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MEDEA: L'eau, l'hygiène et le reste



MEDEA: L'eau, l'hygiène et le reste
Décidément, la fête religieuse de l'Aïd El-Adha, le sacrifice rituel du mouton, est devenue, par la force des choses, celle de «tous les dépassements», allant de «la cherté du mouton» à «celle de tout ce qui est nécessaire, comme légumes et ingrédients, à la cuisson de ce même mouton», en passant par «la prolifération de ces nouveaux apprentis zellafine», «les problèmes liés à l'hygiène du paysage environnemental». Une situation de «trop laisser-aller» qui empire, d'année en année, et que les pouvoirs publics devraient prendre en considération pour rechercher les solutions et trouver les moyens adéquats à même de redonner à cette fête religieuse de l'Aïd El Adha, toute la valeur, la propreté, la solennité… qui étaient siennes dans un passé pas trop lointain.En effet, le rite sacrificiel achevé, une grande majorité de citoyens concernés laissent en l'état, de grosse et repoussante saleté, les lieux du sacrifice qui sont très souvent une cage d'escaliers, une cour de bâtiments OPGI, un trottoir… Des lieux infestés par les immondices et les restes nauséabonds du mouton sacrifié, le tout au milieu d'une grande mare de sang. Ces mêmes «citoyens», tablant toujours, après un regard vers le ciel quelque peu nuageux, sur une éventuelle et providentielle pluie. Des citoyens qui font, malheureusement, fi de tout esprit de civisme et de bon sens. Et dire que l'on a besoin de seulement, en pareille situation, d'eau, de javel, d'un balai ou d'un frottoir. Quoique cette année, il faudrait le souligner, les locataires de certaines cités de l'OPGI, dont notamment celle de ‘Bouziane fonctionnaires', ont profité de l'aubaine offerte par l'Algérienne des eaux (ADE) de Médéa (l'eau a coulé dans les robinets de 5h à presque midi, en cette première journée de l'Aïd El Adha) pour bien laver, à grande eau, tous les lieux du sacrifice.
Une fois le rite sacrificiel terminé, commence alors un autre calvaire caractérisé par le «où trouver le bon zellaf'», et, devant la disparition, presque totale, des maréchaux-ferrants ou ferronniers, à Médéa comme partout ailleurs, dans les villes de l'intérieur, il n'en reste qu'un seul à Médéa, les personnes concernées se rabattent, inévitablement, sur ces «nouveaux professionnels du «tezliff». Un phénomène nouveau qui est né, il y a trois ou quatre années, et qui a pris une telle ampleur qu'aujourd'hui, pas une ruelle, une rue, une courette de cité, un quartier n'échappent à cette « profession nouvelle » animée pas des jeunes dans leur grande majorité. En effet, équipés d'une simple bouteille de gaz butane, d'un couteau et d'un chalumeau posés à même le sol, ces jeunes proposent leurs services, la plupart du temps très rapides. Et, en un clin d''il, le travail est «terminé» moyennant des «honoraires» variant entre 150 et 250 DA, selon la tête du mouton. Un travail, la plupart du temps mal fait, qui fait toujours et beaucoup jaser les «clients » dans la mesure où la tête et les pieds du mouton sont tout simplement et seulement noircis et loin d'être totalement débarrassés de leurs poils! Et là aussi ressurgit, bien évidemment, le problème de la propreté et de l'hygiène des lieux, tout autant que de l'atmosphère, avec cette fois-ci une pollution étouffante, des lieux repoussants… Ces jeunes «zellafine», une fois partis, laissent derrière eux, des lieux sales, des taches noirâtres, des tas de cornes et de sabots… en donnant un visage hideux au paysage environnemental déjà maltraité, à longueur d'année, par toutes sortes de facteurs polluants.
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