Medea - A la une

Plus de 500 petites entreprises en arrêt d'activité



Asphyxiées financièrement, celles-ci ont été forcées de mettre en congé plus de 10 000 ouvriers.Les entreprises locales spécialisées dans la fabrication de chaussures à Médéa traversent une situation des plus difficiles, impactées par la pandémie de coronavirus qui a donné un véritable coup d'arrêt à leur activité, poussant la plupart d'entre elles à libérer leurs ouvriers. Même s'il n'est pas possible d'évaluer le coût économique de la crise sanitaire en termes de manque à gagner, de pertes de chiffre d'affaires et d'emplois, la plupart d'entre elles se trouvent dans une position de quasi-asphyxie financière.
Les très petites entreprises (TPE), localisées dans les principales agglomérations de la wilaya, notamment à Médéa, à Berrouaghia, à Ksar El-Boukhari, à Béni Slimane et à Chellalet El-Adhaoura, sont les plus éprouvées par la crise, selon Mohamed Benrekia, président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Titteri. Pour ce dernier, toutes les entreprises locales ont été impactées par la crise sanitaire.
Elles ont été obligées de fermer leurs portes et de libérer leurs employés, d'autant plus que ce sont des entités qui "travaillent sur le court terme, sans démarche prospective ou de stratégie de croissance". À titre d'exemple, dira-t-il, plus de 500 entreprises activant dans le secteur de la chaussure ont été forcées de donner congé à plus de 10 000 ouvriers, dont la majorité est constituée d'une main-d'?uvre payée à la journée.
"Une situation qui a obligé les propriétaires des fabriques de chaussures à assurer les salaires journaliers à leurs employés sans contrepartie, par mesure de solidarité. Mais cette mesure risque de ne pas se prolonger plus longtemps, d'autant plus que rien n'indique que le mois de Ramadhan de cette année ne sera pas un mois de fermeture pour les fabriques de chaussures, alors qu'en temps normal le mois sacré est la période la plus favorable à l'activité de fabrication de chaussures, en prévision de la fête de l'Aïd."
Pour le président de la CCI Titteri, il est impératif que les pouvoirs publics prennent des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises économiques afin de leur permettre de faire face à la crise, faute de quoi les conséquences seront lourdes pour nombre d'entre elles. Car la mise à l'arrêt de l'activité des entreprises aura pour effet, outre la forte hausse du chômage, la disparition de certaines d'entre elles et des difficultés pour les plus résilientes à régler leurs dettes et à payer les frais exigés.

M. EL BEY
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