C'est le ras-le-bol chez lescitoyens qui se rendent au niveau des centres de santé implantés à travers les quartiers de la ville de Médéa.
Ceux qui doivent renouveler leur permis de conduire et qui sont soumis périodiquement à un examen médical, vu leur âge avancé, semblent être les premières victimes. Ces personnes doivent se faire délivrer un formulaire, prévu par le code de la route, par des médecins désignés normalement parmi ceux du secteur sanitaire, qui doivent, après auscultation, certifier le bon état physique et les facultés du concerné.Mais, malheureusement, pour ces personnes, c'est un véritable parcours du combattant.
Les citoyens rencontrés sur place sont irrités par des pertes de temps et les va-et-vient d'un centre de santé à l'autre. Ils sont obligés ainsi de revenir plusieurs fois pour trouver le médecin de service chargé de ce contrôle médical.
Mais le pire, c'est lorsqu'on vous dirige carrément vers un ophtalmologue privé désigné par l'administration, sans se soucier de la situation financière de ces pauvres gens, incapables de débourser le prix fort de la consultation allant de 800 à 1000 DA, alors qu'ils peuvent à peine faire face aux besoins de leurs enfants. Pourtant, le centre hospitalier Mohamed Boudiaf est doté d'un service ophtalmologie ainsi que de spécialistes dont la consultation est fixée à une somme symbolique de 50 DA seulement.
Le permis de conduire est pour beaucoup de citoyens leur gagne-pain, comme les chauffeurs de taxi et les commerçants.
Le directeur de la santé de la wilaya de Médéa a été questionné à ce sujet et s'est montré compréhensif. Il nous a fait part des écrits qu'il a adressés au directeur de la réglementation et de l'administration générale de la wilaya de Médéa (DRAG) pour remédier à cette situation, en vue d'agréer des médecins spécialistes du secteur de la santé publique et mieux organiser les consultations au niveau des différents établissements de santé de la wilaya.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkader Téta
Source : www.elwatan.com