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Médéa Hommage à Mohamed Medjahed



Médéa Hommage à Mohamed Medjahed
La célébration de la Journée internationale de la presse a été marquée par un hommage appuyé par la corporation des journalistes et correspondants à un des ténors du métier, Mohamed Medjahed, dit Momo, ravi aux siens la fin de l'année écoulée.
Ils sont venus de tous les coins de la région pour prendre part à l'événement, ses anciens amis de la presse écrite, de la radio et de la télévision, qui ont tous tenu à être présents et à vouloir exprimer leur témoignage de reconnaissance à quelqu'un qui possédait des qualités exceptionnelles. Pour Madjid Kaoua, écrivain et journaliste, 'Medjahed avait la passion du pays profond, de ses terroirs et de sa culture populaire dont il évoquait avec talent et intelligence les diverses facettes et richesses". 'Et plaisir, ô combien stimulant, son art de narrer les 'nourritures terrestres", avec leurs fruits et légumes, leurs herbes et leurs épices, en accompagnant le tout avec une science de l'étymologie vernaculaire et universelle". 'Est-il besoin de souligner que dans ce domaine, il fut un vrai pédagogue, usant de la plume, de la voix, par l'écrit et l'image durant des décennies, sans quête de gloriole ou de carriérisme. Il était tout à son art."
Le témoignage tonitruant de son ami et collègue Hassan Sahraoui, ex-producteur à la Chaîne III, a été une autre preuve de la notoriété du défunt qui était connu de Choumaïcha, la célèbre animatrice de l'émission culinaire de Médi 1.
Pour Zine Benbadis, journaliste à la Chaîne III, Mohamed savait parler des quartiers de sa ville d'adoption et des acacias plantés du temps de la colonisation pour servir d'abris aux chevaux contre le soleil en été. Avec beaucoup d'émotion, il dira que le défunt nous a invités à visiter Médéa mais le sort a voulu qu'on vienne dans d'autres circonstances.
L'on rappellera que Mohamed Medjahed a eu un parcours professionnel très riche dont les prémices ont commencé à se manifester dès ses années d'enfance dans sa ville natale Sidi Bel-Abbès qu'il quitta en 1967 pour rejoindre l'école hôtelière de Tizi Ouzou puis celles de Boussaâda où il y restera comme enseignant.
Ses goûts pour la littérature l'amèneront à animer plus tard des ateliers de poésie à côté des expositions de peintres de renom tels que Khedda, Laghouati, Abdeddaïm, etc.
Après avoir pris une part active à la préparation de la tenue du 1er colloque sur le savant Mohamed Bencheneb, organisé en 1980 par la Maison de la culture de Médéa, il publiera un long article sur le personnage dans la revue Tassili de la compagnie Air Algérie. Il a collaboré au dictionnaire universel du pain par la rédaction d'un article sur les différentes variétés de pain domestique qui existent en Algérie, leurs appellations et leurs cuissons.
Touche à tout, il maniait l'art de la photo, jouait de plusieurs instruments de musique, en plus des nombreuses chroniques culinaires qu'il avait publiées dans les journaux Alger-Républicain, Le Matin, El Watan, Liberté, dans les revues Bien-Être, Méïda, et de l'animation d'émissions radiophoniques et de télévision. Le défunt s'est éteint le 22 décembre 2012 à l'âge de 64 ans.
M E B
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