A l'instar de
celles qui caractérisent aujourd'hui le secteur des transports au niveau
national, et plus précisément
sur le plan
terrestre, celui de la wilaya de Médéa connaît lui aussi des transformations
profondes grâce à l'ouverture
sur
l'investissement privé notamment.
Des
améliorations certes mais qui ne devraient cependant pas faire oublier qu'il reste
beaucoup de travail et d'efforts à accomplir pour arriver à répondre à tous les
besoins qui sont aujourd'hui exprimés à travers les 64 communes que compte
cette vaste wilaya.
Un
investissement privé qui couvre actuellement 98% du total des capacités de
transport terrestre de la wilaya de Médéa. Mais le secteur des transports fait,
encore et malheureusement, face à certaines contraintes comme l'insuffisance
des enveloppes financières allouées à la réalisation des projets inscrits et
notamment huit stations urbaines pour bus, dans les communes de Médéa,
Berrouaghia, Ksar El-Boukhari, Sidi Naâmane, Tablat, Aïn Boucif, El-Azizia et
Guelb El-Kébir, une gare routière de type « B » à Béni Slimane, un nouveau
circuit d'examen pour l'obtention du permis de conduire à Médéa et, enfin, un
nouveau plan de circulation pour Médéa-ville. A ces contraintes d'ordre
financier s'ajoutent celles liées à l'insuffisance de poches foncières
adéquates pour recevoir les différents projets ainsi que la nature de la
région, ce qui a augmenté les coûts de réalisation de ces projets.
C'est ce qui ressort, en effet, d'un entretien
avec M. Hocine Benothmane, directeur des transports de la wilaya de Médéa.
Ainsi, nous saurons que le parc actuel des moyens de transport de voyageurs, les
bus plus précisément, qui couvrent la wilaya de Médéa s'élève à 1.679
véhicules, pour 44.622 sièges, que détiennent 1.330 opérateurs privés.
A ce transport de voyageurs s'ajoutent ceux
réservés aux établissements scolaires et universitaires ainsi qu'aux
travailleurs. Pour le transport scolaire, l'on compte aujourd'hui 90 bus, pour
48 communes sur les 64 que compte la wilaya, auxquels s'ajoutent quelques
autres dont les propriétaires sont liés par contrat à la direction des
transports de la wilaya de Médéa.
Le transport
universitaire dispose quant à lui de 35 bus, d'une capacité totale de 3.500
sièges, auxquels sont venus s'ajouter tout récemment 04 autres bus.
Le transport de
voyageurs fait face à certains obstacles majeurs dont les plus importants, toujours
selon M. Hocine Benothmane, se trouvent être ceux des « taxis clandestins », le
manque de professionnalisme chez la grande majorité des opérateurs,
l'insuffisance pour ne pas dire absence des infrastructures d'accueil des
voyageurs au niveau de la grande majorité des communes de la wilaya de Médéa
et, surtout, la vétuste qui caractérise aujourd'hui le parc roulant de ces bus
dont la moyenne d'âge d'utilisation est de plus de... 15 ans ! Un transport de
voyageurs pour lequel des mesures et des dispositions viennent d'être
préconisées par la direction des transports de la wilaya de Médéa et ont trait
notamment à l'élargissement du réseau des lignes urbaines aux villes de Béni
Slimane, Chellalet El-Adhaoura, El-Omaria et Tablat pour s'ajouter à celles, déjà
existantes, des villes de Aïn Boucif, Berrouaghia, Ksar El-Boukhari et Médéa.
D'autre part, l'aménagement et l'équipement des stations, encore dépourvues,
sont vivement recommandés ainsi que le renforcement des lignes rurales. Comme
dernière proposition, qui a été déjà formulée, est celle relative à la création
d'une entreprise wilayale pour le transport urbain des voyageurs.
Concernant les
taxis, il est fait état d'un total de 2.361 licences, pour les 64 communes,
dont seulement 1.284 sont utilisées et se répartissent comme suit : 401 pour
les taxis individuels, 297 pour le transport urbain et 586 pour celui
inter-wilayas.
Alors que pour
le transport des marchandises, l'on compte 5.705 opérateurs, avec 8.492
véhicules, pour une capacité d'un poids total de 68.921 tonnes. Le transport
ferroviaire, enfin, pour voyageurs et marchandises, est aujourd'hui inexistant
dans la wilaya de Médéa pour la simple raison que l'ancienne ligne
Blida-Médéa-Djelfa, d'une longueur linéaire de 279 km, est aujourd'hui à
l'arrêt et ce depuis le début des années 1990 suite aux nombreux actes de
sabotage dont les infrastructures (les gares) et les équipements (locomotives
et wagons) ont été les cibles. Cependant, et ce qui constitue une bonne
nouvelle, d'ici le 31 décembre de cette année 2011 vont être lancés les travaux
de réalisation de deux lignes ferroviaires, l'une pour les voyageurs et l'autre
pour marchandises et voyageurs.
Dans le domaine de l'apprentissage de la
conduite automobile, il est fait état d'un total de 119 auto-écoles pour 134
véhicules légers (permis B), 35 autres lourds (permis C) et 12 bus (permis D)
qui sont prises en charge par 75 moniteurs alors que le nombre des candidats au
permis de conduire, durant le premier semestre 2011, a atteint un total de
10.375 pour huit centres d'examen non aménagés excepté celui de Médéa, le chef
lieu de wilaya, qui est situé dans le quartier de M'salla. Dans le domaine du
contrôle technique des voitures, la wilaya de Médéa dispose aujourd'hui de six
stations dans les communes de Médéa, Draâ Smar, Berrouaghia, Bouskène, Ksar
El-Boukhari et Guelb El-Kébir pour un parc automobile roulant de 63.948
véhicules tous types confondus. Dans le domaine de la prévention routière, il a
été enregistré 660 accidents de la route, durant le premier semestre 2011, qui
ont fait 72 morts et 412 blessés plaçant ainsi la wilaya de Médéa, sur le plan
national, au 14ème rang pour les accidents de la route, au 25ème pour les
personnes décédées et à la onzième place pour celles blessées.
Le directeur des transports de la wilaya de
Médéa, M. Hocine Benothmane, nous dira : « Nos priorités actuelles, à la
direction des transports, vont à l'encouragement de l'investissement à travers
toute la wilaya de Médéa et plus particulièrement dans les zones rurales,
surtout celles enclavées, qui sont les plus défavorisées, le renforcement des
opérations de contrôle et d'inspection, la proposition d'inscription
d'opérations relatives à la réalisation d'infrastructures d'accueil des
voyageurs partout où les besoins se font sentir et, enfin, la mise en place le
plus tôt possible du nouveau plan de circulation, pour la ville de Médéa, dont
le cahier des charges a été établi et déposé au niveau de la commission des
marchés de la wilaya de Médéa (CMW) pour visa ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com