« La dernière réfection dont avait bénéficiéla rue principale qui traverse notre quartier remonte à plus de... trenteannées. Devenue une piste aujourd'hui, elle se caractérise par des crevasses etde profondes rigoles qui font vivre un véritable calvaire, à longueur d'année:poussières suffocantes par temps sec et bourbier par temps de pluie».C'est le passage qui frappe le plus, dansle contenu de la pétition qui nous a été remise, samedi dernier, par leshabitants du quartier Mokaddem Benyoucef qui fait face à l'ancienne gareferroviaire de Médéa. La confirmation nous en sera donnée lors de notre visitesur les lieux: impossibilité de circuler convenablement pour un simple véhiculeléger, des cas d'entorse dont ont été victimes plusieurs personnes âgéesnotamment, nous ont été rapportés... Et des habitants présents sur les lieuxd'ajouter: «nous avons adressé plusieurs correspondances aux différentes APCqui se sont succédé, mais sans aucun résultat. Et dire que notre quartier estsitué pratiquement en plein centre-ville».Alors que certains signataires de lapétition en question ajouteront: «l'appel que nous lançons aujourd'hui l'est endirection de M. le wali dont nous mesurons les gros efforts consentis pourdonner à la ville de Médéa, et à toutes celles de la wilaya, le visage quidevrait être le leur. Un plan d'aménagement et d'embellissement qui devrait,nous l'espérons, toucher également l'intérieur des quartiers».C'est, en effet, cette situation, peuenviable, dont souffrent plusieurs quartiers immédiats de la ville de Médéatout autant que ceux alentours comme Aïn El-Kébir, Batti supérieur, El-Ançor,Takhabit, Aïn Laaraisse, Ras Kellouche, Kouala, Settara... Dont les habitantsde certains parmi eux sont obligés de faire un kilomètre et plus à pied pouratteindre leurs domiciles, les chauffeurs des véhicules de transport urbain,refusant de faire la ligne jusqu'à un terminus à cause de la dégradationavancée qui caractérise les quartiers d'Aïn Laaraisse et de Ras Kellouche. Leproblème se posant avec acuité en hiver. Un autre facteur aggravant qui portepréjudice à ces rues et autres chemins de certains de ces quartiers: lesspacieuses fontaines publiques aménagées où se retrouvent chaque jour plusieursvéhicules pour un grand lavage. Avec tous les désagréments que ce comportementcondamnable entraîne. Comme cela est le cas pour le quartier Setara et surtoutcelui de Talaïche, en contrebas de la vieille ville de Médéa, dont la routeprincipale vient de recevoir tout dernièrement, un excellent tapis en bitume.Une très belle infrastructure qui risque, cependant, d'être rapidement dégradéesi rien n'est fait par les autorités concernées pour interdire à tout propriétairede véhicule d'utiliser cette merveilleuse fontaine comme station de lavage. «Lavisite de M. le wali dans notre quartier, au lendemain de la réception de ceprojet, nous laisse cependant espérer que les dispositions les plus rigoureusesvont être prises pour redonner à ce quartier le calme qui y a toujours prévalu.Et à ses habitants la quiétude dans laquelle ils ont toujours vécu. Et le plusimportant surtout, c'est de préserver cet acquis, dont nous venons debénéficier, des conséquences que ne manquera pas d'entraîner toute cette eauqui y est déversée inconsidérément par tous ces véhicules, les légers comme leslourds, qui y viennent chaque jour pour leur lavage hebdomadaire», nous dirontles habitants que nous avons rencontrés sur les lieux lors de notre visite, aulendemain justement de la visite du wali, M. Abdelkader Zoukh, sur les lieux.Le vaste plan d'aménagement etd'embellissement lancé depuis le mois d'avril 2006 dans les principales villesde la wilaya de Médéa, n'a pas manqué de susciter les plus grands espoirs chezles habitants des quartiers situés «un peu en retrait» des grands boulevards etautres avenues. Des espoirs de voir leur rues et autres chemins bénéficierd'une réfection sérieuse qui se fait attendre depuis des années, voire desdécennies. Des espoirs, enfin, qu'est venu renforcer davantage ce tapis enbitume de qualité qui vient d'être posé dans ce quartier séculaire de Talaïche.Et pourquoi pas revoir les familles médéennes venir profiter de la fraîcheur del'eau et du calme vivifiant qu'a toujours procurés cette merveilleuse fontainede Talaïche tout autant que celle de Laâouina toute proche. Comme au bon vieuxtemps.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com