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MEDEA : QUE DEVIENT LE PROJET DE GISEMENT DE BARYTINE '



PROJET TRES AMBITIEUX ET D'UNE GRANDE IMPORTANCE POUR L'AVENIR DU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA REGION DE BERROUAGHIA, VOIRE DE TOUTE LA WILAYA DE MEDEA, ET DONT LE LANCEMENT DES TRAVAUX DE SON EXPLOITATION ETAIT PREVU AVANT LA FIN DE L'ANNEE 2007, L'IMPORTANT GISEMENT DE BARYTINE DE «KOUDIA SAFIA» ATTEND TOUJOURS LE PREMIER COUP DE PIOCHE, POURQUOI ' QUELLES SONT LES RAISONS DE CE LONG RETARD '
C'est ce que nous avons voulu savoir auprès de Madame Farida Bensalma-Chelouche, directrice de l'Energie et des Mines de la wilaya de Médéa, qui a bien voulu nous accorder, un entretien. Et d'emblée, cette responsable a tenu à nous dire: «Effectivement, ce projet accuse aujourd'hui un très grand retard mais, je vous le confirme, il n'est pas mort. Il se trouve à l'arrêt, dans sa phase de pré-lancement, de façon temporaire pour des raisons que le propriétaire du titre minier, acquis au mois de février 2007, qui est une société algérienne, spécialisée dans l'exploitation minière, explique par le fait qu'il se trouve confronté à un gros problème de financement de ce grand projet. «Et Madame Farida Bensalma-Chelouche de nous en donner les explications: «ne pouvant à elle seule faire face au gros budget de financement de cet important projet d'extraction de barytine, d'où est tiré le concentré qui est utilisé dans les boues des forages pétroliers, cette société a tenté, à plusieurs reprises, de s'aider de partenaires mais sans résultat, ces derniers s'étant désistés après avoir pourtant donné leur accord.»
Et pour conclure notre entretien, notre interlocutrice a laissé entrevoir un espoir réel de voir se réaliser cet ambitieux projet, en appelant au téléphone, en notre présence, le premier responsable du projet de la SPA HII qui lui confirmera «qu'une réunion du conseil d'administration de la société s'est tenue, il y a tout juste quelques jours, afin de trouver les meilleures solutions pour assurer le financement nécessaire au lancement du projet dans les meilleurs délais possibles».
Pour rappel, ce gisement de barytine de «Koudia Safia» qui se trouve à 14 km à l'est de la ville de Berrouaghia, chef-lieu de daïra, situé à 27 km au sud-est de Médéa, avait fait l'objet d'une visite d'inspection, le samedi 14 juillet 2007, de l'ex-ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil. Une visite ministérielle qui avait été précédée, une année auparavant, exactement le lundi 17 juillet 2006, d'une réunion au siège de la direction de distribution de l'électricité et du gaz (ex-Sonelgaz) de Médéa et avait regroupé notamment M. Azzedine Maâzouz, son chef de la division études et travaux en électricité et gaz, MM. Abdelkader Aïssani et Rafik Yacoubi, représentant la SPA-HII, M. Yassine Aoudjet qui est aujourd'hui encore chef de service «Energie» à la direction de l'Energie et des Mines de la wilaya de Médéa ainsi que les propriétaires fonciers concernés par le passage sur leurs terres, et sur une distance de 24 km, de l'alimentation en énergie électrique (une ligne de moyenne tension de 30 KW - 3.000 volts) qui desservira la zone d'exploitation de ce gisement de barytine de «Koudia Safia». Une réunion qui avait pour objectif principal de lever toutes les contraintes, à commencer par trouver un terrain d'entente, à l'amiable, avec tous les propriétaires terriens concernés par ce projet et qui s'était soldée par une heureuse issue dans la mesure où ces derniers avaient accueilli très favorablement ce projet pour lequel la SPA-HII s'engageait à les dédommager dans le cadre de la réglementation en vigueur et surtout à créer des emplois au profit des citoyens de la région de Berrouaghia, dans un premier temps et de ceux de la wilaya de Médéa, une fois la construction de l'usine de concentration du minerai de barytine, achevée et la mise en production de son gisement entamée. Malheureusement. Et c'est ainsi que les choses stagnent depuis justement le mois de décembre 2007.
Pour l'information, ce gisement de barytine, qui est un sulfate de baryum dont le concentré est utilisé dans les boues des forages pétroliers dans ce sens qu'il augmente la pression lors de l'extraction du précieux liquide noir, est situé exactement sur la colline de Koudia Safia à Ouled Zaïd, une fraction de la commune de Berrouaghia et se compose géologiquement de trois amas minéraliers dont justement celui de la barytine qui est hautement commerciale. Un gisement de barytine dont les réserves sont estimées, selon la fiche technique qui nous avait été remise, à l'époque, par le premier responsable de la SPA-HII, à 3.926.000 tonnes de ce précieux minerai de barytine d'une teneur moyenne de 56,14% de Ba. S04. Toutes les études de valorisation de ce minerai qui ont été faites entre 1966 et 2004, par plusieurs sociétés nationales et étrangères, ont abouti au même résultat probant prouvant que le concentré de barytine de Koudia Safia, rencontre et surpasse même les normes de «l'Américan Pétroleum Institute» (API) pour les boues des forages pétroliers.
Au mois d'août 2004, le ministère de l'Energie et des Mines octroie à la SPA-HII qui est, faut-il le rappeler, une filiale du groupe espagnol «Taures», une autorisation d'exploitation minière de ce gisement de barytine de Koudia Safia (décision n°1346 du 03 août 2004). En 2005, les essais de valorisation de ce minerai sont confirmés par le consortium en recherches minières (COREM) du Québec (Canada) qui avait été engagé par Houria Ikram Industries. Et c'est ainsi qu'il a été décidé de mettre sur pied ce projet d'une extrême importance pour la production pétrolière en Algérie. Une production de concentré de barytine qui devrait s'étaler sur une durée minimum de dix années à une cadence d'exploitation de 400.000 tonnes de barytine par an pour une production de concentré de barytine de 200.000 tonnes par an. Ce qui permettra à l'Algérie de ne plus en importer. Bien au contraire, notre pays deviendra l'un des pays exportateurs de ce précieux produit. Ceci en plus surtout du bénéfice très important qu'en tirera la wilaya de Médéa en termes de création d'emplois, plus de 300. Un projet dont le coût global est de plus de 1,51 milliard de dinars avec un investissement déjà engagé, au 31.12.2007, de 500 millions de dinars. Alors ' C'est la question qui reste toujours posée et qui pourrait trouver une réponse FAVORABLE AUPRES DES INVESTISSEURS LOCAUX, REGIONAUX ET NATIONAUX, VOIRE ETRANGERS.
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