Les chefs de parti investissent le terrain
Les chefs des partis politiques poursuivent la campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre en faveur de leurs candidats. Ils se déploient dans les différentes wilayas du pays, appelant les citoyens à une participation massive au scrutin.
A partir de Médéa où il a animé un meeting, jeudi, le président du parti du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a estimé que le boycott des élections ouvrirait la voie à une période de «transition plus douloureuse que celle vécue au début des années 1990 et jettera le pays dans une longue phase de terreur, de destruction et de peur», mettant en garde contre toute tentative d'exploitation d'éventuelle défection des électeurs pour imposer des choix irréfléchis au pays.
«Les partisans du boycott doivent réfléchir longuement aux conséquences d'un geste qui pourrait servir de prétexte à certains pour nous imposer des choix qui vont à l'encontre des intérêts du pays et de la population», a-t-il lancé. Pour lui, il existe d'autres alternatives en mesure «d'éviter au pays de sombrer dans une nouvelle ère de violence et d'incertitude». La participation à ce scrutin est l'une des alternatives qui se présente au citoyen pour élire ceux qu'ils estiment «aptes à le représenter et à défendre ses intérêts», a expliqué le président du FNA, considérant que le bulletin de vote est «l'arme la plus efficace» pour opérer le changement tant espéré par la population. Pour sa part, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohamed Saïd, a animé un meeting à Djelfa. Il en a profité pour défendre les listes de candidature de sa formation politique pour les prochaines élections locales, assurant qu'elles ont été élaborées «dans le respect des critères de compétence, d'intégrité, de dévouement et du sens des responsabilités», nécessaires pour servir le citoyen. «S'ils sont élus, les candidats du PLJ ?uvreront dans l'intérêt général de toute la société, sans considération aucune pour les orientations politiques de tout un chacun, car la rivalité politique s'arrêtera avec la fin de la campagne électorale», a-t-il déclaré.
Il a justifié le fait que son parti ne soit pas en lice au niveau de toutes les wilayas, par sa décision à présenter des candidats «compétents et intègres qui privilégieront l'intérêt général, en conformité avec les principes du PLJ», ajoutant que ce type de candidats allait «contribuer au changement du mode de fonctionnement des communes et constituer une valeur ajoutée pour elles». Poursuivant sur sa lancée, Mohamed Saïd a appelé les citoyens à «assumer leurs responsabilités envers ce scrutin, ne serait-ce qu'en votant avec un bulletin blanc, et ce, afin d'exprimer au pouvoir leur message, qui est que «le sort de notre pays nous intéresse». Au volet économique, le chef de file du PLJ a estimé que les incidences de la chute des cours du pétrole «auront sûrement un impact sur le pouvoir d'achat du citoyen en 2018». Il a, en outre, plaidé pour l'ouverture d'un dialogue avec tous les courants politiques, soulignant la nécessité de dire la vérité afin que «nous puissions dépasser la crise par un plan de travail commun susceptible de sauver le pays, du moment que c'est notre v?u à tous». De son côté, le président du Front Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Ben Abdessalem, a mis l'accent, jeudi à Médéa, sur la nécessité de réunir les conditions garantissant aux communes de diversifier leurs ressources financières et de contribuer à alléger le fardeau sur le trésor public. Il a estimé qu'il est primordial d'opérer une refonte du système de fonctionnement des Assemblées communales et d'adapter leur gestion budgétaire aux nouvelles exigences économiques, afin que ces assemblées puissent assurer leur autonomie financière et participer à l'essor économique du pays. «Nos assemblées communales doivent être dotées d'outils capables de libérer les initiatives locales, d'assurer une exploitation optimale de leur potentiel et d'encourager l'investissement productif», a indiqué le président du FAN, affirmant que les Assemblées ont besoin d'être «réellement» impliquées dans l'effort de développement du pays et d'être considérées comme un partenaire incontournable dans la stratégie de sortie de la crise actuelle. L'introduction de changement dans le mode de gestion des Assemblées communales est en mesure de transformer ces assemblées en créatrices de richesse et de plus-value, de cesser d'être de simples entités budgétivores, a-t-il soutenu, en faisant observer qu'une reconsidération du rôle et des missions des assemblées, appuyée par des textes de loi «clairs et bien définis», peut stimuler l'action locale et inciter les élus à exploiter d'autres pistes de financement, au lieu de dépendre de l'aide des pouvoirs publics.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.letempsdz.com