Medea - Revue de Presse

Médéa Un plus pour les études supérieures



Après bien des efforts, beaucoup de volonté et surtout de la persévérance de la part de toutes celles et de tous ceux qui avaient cru en elle, «l'Ecole doctorale de français - Antenne de Médéa», relevant du centre universitaire Docteur Yahia Fares de Médéa, a désormais ses deux premiers titulaires de magistère, en littérature précisément. Un événement qui fera, sans nul doute, date dans la jeune histoire de cet Institut des lettres et des langues, créé il y a tout juste sept années, au mois de septembre 2001 plus exactement, avec ses deux premiers départements d'arabe et de français auxquels s'ajoutait, au mois de septembre 2004, le département de journalisme. Prenant de ce fait l'appellation d'Institut des langues et des sciences de l'information et de la communication. Un institut qui s'enrichira, deux années plus tard, par la création d'une antenne de l'école doctorale de français. «Ce qui n'était, il y a moins de dix années, qu'un voeu pour beaucoup de personnes, et une rêverie pour certaines autres, difficile à réaliser, est devenu aujourd'hui une réalité bien palpable avec les 547 titulaires d'une licence en lettres arabes et les 123 autres en lettres françaises auxquels sont venus s'ajouter, depuis le 18 décembre 2007, les deux heureux premiers titulaires d'un magistère en langue française : Mlle Djaouida Chadli et M. Mohamed Rafik Benaouda». C'est ce que nous dira, au lendemain de cet heureux événement, Mme Fatiha Boulefrad-Abudur, la directrice de cet institut et également Maître de conférences au centre universitaire docteur Yahia Farès de Médéa. Et notre interlocutrice de nous dire davantage sur la création de cet institut : «Durant la période 1997-2001, alors que j'enseignais au centre universitaire de Blida, devenu aujourd'hui université Saâd Dahleb, j'avais remarqué que beaucoup d'étudiants, aussi bien les filles que les garçons, habitant dans la wilaya de Médéa, abandonnaient leurs études sitôt l'année universitaire entamée. A mes premières interrogations, une seule réponse revenait : ces étudiants avaient peur pour leur vie à cause des nombreux faux barrages meurtriers qui étaient dressés à cette époque sur le tronçon Médéa - La Chiffa. A partir de là, et avec l'aide de quelques collègues, j'ai entamé des démarches pour permettre à tous les étudiants de Médéa de ne plus avoir à se déplacer à Blida. L'idée avait été alors très bien reçue par la direction du centre universitaire Docteur Yahia Farès de Médéa». Et cette responsable d'ajouter : «Etant à cette époque déjà titulaire d'un magistère en littérature française et préparant un doctorat, d'une part, et le nombre d'étudiants, nouveaux bacheliers, étant suffisant, d'autre part, les conditions légales pour la création de cet institut étaient donc réunies». Et Madame Fatiha Boulefrad-Abudura de conclure sur ce chapitre : «Je tiens à souligner la présence de tous les instants, à nos côtés, ainsi que l'aide que nous accordait M. Tahar Chami, l'ancien recteur, et que nous accorde aujourd'hui encore son successeur, le Docteur Saâdane Chebaïki». Pour en revenir à la création de cette école doctorale de français, dont Médéa est une antenne, et toujours selon notre interlocutrice, elle est venue pour pallier au manque, sur le plan national, de professeurs universitaires en langue française. Créée le 18 décembre 2005, cette école doctorale est organisée en trois pôles : centre, est et ouest. Chaque pôle étant organisé en antennes à raison d'une dans chaque université. Les antennes des centres universitaires étant parrainées, quant à elles, par des universités. Et Madame Fatiha Boulefrad-Abudura de nous donner une information de taille : «l'antenne existant au centre universitaire Docteur Yahia Farès de Médéa est la seule d'Algérie, à être autonome, c'est-à-dire ne dépendant pas d'une université. Ce que nous considérons comme un grand honneur fait à la ville de Médéa - Sidi El-Berkani qui a enfanté, en 1920, en la personne de Mohamed Bencheneb, le premier docteur algérien en littérature». Comptant actuellement, outre les deux récemment reçus, 19 autres candidats au magistère, dont 13 en didactique et 06 en littérature, qui soutiendront avant le mois de mars 2008, les séminaires de magistère sont assurés par des professeurs algériens et français. Des séminaires qui s'étalent sur une période de travaux et de recherches de deux années à l'issue desquelles les candidats présentent leurs mémoires. Pour terminer, il reste à signaler que la soutenance des deux mémoires de magistère en question a eu lieu dans la grande salle de conférences Docteur Mohamed Bencheneb du centre universitaire Docteur Yahia Farès de Médéa, en présence d'une assistance très nombreuse composée d'étudiantes et d'étudiants, de professeurs et des familles des deux candidats qui ont été crédités chacun d'un 15/20 avec mention «bien» par le jury composé du Professeur Denise Brahimi, présidente, de l'université de Paris VII, MM. Ismaïl Abdoun et Djamel Kadik, Maîtres de conférences respectivement à l'université d'Alger et au centre universitaire Docteur Yahia Farès, examinateurs, et Madame Fatiha Boulefrad-Abudura, rapporteur. Cet heureux événement ayant pris fin avec une sympathique collation, en l'honneur de tous les présents, rehaussée par la présence du Docteur Saâdane Chebaïki qui était également présent tout au long des deux soutenances.
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