richesses et d'une croissance économique attractive. C'est ce dont disposait l'Afrique du Sud dont le niveau de développement dépassait celui de bien des pays d'Europe. En plus clair, une manifestation sportive de taille ne peut être organisée sans la réunion de nombreux facteurs qui exprimeraient le maximum d'aisance du pays hôte. Pour l'Algérie si les conditions sont en train de se mettre en place progressivement compte tenu de la réalisation d'hôtels, ce qui n'est toutefois pas l'essentiel, sachant que l'acteur principal de tout évènement sportif reste avant tout le supporter lambda qui se transforme en la circonstance en supporter, touriste et globe-trotter et donc l'obligation pour le pays d'accueil de réfléchir non seulement à tout cela mais également et surtout à le matérialiser sur le terrain. Il n'y a pas de raison de s'étaler sur les détails, les sportifs algériens savent comment cela se passe ailleurs. C'est sans doute pour cela qu'après l'Afrique du Sud, il paraît pour le moins peu envisageable que l'organisation d'une Coupe du monde revienne dans le giron africain à moins que le Maroc, toujours, parvienne à lever les réserves formulées par l'organe ad-hoc de la Fifa. Quoiqu'il en soit, tout cela ne pourra pas être possible avant 2026 et n'est-ce pas d'ailleurs une opportunité pour l'Algérie de se préparer au challenge même en envisageant plus petit avec pourquoi pas l'organisation d'une CAN mais vraiment dans les normes. Il suffirait pour nos responsables de suivre ce qui va se passer en Afrique du Sud au début de l'année prochaine.
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