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Médéa Comment l'action psychologique des SAS a été contrée dans la Wilaya IV



Les forces coloniales avaient basé leur stratégie sur l'action psychologique en mettant en 'uvre des méthodes sournoises pour distiller des mensonges sur la révolution et les moudjahidine, et semer le doute dans les esprits de la population.
Les forces coloniales ont eu recours à tous les moyens pour maintenir l'Algérie sous domination française, utilisant toutes les méthodes brutales basées sur la pratique de la torture, les exactions, la répression, les punitions collectives, les razzias et la terre brûlée.
En plus de cela, celles-ci avaient basé leur stratégie sur l'action psychologique en mettant en 'uvre des méthodes sournoises pour distiller des mensonges sur la révolution et les moudjahidine, et semer le doute dans les esprits de la population. Mais en dépit des man'uvres utilisées, l'action psychologique des SAS, une fois mise en 'uvre, est rapidement contrée par les commissaires politiques et les cadres des zones de la Wilaya qui se dépêchent de se rendre à chaque fois de village en mechta à la rencontre des habitants pour leur donner espoir et foi en leur cause.
Un exemple parmi d'autres qui montre la man'uvre de sape menée par les officiers de l'action psychologique dans les zones relevant de la Wilaya IV historique, basée sur la harangue de la population. 'Habitants du village... Tous les jours les fellagas viennent chez vous ! Nous le savons et nous ne vous en voulons pas ! Nous savons que vous êtes courageux, que vous voulez vivre en paix dans vos familles ! C'est pour cela que nous ne vous demandons pas de vous défendre vous-mêmes contre eux ! C'est à nous de vous en débarrasser ! Il suffit de nous les signaler !" La vigilance des commissaires consistait à donner à la population la force nécessaire pour supporter les affres de la force brutale de la machine de guerre coloniale et lui permettre de ne pas tomber dans les rets de la propagande ennemie. 'Les gens courageux savent distinguer entre celui qui est courageux et celui qui ne l'est pas ! Il faut lutter contre ceux qui vous persécutent, ceux qui prennent votre argent de force, ceux qui violent vos femmes et vos filles, ceux qui tuent injustement et au hasard les personnes innocentes." Mais cela est souvent suivi par des actes de bravoure et de hauts faits d'armes afin de favoriser les désertions des soldats de l'ennemi et créer un climat de suspicion dans ses rangs. Pour cela, expliquera le commandant du commando Giap, il fallait retourner au 'téléphone arabe" pour contrer les systèmes de renseignement imaginés par l'armée coloniale par l'observation des mechtas afin de déceler le système de signaux mis en place par les populations pour indiquer aux moudjahidine la présence ou l'absence des troupes ennemies( jeux de miroir, fumées, etc ). Des messages sont envoyés à haute voix en prononçant 'Fatiha" pour dire que le chemin était libre et, inversement, 'Aïcha" pour dire que l'ennemi n'est pas loin. Les djounoud pouvaient faire des déplacements en utilisant des cartes de recensement sous des noms d'emprunt alors que les soldats français déguisés en djounoud étaient facilement déjoués grâce à l'utilisation des mots de passe transmis à chaque fois aux populations. Pour sa part, l'ennemi utilise tous les moyens pour appeler les moudjahidine à la reddition en leur promettant qu'ils seraient nourris et traités comme des soldats.
Le moudjahid capturé au combat est utilisé par l'ennemi comme une source pour alimenter son action psychologique. En fait, le renseignement était arraché par la pratique de la torture qui allait jusqu'à la suppression de la vie par des méthodes allant de la bastonnade avec la crosse, le gourdin, la barre de fer, à l'électricité appliquée aux parties génitales, à l'immersion dans des liquides jusqu'à étouffement, au gavage de produits divers dont les excréments, etc., comme décrit par le commandant du commando Giap.
M E B
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