429 accidents de la route ayant entraîné la
mort de 46 personnes et des blessures, à des degrés divers, à 801 autres ainsi
que pas moins de 33.016 cas de retrait de permis de conduire ont caractérisé
les 9 premiers mois de cette année 2010.
Tel est le bilan établi par le commandement
du groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya de Médéa dans le domaine
de la sécurité routière. Un bilan qui est cependant nettement en baisse par
rapport à celui de la même période de l'année 2009 durant laquelle il avait été
enregistré 596 accidents de la route qui avaient fait 82 morts et 1.220
personnes blessées à des degrés divers. A la seule différence que le nombre des
cas de retrait de permis de conduire a connu une hausse vertigineuse. Un bilan
qui nous a été présenté par le colonel Bouziane Griche, commandant du
groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya de Médéa, au cours d'une
conférence de presse qui a été tenue lundi dernier au siège de «l'Escadron de
sécurité routière» (E.S.R.) de la gendarmerie nationale, stationné à
Berrouaghia, chef-lieu de daïra situé à 27 km au sud-est de Médéa. De la
présentation de ce bilan, il ressort que la wilaya de Médéa dispose d'un réseau
routier de pas moins de 3.992 km dont 671 de routes nationales, 873 de routes
départementales et 2.448 de routes communales. Un réseau routier de la wilaya
de Médéa qui reste malheureusement encore caractérisé par pas moins de 19
points noirs notamment sur les RN 1, 8, 18 et 40.
429
accidents de la route dont 310, soit 72,26%, ont eu lieu sur les routes
nationales, 59 (13,75%) sur les routes départementales et 19 (4,42%) sur les
routes communales. Quant au reste de ces 429 accidents de la route, au nombre
de 41, ils ont eu lieu sur des routes non classées ainsi qu'à l'intérieur de
groupements d'habitations rurales. Les journées les «plus dangereuses» ayant
été celles de samedi (69 accidents), jeudi (68) et dimanche avec 67 accidents
de la route alors que la journée la «plus calme», durant ces 9 premiers mois de
l'année en cours, aura été celle de lundi avec 45 accidents de la route. Quant
à la tranche horaire la «plus dangereuse», elle aura été celle entre 18h et 22h
avec pas moins de 109 accidents, suivie de celle entre 22h et 05h avec 104
accidents de la route. Par ailleurs, les véhicules les plus incriminés dans ces
429 accidents de la route auront été ceux légers avec 68,57%. Les véhicules
poids lourds ont été les responsables directs de 17,74% de ces 429 accidents de
la route. Les piétons auront été, quant à eux, responsables de 7,81% du total
des accidents de la route ayant caractérisé ces 9 mois de l'année en cours.
Quant aux causes principales ayant entraîné ces 429 accidents de la route,
elles restent surtout liées à la perte de contrôle du véhicule, l'excès de
vitesse et le dépassement dangereux. Durant ces 9 premiers mois de l'année
2010, il a été relevé, pas moins de 62.649 infractions aussi bien dans le
domaine de la police de la route que dans celui de la coordination de
transport. Un chiffre cependant bien en baisse par rapport à celui de la même
période de 2009 avec un total de 95.566 infractions. Dans le domaine des
activités préventives, il a été mené plusieurs campagnes de sensibilisation
ainsi que des journées de prévention par le commandement du groupement de la
gendarmerie nationale de la wilaya de Médéa en coordination avec d'autres
partenaires et notamment les scouts musulmans algériens (SMA), la sûreté de
wilaya, la protection civile, les directions des Travaux publics, des
Transports, de la santé, l'association «les Amis d'Aïn Boucif», la radio
locale, «la Voix du Titteri»… A propos justement de cette prévention contre les
accidents de la route, le commandement du groupement de la gendarmerie
nationale de la wilaya de Médéa a installé, voilà deux années, une cellule de
réflexion et de suivi dont le rôle essentiel est d'apporter et de trouver les
meilleures solutions à «tous les problèmes» qui caractérisent la circulation
routière à travers ce vaste territoire de la wilaya de Médéa. Comme il reste à
rappeler, pour conclure, que les activités de la gendarmerie nationale prennent
en charge la sécurité routière «extra-muros», c'est-à-dire en dehors des
agglomérations. Alors que celle de l'intérieur des agglomérations ou
«intra-muros» est placée sous la responsabilité de la sûreté de wilaya ainsi
que celles des daïras.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com