
L'arrivée du mois de Ramadhan s'accompagne généralement d'un mouvement de spéculation qui se manifeste par une hausse des prix des produits alimentaires et des fruits et légumes. Même si l'on sait que le mouvement est de nature conjoncturelle, il n'en demeure pas moins que son accélération au cours de ces derniers jours a donné le tournis aux chefs de famille et bâilleurs de fonds. Passant du simple au double, les prix de la tomate, de la courgette et de la carotte ont enregistré une ascension qui ne trouve aucune explication pour les ménages, sauf pour les marchands de fruits et légumes. Ces derniers imputent l'emballement de la mercuriale aux règles du marché qui sont régulées par la loi universelle de l'offre et de la demande. "Le détaillant ne fait que répercuter l'augmentation imposée par le grossiste. Mais c'est aussi le prix à payer par le consommateur qui se laisse envahir par la boulimie pendant le mois sacré. Selon les prévisions des commerçants, les cours de tous les produits se normaliseront à partir de la 2e décade de Ramadhan." L'autre phénomène récurrent chez nos ménagères est cette frénésie qui s'empare d'elles à vouloir changer ustensiles, rideaux et meubles, quitte à brader les vieux à des acquéreurs bonimenteurs excellant dans l'art du marchandage.Les aides de l'état aux familles nécessiteuses d'un montant de 22 milliards de centimes, distribuées la semaine dernière, sont considérées comme insuffisantes, eu égard aux besoins exprimés par l'importante frange de la population vivant dans la pauvreté.L'allègement du fardeau des dépenses du mois sacré est procuré par l'ouverture de 21 restaurants Iftar par le Croissant-Rouge algérien, localisés sur les principaux axes routiers, afin de permettre aux voyageurs, aux démunis et autres SDF de pouvoir se restaurer à l'heure du f'tour. L'ouverture de 10 restaurants par le CRA a nécessité une enveloppe de 800 millions de centimes consentis par la wilaya, montant auquel s'ajoutent les dons en produits alimentaires, de fruits et légumes provenant des bienfaiteurs, des entreprises publiques et privées et des saisies opérées par les services de contrôle des prix.M E BNomAdresse email
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M EL BEY
Source : www.liberte-algerie.com