Medea - Revue de Presse

Médéa: Des projets pour combler le vide



Sortant d'une longue nuit cauchemardesque qui aura duré plus d'une décennie, caractérisée par les exactions terroristes de tous genres qui avaient aggravé encore plus l'isolement, presque total, dans lequel elle se trouvait déjà, la daïra d'Ouled Antar reprend petit à petit goût à la vie, dans l'attente de lendemains meilleurs.

Des conditions de vie actuelles extrêmement difficiles pour une population, à majorité de jeunes, qui dépasse aujourd'hui les 16.000 habitants. Une daïra composée des trois communes de Boghar, Ouled Hellal et Ouled Antar, dont le manque de perspectives dans le domaine de la subsistance à travers l'emploi notamment, pousse les personnes âgées de plus de quarante ans à se recroqueviller sur elles-mêmes en se contentant de menues activités traditionnelles, agro-pastorales principalement. Alors que les plus jeunes se tournent vers «la ruée quotidienne» à longueur d'années sur la ville de Ksar El-Boukhari, distante d'une vingtaine de kilomètres à la recherche d'un hypothétique moyen de rentrée d'argent, nécessaire aux besoins de leurs familles. Mais même cette tentative est devenue de plus en plus aléatoire, dans la mesure où cette ville de Ksar El-Boukhari constitue aujoiurd'hui le «point de ralliement» des jeunes de pratiquement toutes les communes relevant des deux autres daïras limitrophes de Sebt Aziz et Chahbounia dont les populations vivent, elles aussi, les mêmes problèmes et font face aux mêmes besoins de subsistance.

Tout ceci a fait que le quotidien de la population juvénile surtout de ces trois communes d'Ouled Antar se résume aux rencontres quotidiennes, dans les cafés où, à leurs abords, durant lesquelles l'ennui et l'oisiveté restent dominants. Que voulez-vous que nous fassions d'autre ? Nous n'avons ni moyens de loisirs ni autre chose qui puisse nous occuper utilement. Nous manquons de tout ! S'il vous plaît écrivez-le, dites-le à M. le wali», me diront spontanément et en choeur de nombreux jeunes dont des adolescents exclus du système scolaire, que j'ai approchés à Ouled Hellal, lors de la visite d'inspection, qu'y effectuerait justement jeudi dernier, le wali de Médéa, M. Abdelkader Zoukh, qui était accompagné de plusieurs directeurs de son exécutif ainsi que des autorités militaires de la wilaya. Une daïra qui est située à quelque 90 km au sud-est de Médéa au milieu des montagnes et des forêts qui surplombent la ville de Ksar El-Boukhari.

Une visite dont la première étape sera le projet de réhabilitation et de modernisation de la RN 60 sur une distance de 30 km, depuis l'entrée d'Ouled Antar jusqu'à Ouled Hellal. Un projet d'un délai de douze mois et dont le taux d'avancement des travaux est actuellement de 15 %, qui ne manquera pas de contribuer au développement de cette région enclavée et aidera au retour des population rurales sur leur terres. Un projet dont le montant global est de plus de 23 milliards de centimes et qui a généré 100 emplois. Ce sera ensuite la réception du parc communal d'Ouled Hellal, après sa totale réhabilitation qui aura coûté plus de 550 millions de centimes. Elle sera suivie par l'inspection des travaux de la future salle de lecture, achevée à 95 % et d'un coût global de 325 millions de centimes, de celle du chantier, de construction de 12 logements sociaux locatifs, d'une enveloppe financière d'un milliard 400 millions de centimes, ayant généré 20 emplois. Une visite dans cette commune de quelque 5.000 habitants qui prendra fin avec le choix du terrain devant accueillir 30 autres logements sociaux locatifs, et la visite du CEM à l'intérieur duquel, là aussi, le manque de verdure (absence d'arbres et d'espaces verts) est à signaler.

Dans la commune d'Ouled Antar, dont la population actuelle est de plus de 4.000 habitants, M. Abdelkader Zoukh inspectera le projet de la pépinière intercommunale, au lieu-dit «Aïn R'mali» d'une superficie de 2,5 hectares, qui produira plus de 200.000 plants divers. Avec un taux d'avancement des travaux aujourd'hui de 40 %, cette pépinière a déjà produit 20.000 plants et coûtera quelque 178 millions de centimes. Après le choix d'un terrain pour un projet d'habitat rural (dégourbisation), il a été procédé à l'inspection des travaux d'une salle de lecture, achevée à 95 % et d'un coût global de 323 millions de centimes, suivie de l'inspection du projet de 20 logements sociaux locatifs pour un montant global de plus de deux milliards de centimes. D'un délai de 12 mois, ce projet a généré 30 emplois. La délégation officielle se rendra ensuite sur le site devant accueillir un projet de 70 autres logements sociaux, entrant dans le cadre de la lutte contre l'habitat précaire (RHP) avant de se rendre successivement au stade communal, achevé à 90 % sur le chantier du futur siège de la Sûreté de daïra qui coûtera près de six milliards de centimes, et enfin, sur le chantier de construction du futur siège de la brigade d'intervention rapide de la Conservation des forêts. Dans la commune de Boghar, la plus peuplée des trois avec plus de 7.000 habitants, M. Abdelkader Zoukh inspectera le site devant accueillir le futur parc de repos et de loisirs, semblable à celui de Benchicao dans la daïra d'Ouzera et qui vient d'ouvrir récemment ses portes au grand public. Ce sera ensuite la réception de deux terrains de proximité, l'un au lieu-dit «El Plateau» et l'autre au lieu-dit «El-Hadj Tahar», deux réalisations, qui auront coûté un total de plus de 400 millions de centimes. Une réception qui sera suivie de l'inspection du projet d'extension d'un groupe scolaire, achevé à 60 % d'une enveloppe financière de plus d'un milliard de centimes, et enfin, de l'inspection du site choisi pour un projet de 30 logements sociaux de type semi-collectif. Cette autre visite dans la daïra d'Ouled Antar sera prolongée par une halte dans le quartier «El-Wiam» (Adjlana), à l'entrée sud de la ville de Ksar El-Boukhari.

Un quartier populeux qui vit un tas de problèmes dont l'éclairage insuffisant la nuit dans les ruelles de sa partie supérieure, l'extension illicite et dangereuse d'un grand nombre d'habitations, l'aménagement pratiquement inexistant des espaces environnementaux, la malvie et le désoeuvrement de ses jeunes et moins jeunes, d'où l'insécurité qui y règne dès la tombée de la nuit.. Des insuffisances dont le wali a pris acte et donné des instructions aux aiutorités de l'APC et de la daïra de Ksar El-Boukhari afin d'y remédier.


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