Medea - Revue de Presse

Médéa La pâtisserie fait son salon



C'est une véritable première dans le domaine des expositions qu'a vécue, dans la matinée de lundi dernier, la maison de la Culture Hacène El-Hassani de Médéa, avec l'ouverture du «premier Salon local de la pâtisserie traditionnelle et moderne». Ouverte par M. Ahmed Ayache, directeur de la Culture de la wilaya de Médéa, en présence des directeurs de l'ANGEM et de la maison de la Culture hôte et organisatrice de ce salon, cette manifestation, qui a duré jusqu'à hier, est l'occasion pour seize jeunes filles et femmes exposantes, toutes de la ville de Médéa, de faire étalage de tout leur savoir-faire dans le domaine de la pâtisserie, aussi bien traditionnelle que moderne surtout. Une exposition où les différentes couleurs et les formes les plus «invraisemblables» des dizaines de types de gâteaux faisaient réellement plaisir à voir. Des gâteaux traditionnels, typiques à la région de Médéa, qui vont de la «M'thakba» au «r'fiss» en passant par «el'msemen», «el'khochkach», «el'baghrir», «makrout el'âsel», «ettrounia».... Alors que pour la pâtisserie moderne, qui se caractérise par un volume de variétés autrement plus important... modernité oblige, le moins que l'on puisse dire est que l'on est resté longuement admiratif devant tant de prouesses de la part des jeunes filles et femmes pâtissières médéennes. Des gâteaux modernes qui vont de ceux que l'on a l'habitude de préparer chez soi et ceux que l'on «rencontre» lors des différentes fêtes de mariage à ceux aux noms étrangers comme, entre autres gâteaux exposés, «âch ennemla» (nid de la fourmi), «la tarte terrain de football» pour l'anniversaire des petits garçons», «le chapeau féminin» pour celui des petites filles, «la tarte-mosquée» pour le retour d'un hadji. A propos justement de la décision prise par les organisateurs de réserver ce premier salon uniquement aux exposantes de la ville de Médéa, il nous a été expliqué que «cela nous permettra d'avoir une première évaluation aussi bien sur la qualité de l'exposition que sur l'engouement du public, féminin surtout, qui aura visité ce premier salon. Et si tout se passe bien, ce salon s'élargira à toutes les pâtissières de la wilaya de Médéa et, plus tard deviendra régional et pourquoi pas national». Ce premier salon se caractérise évidemment par un concours qui est doté de deux prix à valeur financière toute symbolique pour cette première édition : l'un pour la meilleure exposante de pâtisserie traditionnelle et l'autre, pour celle de la pâtisserie moderne. Au cours de la cérémonie d'ouverture et durant la visite des seize stands, qui s'en est suivie, certaines des exposantes, intéressées par l'opération des 100 locaux commerciaux par commune, n'ont pas manqué l'occasion de faire part de leur désir d'en avoir un. Et des explications détaillées sur la procédure à suivre leur ont été données par le directeur de l'ANGEM notamment. Et pour l'information, plus d'une vingtaine de ces locaux, au niveau des ex-Galeries algériennes de Aïn D'heb à Médéa, n'ont pas encore trouvé... preneurs. La plupart des exposantes présentes à ce premier salon, nous ont indiqué travailler actuellement avec des commerçnts-pâtissiers de la ville de Médéa. Certaines d'entre elles donnent même des cours, à des dizaines de jeunes filles, dans des conditions très difficiles vu l'exiguïté de leurs demeures familiales. Ajoutons, pour conclure, que la première journée de ce «premier Salon local de la pâtisserie traditionnelle et moderne» a vu un nombreux public, à majorité féminin, se rendre à la maison de la Culture Hacène El-Hassani où se tient cette exposition.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)