Lancé au mois de novembre 2005, pour uncoût global estimé à plus de 230 milliards de centimes et s'étalant sur unepériode de cinq années (2005-2009), le «Projet emploi rural 2» (PER 2) continued'enregistrer des résultats.C'est ce qui ressort d'emblée de la lecturedu bilan physique des réalisations, arrêté à la fin du mois de juillet dernier,qui nous a été communiqué par M. Hocine Dahmani, chef de service à laConservation des forêts de la wilaya de Médéa. Un projet qui, faut-il lerappeler, vise surtout la création et la promotion de l'emploi en zones ruralesoù vivent plus de 620.000 habitants, soit un taux de plus de 75 %. En d'autrestermes, créer les conditions nécessaires à la fixation de ces populations,voire encourager celles qui avaient choisi l'exode à retourner sur leursterres, en leur donnant les possibilités de pouvoir bénéficier d'emploispermanents. Un projet qui est financé par la Banque mondiale et qui prévoit lacréation de plus de 17.200 emplois permanents en milieu rural d'ici la fin del'année 2010. Pour rappel, la wilaya de Médéa s'étale sur une superficie totalede 878.000 hectares dont 300.000 ha en surface agricole irriguée (SAU), avecune population active estimée à près de 300.000 ayant un emploi stable dont130.000 exercent leurs activités en milieu rural, parmi lesquels seuls 90.000occupent un emploi permanent.Ce «projet emploi rural 2» vise également àlutter contre l'érosion des sols et à favoriser la revitalisation des espacesruraux, la protection de l'environnement, la reconversion de la pratiqueagricole céréalière en cultures pérennes, et la mobilisation des ressources eneau. Il touche, dans un premier temps, plus de 22 communes présentant descaractéristiques de pauvreté très avancée, pour un total de plus de 143localités et concerne une superficie de 291.000 hectares. Alors que le nombredes ménages ruraux qui en bénéficient s'élève à près de 44.100 pour unepopulation estimée à plus de 309.000 personnes. Sa consistance réside surtoutdans le reboisement, la plantation fruitière de montagne qui résiste auxintempéries (rustique), les travaux sylvicoles (entretien et exploitation desforêts), le développement de l'apiculture et de l'aviculture, les correctionstorrentionnelles, la fixation des berges, la réfection des banquettes, la posede brise-vent, les retenues collinaires, le fonçage de puits, l'ouverture denouvelles pistes..Moins de deux années après son lancement,ce projet a généré 2.073 emplois dont plus de 877 pour les seules correctionstorrentielles avec plus de 64 m3 qui ont été réalisés sur les 180 m3 inscritset engagés soit un taux de 35,68 % vient ensuite le reboisement avec laréalisation de 717 hectares sur les 1.956 ha engagés (la superficie inscriteétant de 2.550 ha), soit un taux de 38,19 %, ce qui a généré 356 emplois. Lesplantations, fruitières rustiques, qui attirent de plus en plus, constituent l'autrecréneau positif avec la réalisation de 2.400 hectares sur les 3.862 ha engagés(la superficie inscrite étant de 4.134 ha), soit un taux de 63 %, ce qui agénéré 291 emplois. La superficie réalisée dans le domaine des travauxsylvicoles a été de 1.419 hectares sur les 1.520 ha inscrits et engagés, soitun taux de 94 % avec la création de plus de 253 emplois. L'autre domaine, qui agénéré un nombre appréciable de 147 emplois est celui de l'améliorationfoncière avec 1.244 hectares réalisés sur les 12.280 ha engagés (la superficieinscrite étant de 3.050 ha), soit un taux de 97 %. Les 149 autres emplois quiont été créés l'ont été dans l'apiculture, la plantation fruitière irriguée, lafixation des berges, la pose de brise-vent, l'aménagement de source et laréhabilitation des pistes. D'autres créneaux ont été lancés tout dernièrementcomme l'artisanat, l'aménagement de 39 points d'eau, le fonçage de 32 puits etla réhabilitation de 20 autres. Un «projet emploi rural» qui semble bien partiet qui une fois sa vitesse de croisière atteinte, permettra quelque peud'atténuer ce taux de chômage assez élevé qui touche la population rurale enâge de travailler.Pour en revenir aux correctionstorrentielles qui consistent en la construction de seuils en pierres au bas destalus, en bordure des routes, pour faire face aux éboulements et auxglissements de terrain et préserver ainsi les infrastructures routières, M.Hocine Dahmani, nous fera part d'une autre action, dans ce sens, qui a étéengagée par la Conservation des forêts de la wilaya de Médéa, depuis le 1erjanvier 2007, dans le cadre «TUP-HIMO» (Travaux d'utilité publique à hauteintervention de main-d'oeuvre). Une action qui a touché notamment les routesnationales 1 et 18 ainsi que le nouveau pôle urbain de la ville de Médéa avecun volume réalisé de 16.000 m3 et qui a généré 462 emplois pour un total de 22entreprises engagées, ce qui donne un taux de réalisation de 50 %.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com