Medea - Revue de Presse

Médéa 120 commerces fermés



Une lecture comparée des bilans relatifs à lapratique commerciale et au contrôle de la qualité des produits exposés à lavente pour les années 2005, 2006 et pour le seul premier semestre de 2007, etla conclusion, bien triste, est là: le citoyen-consommateur reste toujoursmenacé dans sa santé et «grevé» dans sa bourse. Et cette malheureuse situationqui perdure et qui va s'amplifier davantage durant ce mois de Ramadhan, dansmoins de dix jours, qui s'annonce des plus «chauds», canicule et prix prenantles devants de la scène.Une situation qui, il faut bien que l'on serende à l'évidence et les chiffres sont là pour le confirmer, devient de plusen plus inquiétante. C'est ce qui ressort, en effet, du bilan établi par lesservices concernés de la direction du Commerce de la wilaya de Médéa pour le semestrequi vient de s'écouler et qui fait état de 2.065 interventions et 485procès-verbaux dressés pour la pratique commerciale, alors que pour le contrôlede la qualité, il a été enregistré 1.605 interventions qui ont entraîné 261procès-verbaux. Ce premier semestre s'étant caractérisé surtout par lafermeture administrative de plus de 120 locaux commerciaux. Alors que cechiffre était de 120 pour toute l'année 2005 et 121 pour toute celle de 2006.C'est dire toute l'ampleur que prend ce nouveau «phénomène» commercial de lafermeture administrative.Ceci ne concernant en fait que lescommerçants agréés, c'est-à-dire ceux possédant un registre de commerce etsurtout un local où ils peuvent être contrôlés. Or, qu'en est-il de cesmilliers de revendeurs occasionnels sur lesquels la direction du Commerce n'aabsolument aucun pouvoir d'intervention ? Des revendeurs de tous âges, du plusjeune enfant de douze ans au plus vieil homme qui dépasse la soixantaine, quiexposent à la vente des produits alimentaires de toutes sortes, et surtout lesplus périssables comme les chocolats, les gâteaux, les friandises, le pain, lesviandes, certains fruits... Des produits moins chers certes mais présentant desdangers certains pour la santé des consommateurs, notamment ceux dont la petitebourse ne leur permet pas d'aller s'approvisionner dans les grands magasins.Des produits étalés par tous les temps et à même le sol, côtoyant les regardsd'égouts et manipulés par des mains pas toujours propres ! La question demeuretoujours, l'on est tenté de dire éternellement, posée. Quant à la réponse,c'est-à-dire une réelle prise de conscience de la part de tous (consommateurset autorités concernées) vis-à-vis de ce commerce informel des produitsalimentaires surtout, il faudra encore attendre.Parmi les 485 P.-V. dresséspar les contrôleurs de la pratique commerciale, 176 l'ont été pour le défautd'affichage des prix, 134 pour le commerce illicite, 55 pour l'entrave aucontrôle, 47 pour le défaut de facturation et 28 pour la fraude sur les prix.Des infractions qui ont été commises surtout dans le domaine de l'alimentationgénérale, les tissus et vêtements et les matériaux de construction. Ladirection des Impôts de la wilaya de Médéa a été rendue destinataire de 83dossiers pour défaut de facturation et fraude sur les prix, pour une amendetotale de 16,831 milliards de centimes. Quant aux dossiers qui ont été transmisaux différents tribunaux de la wilaya de Médéa, leur nombre s'élève à 597,toujours pour ce premier semestre de l'année en cours, et dont les jugementsont tous été rendus. Comme il reste à préciser que le total des amendes qui aété enregistré, durant cette même période, a été établi par les brigades mixteset normales. Pour ce qui est du contrôle de la qualité des produits exposés àla vente et à la répression des fraudes, il a été relevé 1.605 interventions qui ont surtout touché l'agro-alimentaire, lesservices (cafés, restaurants...) et le domaine industriel. Les interventions sesont soldées par 261 procès-verbaux dont 173 pour l'agro-alimentaire et dontles dossiers ont été transmis aux tribunaux pour les poursuites judiciaires.Les infractions commises ont trait au défaut d'hygiène et à la vente deproduits alimentaires impropres à la consommation.Concernant enfin le contrôle sur lesproduits avicoles, qui a touché 144 boucheries et 9 tueries, les infractionscommises avaient trait à l'absence du certificat vétérinaire, au non-emballageréglementaire des poulets ainsi qu'au caractère impropre à la consommation d'unecertaine quantité de poulets. Le total de la valeur financière des produitssaisis s'est élevé quant à lui à 16,988 millions de centimes.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)