Se disant marginalisés et insuffisamment pris en charge, pointant du doigt l'administration qu'ils accusent «d'inertie» et «d'hermétisme» ou encore de «manque de communication avec eux», rongés par ce fléau social qu'est le chômage, les jeunes, dans leur très grande majorité, ont fini par perdre espoir et, par ricochet, confiance en cette administration. Une problématique qui a été justement le thème des deux journées d'études qu'a abritées la grande salle de conférences Docteur Mohamed Bencheneb du centre univesitaire Docteur Yahia Farès de Médéa. Une rencontre placée sous le haut patronage du wali de Médéa et organisée par la direction de la Jeunesse et des sport (DJS) de la wilaya de Médéa, en coordination étroite avec l'office des établissements de jeunes (ODEJ/ EX- CIAJ) et avec l'aide précieuse du centre universitaire Docteur Yahia Farès de Médéa. Deux journées d'études qui étaient destinées notamment aux cadres de la DJS, aux étudiantes et étudiants, aux stagiaires de la formation professionnelle, aux élèves des lycées et aux associations ayant des relations avec les jeunes. Une rencontre qui, malheureusement, n'a pas eu l'effet escompté auprès des jeunes, ce qui était l'objectif essentiel de cette initiative louable des organisateurs. Ceci dans la mesure où sitôt la délégation officielle partie, parmi laquelle était présent le wali, M. Abdelkader Zoukh, qui avait fait une brève intervention d'ouveture, la salle se vida aux trois quarts et même plus. La majorité des jeunes qui étaient présents, et notamment les étudiantes et étudiants, la quittèrent pour ne plus y revenir. Ce qui était vraiment dommage de voir que les seuls intervenants, durant les débats qui suivirent les trois communications, étaient des cadres de la DJS, quelques enseignants universitaires et des représentants de la société civile. Mais point de jeunes, les principaux concernés par le sujet de ces deux journées d'études! Ainsi, trois communications ont été présentées respectivement par le Docteur Kahl-Erras sur «Questions autour des jeunes», le Docteur Madar sur «les autorités publiques et la violence dans les quartiers» et enfin, par Madame Taleb, psychologue, sur «le rôle et l'importance de la communication sociale». Des interventions qui ont eu le mérite de toucher à différentes questions relatives à la situation sociale des jeunes d'aujourd'hui et leur devenir. L'après-midi de la première journée, lundi denier, ayant été consacrée aux travaux des trois ateliers mis en place et encadrés par les trois intervenants de la matinée. Des ateliers qui avaient à plancher sur «les besoins des jeunes», «les causes et les facteurs de la déviation des jeunes vers la délinquance» et «analyse de la crise de confiance entre les jeunes et l'administration et les dispositions à prendre pour y remédier». Des travaux d'ateliers qui se sont achevés en fin d'après-midi de lundi, par la rédation de plusieurs recommandations dont la présentation et la lecture étaient prévues en fin de matinée du deuxième jour de cette rencontre, hier mardi.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rabah Benaouda
Source : www.lequotidien-oran.com