Medea - A la une

Plus de 2 385 ha partis en fumée durant l'été 2020



Comme chaque année, le patrimoine forestier a été éprouvé par des pertes de superficies causées par les incendies qui ont réduit en cendres pas moins de 2 385,62 ha, selon un bilan de la campagne 2020 établi par les services de la Conservation des forêts.En effet, les fortes chaleurs qui ont sévi pendant plusieurs semaines durant cet été, accompagnées de températures caniculaires, ont été à l'origine de nombreux départs du feu qui ont particulièrement affecté les zones forestières de Tablat (120 km est du chef-lieu de wilaya), d'Ouled Antar (90 km au sud-ouest) et d'El-Azizia (100 km à l'est de Médéa).
C'est dans ces trois zones qu'ont été enregistrées les plus importantes destructions d'espaces boisés, évalués respectivement à 1 118,13 ha, 586,5 ha et 272,70 ha, représentant 82,88% de la superficie totale ravagée, correspondant à 80 foyers sur un total de 181 foyers recensés. D'une manière générale, les incendies ont touché les différents peuplements, notamment les espèces forestières constituées de pin d'Alep, de chêne-vert, d'eucalyptus et de thuya, espèces très vulnérables et facilement inflammables.
Le préjudice causé par les feux de forêt a eu des conséquences sur le tissu forestier par la réduction drastique du patrimoine naturel de la wilaya dont le potentiel oscille autour de 143 000 ha, couvrant environ 20% du territoire de la wilaya, un patrimoine exposé chaque année aux risques d'incendies qui sont souvent provoqués par des mains criminelles.
À ces risques s'ajoutent aussi les actions anthropiques menées par les riverains de la forêt en menant des travaux de défrîchage pour les besoins de l'élevage, dénudant les bassins versants de leur couvert végétal, dont la conséquence est la multiplication des coulées de boue pendant la saison des pluies et les coupures de routes.
Pour rappel, des pyromanes ont été arrêtés par la Gendarmerie nationale à l'issue d'une enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal de Béni-Slimane, à la suite d'un incendie de forêt criminel qui a ravagé une importante superficie d'essences florales au lieudit Ahl Chaâba, dans la commune de Béni-Slimane.
Ainsi, la responsabilité de l'homme est engagée dans toute action visant la préservation de la biodiversité et de l'équilibre écologiques, sachant que la récurrence des feux de forêt affecte la qualité de l'air et du sol, détruit l'habitat des espèces faunistiques et empêche la régénérescence du tapis végétal.

M. EL BEY
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