Medea - Revue de Presse

Médéa Pollution et déchets font ménage



Une montée au créneau sans précédent estobservée ces derniers temps dans les actions que mène la société civilemédéenne, à travers sa coordination des associations de quartiers, contre lepollution sous toutes ses formes, qui enveloppe la ville et menace de plus enplus la santé de ses 150.000 habitants. Une préoccupation qui est devenue unsujet d'actualité abordé un peu partout, et notamment dans les mosquées, enmettant l'accent sur les nombreux facteurs ayant une incidence directe sur lapollution du paysage environnemental de la ville. Ainsi, l'on n'hésite pas àporter un doigt accusateur sur cette décharge publique sauvage à ciel ouvert deHarbil, sur les décharges créées un peu partout dans les quartiers de la villepar des «citoyens» inconscients qui font fi de la réglementation en vigueur etmettent ainsi à rude épreuve les efforts consentis, il faut le souligner, parle service communal de la voirie malgré l'insuffisance des moyens, sur toutecette fumée noirâtre et volumineuse dégagée par un grand nombre de véhiculesvétustes, les bus en particulier, tout comme cette augmentation de plus en plusimportante des motocyclettes auxquelles les jeunes enlèvent le potd'échappement, ajoutant ainsi cette pollution sonore très énervante et, pourclore cette liste, le complexe de fabrication des médicaments du groupeantibiotical-Saïdal, implanté dans la commune de Harbil, situé à quelque 11kilomètres à la sortie ouest de Médéa, est également cité.Si le problème concernant la principaledécharge publique est en voie d'être résolu avec la mise en service prochainedu centre d'enfouissement technique (CET) des ordures ménagères et autres quivient d'être réalisé dans la commune voisine de Draa Smar, il n'en est pas demême pour les autres dont la résolution dépend de l'intervention des autoritéslocales mais surtout du degré de citoyenneté des habitants de la ville et enparticulier, de tous les individus incriminés et responsables de cettesituation peu reluisante que vit aujourd'hui la ville de Médéa - SidiEl-Berkani. Une situation qui est quelque peu atténuée par l'image de plus enplus propre qu'offrent les rues comme les boulevards grâce aux efforts detoutes ces équipes de jeunes engagées dans le cadre du projet «Blanche Algérie»lancé le 6 mars 2006. Reste le complexe Antibiotical-Saïdal considéré comme lepoint noir car le plus préoccupant dans la mesure où la société civile n'hésitepas à le rendre en partie responsable des maladies et autres allergies «nouvelles»à la ville de Médéa, constatées ces dernières années, et qui demeure toujoursle sujet de discussion privilégié. Un complexe dont les problèmes en faisant unfacteur des plus polluants avaient commencé, il y a plus de trois années, avecle projet d'installation d'un incinérateur de déchets hospitaliers etpharmaceutiques provenant d'autres wilayas. Les appréhensions de la sociétécivile médéenne ayant augmenté dernièrement suite à des rumeurs persistantesfaisant état de l'incinération secrète de ces déchets dans des fosses aménagéesau sein du complexe.Pour son premier responsable, M. MohamedHammouche, il s'est voulu très rassurant: «Pour l'incinérateur, je tiens àrappeler que le projet a été abandonné définitivement à la fin de l'année 2005,sur une instruction expresse de M. le ministre de l'Environnement et del'Aménagement du territoire. Ses brûleurs ont été démontés et son alimentationen gaz naturel supprimée. Ne subsiste actuellement que la carcasse du fourneauqui va être enlevé incessamment par la société ECFERAL qui l'a installé. Avecla précision que cet incinérateur n'a jamais été mis en service. Seul le propreincinérateur du complexe est en service, pour ses besoins spécifiques, et souscontrôle régulier. Comme il est muni d'un système de lavage de la fumée adaptéqui élimine tout danger toxique».Au sujet des déchets hospitaliers etpharmaceutiques qui seraient incinérés secrètement au sein du complexe, M.Mohamed Hammouche dira: «je tiens à démentir catégoriquement et de la manièrela plus officielle des allégations. Ces rumeurs, que certaines personnesrépandent avec des desseins malintentionnés, sont dénuées de tout fondement».Quant aux maladies et autres allergiesconstatées parmi la population, notamment celles respiratoires et cutanées, ceresponsable dira: «elles n'ont absolument aucun rapport avec les activités ducomplexe.Sinon, une grande partie de nos 1.355employés en seraient aujourd'hui atteints, sachant qu'ils font l'objet d'uneexposition prolongée qui peut durer jusqu'à neuf heures quotidiennement,c'est-à-dire le temps de travail d'une équipe. Jusqu'à aujourd'hui, nousn'avons enregistré aucun cas de ces pathologies parmi notre personnel». Et M.Mohamed Hammouche de conclure: «les activités du complexe n'ont aucun impactnégatif sur l'environnement aussi bien immédiat qu'éloigné.
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