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Médéa : les citoyens de Tlétat Edouaïr s'insurgent



Ils ont fermé la principale route traversant leur agglomération pour exiger "la venue du wali en personne".Dans leur message diffusé sur les réseaux sociaux, les citoyens de la commune ont émis plusieurs revendications se rapportant essentiellement au problème de développement de la commune concernant les secteurs socio-éducatif, l'habitat et les loisirs.
Parmi les revendications soulevées, l'annulation de la liste des bénéficiaires de logements qui occupe la première place, suivie de la désignation d'une commission d'enquête pour être dépêchée sur place afin de constater les dépassements concernant le problème du logement dans la commune.
À cela s'ajoutent l'exigence de doter la commune d'une polyclinique, l'affectation d'une ambulance médicalisée, la réalisation de stades de proximité et des structures de loisirs pour les jeunes. Mais le départ des élus de l'APC et la réalisation d'un lycée ont été les exigences primordiales des protestataires qui ont fermé la route avant d'être rejoints par des groupes de lycéens qui ont marché ensemble le long de la principale artère et scandé "un lycée est un droit et non avantage". D'ailleurs, la revendication d'un lycée a aussi été soutenue par des associations, dont l'association des parents d'élèves, les associations caritatives et la section des scouts musulmans de la commune de Tlètat Douaïr. Dans leur communiqué adressé au wali, les associations citées déplorent les conditions difficiles endurées par les élèves et les résultats scolaires négatifs de la majorité d'entre eux, situation qui a engendré le phénomène de déperdition scolaire et son corollaire la délinquance. À cela s'ajoute l'entassement des élèves du moyen dans des classes surchargées. L'établissement étant une ancienne école primaire transformée en CEM en 1988, il n'arrive plus à suffire à un effectif de plus de 800 élèves.
Le retard est plus aigu concernant le manque de structures d'enseignement secondaire obligeant quelque 300 enfants de la commune à effectuer des navettes quotidiennes pour se rendre au lycée de la commune voisine de Seghouane et rentrer tard chez eux. Il est à rappeler l'incident qui s'est produit le 14 janvier et qui a failli dégénérer et coûter des vies humaines après des affrontements entre élèves et la destruction de véhicules de transport scolaire, n'était l'intervention des services de sécurité, selon le même communiqué.

M. EL-BEY
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