Medea - Revue de Presse

Médéa Théâtre et musique à l'affiche



Après le vif succès qu'a connu le programme des activités qu'elle avait mis sur pied durant le mois de décembre écoulé, la direction de la Culture de la wilaya de Médéa, en collaboration étroite avec la Maison de la culture de la ville de Médéa, propose aux adeptes du théâtre et de la chanson, dans ses différents genres, un mois de janvier encore plus animé. Et ce sera, encore une fois, l'occasion pour les Médéens, qui retrouvent de plus en plus l'habitude de sortir en familles, de se donner rendez-vous dans cet antre de la culture qu'est la Maison de la culture Hacène El-Hassani de Médéa. Pour peu que l'information puisse bénéficier de toute l'attention indispensable de la part des responsables concernés à travers des canaux de transmission efficaces. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas pour cette première soirée, de dimanche dernier dans la mesure où le gala musical, un véritable plateau de choix, n'a bénéficié de la présence que d'une soixantaine de personnes, tout au plus, parmi lesquelles le directeur de la Culture celui du Tourisme et le directeur de la Maison de la culture. Ce qui est vraiment dommage. Tout comme cela a été le cas, lors de la dernière soirée animée, il y a une dizaine de jours, par la troupe artistique d'Oran avec les Baroudi BENKHEDDA, Houria BABA et El-Houari OULHACI. Un gala de toute beauté avec le duo oranais, Zoubir RAHAL et Abdelkader CHERIGUI, le Tlemcenien Taleb BENDIAB et les Cheikhs algérois Abdelkader CHERCHAM et Abdelmadjid MESKOUD, qui n'ont ménagé aucun effort pour satisfaire le public présent. Avec un orchestre bine mené par Hakim, l'homme qui fait parler son banjo et composé du deuxième banjo, Mahieddine, des deux percussionnistes que sont BENELDJOUZI au «tar» et le virtuose Sofiane à la «derbouka» Sid ahmed au violon, BAILICHE au synthétiseur, et enfin, au «kanoun» Cheikh Mabrouk qui n'est plus à présenter, Cheikh Abdelkader CHERCHAM a gratifié les présents de quelques-unes des meilleures chansons des années 70, l'époque dorée du chaâbi, en terminant par «Youm El-Djemaâ..». Il sera suivi par Cheikh Abdelmadjid MESKOUD, toujours aussi jovial avec son sourire de jeune premier, qui poussera les présents à regretter ces jours heureux où la plupart de nos villes ressemblaient à «Djazaïr ya El-Assima, M'habtak kouia». Des chansons bien nostalgiques qui ont ajouté au silence de cathédrale qui régnait déjà dans cette salle qui peut accueillir plus de 400 personnes. Avant les deux cheikhs, les spectateurs présents ont eu l'agréable plaisir de découvrir en Zoubir RAHAL et Abdelkader CHERIGUI, un duo de charme venu de la ville d'Oran - Sidi El-Houari. Un Zoubir RAHAL, à la voix chaude, et un abdelkader CHERIGUI à la voix angélique, qui chanteront «l'inversement des valeurs qui s'est malheureusement produit dans notre société» pour aller ensuite puiser dans le riche terroir oranais en reprenant les meilleures chansons du regretté Ahmed WAHBI et de Cheikh BLAOUI El-Houari. Un duo enchanteur qui terminera par appeler les Algériens à préférer la paix, la fraternité et l'amour du pays à travers d'autres chansons dont «Zabana...». Une soirée musicale qui a été ouverte par Taleb BENDIAB, venu de la lointaine Tlemcen. Sidi Boumédiène, qui puisera lui aussi dans le riche répertoire du haouzi tlemcenien avant de reprendre cette belle chanson du chaâbi de Cheikh H'cène Saïd, que Dieu lui prête longue vie, «Sifat Echamaâ oua El-Kandil». Un Taleb BENDIAB aidé en cela par une voix extrêmement chaude qui donne réellement plaisir à écouter. Pour en revenir au programme concocté pour ce mois de janvier, qui entre dans le cadre d'Alger capitale de la Culture arabe, et qui a débuté donc dimanche dernier, il prévoit sept autres soirées dont deux musicales avec respectivement les troupes de «Zaïr» et «Aïssaoua» de Constantine, et celle de «Diwan El-Gnaoua» de Blida. Quant aux soirées théâtrales, elles ont débuté mardi avec la pièce «Youm Min Zamanina» du théâtre régional de Batna, et se poursuivront le 14 avec «Ghobrat El-F'hama» du théâtre régional de Sidi Bel-Abbès, le 15 avec «Timthal Eddouk» du théâtre régional de Annaba, le 24 avec «Echouak Essalam» du théâtre régional d'Oran et enfin, le 25 janvier, avec «El-Haouat oua El-Kasr» du théâtre régional de Constantine. En espérant seulement que le public vienne en grand nombre lors de ces sept soirées qui s'annoncent bien prometteuses. Et là, il serait utile de relancer cette idée émise par de nombreux citoyens de la ville de Médéa consistant en l'installation d'un tableau électronique sur la façade de l'actuelle bibliothèque municipale (ex-siège de l'APC) donnant sur la place du 1er Novembre ou «Placet El-Fougania» pour les anciens Médéens. Ceci pour une information plus efficace sur les différentes activités culturelles, scientifiques et autres que la ville de Médéa accueille en grand nombre depuis ces trois dernières années.
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